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puceNEWSLETTER EN ÉDITION AFRICAINE DU 05 NOV 2009. (le 05/11/2009 à 23h04)

 
   
   
 

 
 
 

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AFRIQUE-POLITIQUE


RWANDA : LES FAUSSES PREUVES DE L’ENQUÊTE BRUGUIÈRE.

Selon son auteur, le télégramme qui revendiquait l’attentat contre le président Habyarimana, point de départ du génocide contre les Tutsis était... ….un montage. L'enquête de Christophe Boltanski à paraître jeudi dans le Nouvel Observateur.

 
 
 
 

Personne dans l’opposition camerounaise n’avait jamais suscité un tel enthousiasme. Pourtant, le leader du SDF n’a pas réussi à transformer l’essai. En vingt ans, il est passé du statut de challengeur de Paul Biya à celui de faire-valoir du pouvoir.

 
 
 
 

Le dimanche 4 octobre, interrogé sur LCI, Bernard Kouchner, à propos de la Guinée dit « Il y a eu un déferlement de violence. Même Amin Dada (ex-dictateur ougandais) n’avait pas fait ça ». On est étonné de l’amnésie de Kouchner en matière de massacres en Afrique. N’avoir retenu que la référence à Idi Amin Dada comme exemple de la répression sanglante, quand on a été soi-même au Rwanda en 1994, c’est quand même fâcheux

 
 
 
 
 
ÉCONOMIE

 
 
 
 

Une guerre de mots (ou une campagne de dénigrement) avait commencé avec le journal congolais « Le Choc » animé par Asie Dominique de Marseille suivie par les journaux camerounais « Nouvelle Expression » et le « Quotidien Info ».  Qui va donc  remplacer Omar Bongo en Afrique centrale ?  Faute de répondre à cette question, nous vous proposons de lire, les points de vue critiques de 2 camerounais sur la personne politique de Sassou Nguesso :


 
 
 

Tant de Congolais aspirent effectivement à un avenir meilleur, un avenir où leur quotidien ne serait plus un parcours de combattant semé d’obstacles presque infranchissables pour beaucoup. Sauf à détenir les clés de la survie au Congo-Brazzaville. Car le pays est devenu une vraie jungle où les plus forts « bouffent » les plus faibles sans état d’âme. L’important, c’est d’être au dessus de la mêlée quelque soit le moyen utilisé. Le chemin de l’avenir, slogan cher à l’actuel président se vérifie sur le terrain par la prolifération des actes de corruption. Je n’ai pas pour habitude de proclamer ici des faits injustifiés ou des contre vérités. Je viens de passer trois semaines à Brazzaville (pour des raisons strictement personnelles), j’ai eu à observer des comportements inacceptables pour un pays qui se dit avoir opté pour le développement et le bien être des congolais et pour slogan « chemin de l’avenir », Sassou Nguesso continue à faire rêver les congolais. Par Jean-Claude BERI.

 
 
 
 

5 millions de dollars étaient disponibles pour récompenser la bonne gouvernance en Afrique, mais personne n’a empoché le prix. Mais qu’est donc le prix « Mo Ibrahim » et que signifie pour le continent le fait qu’il n’ait pas été attribué ?  Par Davion Ford.

 
 
 
 

Le prix « MO IBRAHIM » est passé sous le nez de tous les chefs d'Etat africains encore vivants.

 
 
 
 

La crise financière internationale bénéficie à Pékin en Afrique du Sud. Les relations entre les deux pays se sont intensifiées durant le premier semestre de 2009. La Chine est désormais le premier client de la Nation arc-en-ciel. Une situation qui se confirme particulièrement dans le secteur minier.

 
 
 


Le rapport sur la gouvernance publié hier à Addis-Abeba par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) indique que la corruption enfonce de plus en plus les pays africains dans la pauvreté et peut être responsable de la non atteinte des OMD d’ici 2015.


 



AFRIQUE-DIASPORA

 
 
 
 

Énervé, révolté et bien décidé à mettre les points sur les « I ». Alors qu'il vient d'annoncer son méga concert au Stade de France en 2010, le 25 septembre, Yannick Noah se fend d'une interview au verbe haut dans le Parisien.

 
 
 
 

Stupeur dans les rangs du groupe UMP mardi matin. La réunion hebdomadaire a démarré depuis quelques minutes et la discussion tourne autour de la suppression controversée des avantages fiscaux pour les sportifs de haut niveau. Le Premier ministre François Fillon évoque l'attitude de Rama Yade qui, sur ce dossier, s'oppose à sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot. Jugement sans appel de Fillon : « La secrétaire d'État chargée des sports a manqué à la solidarité gouvernementale. Je le lui ai dit. Il faut en tirer les conséquences ». Par Charlotte Chaffanjon.

 
 
 
 

Le prix Médicis 2009 du roman a été attribué à l'écrivain canadien d'origine haïtienne Dany (bien Dany) Laferrière pour « L'énigme du retour » chez (Grasset), a annoncé mercredi le jury.



 

AFRIQUE-MUSIQUE

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Cordialement,
La Direction du RESEAU NERRATI-PRESS

 
     
 
 
   
 

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puceLA DÉMOCRATIE ET L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2009 AU CONGO-BRAZZAVILLE : LES RAISONS DE DÉSESPERER. (le 11/07/2009 à 00h19)

 

 

Hélas pour la plupart des Etats de l'Afrique comme le Niger ou le Congo-Brazzaville où les principes fondamentaux sont souvent travestis, ou tout simplement transgressés. Ici, la démocratie du plus fort est absolument la meilleure. Les passages en force, même les plus honteux, se sont banalisés. Ils sont évidemment tolérés et cautionnés par la tristement