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Suite à un article paru sur : Congoplus.info, sous le titre : Congo : 48 ans d’indépendance : Comment la crème nationale s’est trouvé des boucs émissaires, je me permet de faire un commentaire, dès lors, il me s’emble que certains passages de cet article sont obscurs. Cet article est signé par deux auteurs Noël Kodia (Critique Littéraire) et Dzéla Passy (Economiste). Réaction et Réponse par Appolinaire Noël KOULAMA.
Cet article me paraît réactionnaire dans sa forme et dans son fond, en effet, on semble faire le procès du peuple congolais et son élite depuis les indépendances jusqu’à nos jours, tout en couvrant les Dictateur, l’usurpateur Sassou N’Guesso. Une autre impression se dégage dans cet article, c’est celui de faire un procès d’intention à l’UPADS, alors que son règne n’a duré que 5 ans.
Voyons en donc quelques passages de l’article, qui témoigne le bricolage des idées mal cousues :
1/ On peut par exemple résumer son 6ème paragraphe comme ci-après:
« Le Dictateur Denis Sassou N’Guesso est désigné comme un bouc émissaire du peuple congolais maladroit et plus loin, il est souligné que Denis Sassou N’Guesso est un grand seigneur qui accepte la démocratie, tandis que le peuple congolais est réduit à l’expression de naïf qui croira à la démocratie ».
Discutons sur ce 6ème paragraphe, l’auteur tente de nous faire croire que la présidence de Sassou N’Guesso n’est entaché de rien et que toute accusation contre ce Monsieur, ne sera qu’une recherche de bouc émissaire. Or toutes les accusations lors de la Conférence Nationale Souveraine, sont fondées sur des preuves matérielles précises, et que l’histoire actuelles, via certaines archives en France, viennent confirmer dans quelles ignominies que Sassou N’Guesso a entraîné le Congo, avec une dette colossale la plus élevée par tête d’habitant, une économie pétrolière gagée sur plusieurs années s’étendant jusqu’aux années de présidence de Pascal Lissouba. Une éducation nationale qui commençait à se désagréger en lambeaux, des entreprises nationales, n’ayant pas de concurrence localement, c’est-à-dire ayant un monopole local, tombait une à une en ruine économique, pour Messieurs Kodia Noël et Dzéla Passy, Sassou N’Guesso n’est qu’un simple Bouc émissaire de la crème nationale congolaise.
Par ailleurs, lorsque Sassou N’Guesso est désigné « Grand seigneur » qui accepte la démocratie, permettez-moi de rappeler, que Sassou N’Guesso n’avait pas d’autres choix, il quitte le pouvoir avec rancœur et prépare sa vengeance contre la Conférence Nationale Souveraine, en préparant depuis bien illustre année, le coup d’état qui va le conduire au Pouvoir, alors que ce moyen était définitivement prohibé et malgré le retard de préparation des élections, dont l’organisation et le recensement dépendait de la Commission Electorale Indépendante, et donc tout le problème du régime de l’époque, était le manque de moyens pour donner les finances que réclamait cette Commission Indépendante. Et à aucun moment, la démocratie a été remise en cause. et dans la foulée, concernant la naïveté des congolais, qui semble dénoncer l’UPADS, qui effectivement, avait conduit les rênes du pays après Sassou N’Guesso, je répète la démocratie n’a jamais été remise en cause et que le rupture démocratique est arrivée en même temps que le coup d’état, ce qui me paraît naturellement de croire que nombreux d’entre-nous au contraire, étaient naïf de Sassou N’Guesso.
2/ Dans son 8ème 9ème et 10ème paragraphe, on peut, cependant résumer, comme suit :
« Pascal l’homme mythe des 3 palmiers, ne pouvait pas être élu, que par les 3 régions, sans le soutient de Sassou N’Guesso, avec l’élection de Pascal Lissouba, c’est la descente aux enfers du peuple congolais, avec le bombardement des quartiers sud de B/Ville, pendant que le régime n’était pas menacé, avec la création de la première milice au Congo « les Aubevillois » sous des bases tribales, avant que les autres formations politiques emboîtent le pas, Lorsque Sassou devient le maître du Congo, Lissouba, Kolelas, Yhombi Opango prennent le chemin de l'exil, Et de 1997 à 2003, une extermination dans le Pool du régime de Sassou N’Guesso est imposée par les éléments illuminés du Pasteur N’Toumi sorti nulle part. »
Pour bien enfoncer le clou sur la naïveté des congolais de croire à la démocratie post Sassou N’Guesso, Messieurs Kodia Noël et Dzéla Passy mettent clairement Pascal Lissouba en exergue, en effet, celui-ci est accusé d’imposer les bombardements à la place de la démocratie. L’on peut se poser la question aux auteurs de l’article, si le pays n’était pas en effervescence politique provoquée par Sassou N’Guesso et Bernard Kolélas, qui eux ne sont pas épinglés dans cette partie sombre dans l’article.
Les auteurs de l’article que j’incrimine, ne mettent pas à la connaissance du public, les buts recherchés, lors de la tentative des bombardements des quartiers sud de Brazzaville, ou quel est l’objet de cette tentative, (dont aucun obus n’était recueilli dans ces quartiers, car tous les obus étaient tombés dans le Fleuve Congo), sachant que ces quartier étaient devenus des no’mans land de la République, avec une radio clandestine, un port clandestin, une population séquestrée et je me demande comment conduire une opération de l’ordre dans ces cas, lorsque les Ninjas sont armées, étant donné qu’ils avaient bénéficié une formation militaire du Colonel Pierre Oba.
Or, l’histoire n’oubliera jamais, que la première assemblée nationale, lors de sa première journée inaugurale, sera l’objet d’une demande de dissolution politicienne, dans une alliance hétéroclite, prenant de court et de surprise, la volonté populaire qui s’était exprimée lors des urnes. Et lorsque l’on propose de redemander la confiance à ce même peuple souverain qui a été pris de court, l’opposition de l’époque préfère prendre le chemin de la rue et ses conséquences, en brandissant un quiproquo constitutionnel.
Selon les deux auteurs, « Refusant sciemment de faire confiance à l'armée républicaine, le Professeur s'appuie sur la milice des Aubevillois, pour protéger son pouvoir. Une milice formée, comme de bien entendu, sur des bases tribales et régionales. Aussitôt, les autres formations politiques emboîteront le pas et auront aussi leur milice : les Zoulou-Aubevillois pour l'UPADS, les Nindjas pour le MCDDI et les Cobras pour le PCT. ».
Quand a l’ordre de la création des milices, les auteurs oublient de donner les périodes précises des créations des milices, et par conséquent, sans cette donnée scientifique, leurs allégations écrites sont vouées au néant, car de ces chiffres, l’on constate que la réalité est autre. Je rappelle que les « Aubevillois » ont été crée officiellement par décret présidentiel, pour protéger les biens publics et assurer la garde présidentielle de Pascal Lissouba, et ne saurait, en toute intelligence, être considérés comme milice. Ce raccourcit qualificatif, prouve à suffisance, le manque de rigueur épistémologique, hélas des auteurs, qui se présentent: littéraire et économique. Par contre, il est vrai qu’on peut critiquer les méthodes de recrutement des aubevillois, mais on doit par honnêteté, expliquer dans quelle condition sociopolitique se trouvait le pays, au moment de ces recrutements.
Quand à la guerre dans le Pool, il n’est pas de notoriété politique, qu’un régime conduise à une tentative d’extermination, les auteurs que j’incrimine la démarche me semblent être peu orthodoxes, laxistes, dès lors qu’ils trouvent des circonstances relativement atténuantes de la démarche de l’imposteur Sassou N’Guesso, en affirmant que : « La guerre dans le Pool avait été imposée par les illuminés de N’Toumi ». Et pourtant, tous les livres, je dis bien tous les livres, toutes les enquêtes dans cette histoire, en dehors de ces 2 auteurs, expliquent l’ambition de ces putschistes de finir avec les régions qui ne leur étaient pas favorables. L’histoire n’oublie pas que dans la commune de Mouyondzi, par exemple, la population était surprise de l’arrivée des Cobras et du début des massacres, obligeants, les populations à former des groupes d’autodéfense.
3/ Plus loin, dans le 13ème et 16ème paragraphe, les deux auteurs affirment :
« Qu’Il était temps que la parenthèse de sang ouverte depuis la Conférence Nationale Souveraine fût fermée. On peut regretter un mérite du PCT, celui d'avoir en son sein son CCV (Commission de Contrôle et de Vérification) qui ne permettait pas la gabegie actuelle constatée dans le pays depuis l'arrivée de l'UPADS au pouvoir jusqu'à nos jours ».
Les lecteurs de cet article, les observateurs de la vie politique congolaise pourront se poser une question légitime, si la Conférence Nationale Souveraine était une parenthèse de sang ouvert et contre qui. Or la réalité indiscutable, fait état du Congo-Brazzaville,
· Pays sinistré économiquement et d’une importante dette par tête d’habitant.
· Pays d’une gestion pétrolière hasardeuse et manque de transparence
· Pays, où tous les acquis s’effondraient peu à peu
· Interdiction de coup d’état comme moyen d’accession au pouvoir
· Démocratie comme mode de gouvernement
· Et un cahier de route
En même temps, la nouvelle démocratie conduite par Pascal Lissouba avait pardonné Sassou N’Guesso de toutes ses forfaitures, dont le naïf de Pascal Lissouba croyait qu’enfin le linge sale était lavé à la Conférence Nationale Souveraine et que la démocratie devrait battre son plein.
Comme je disais plus |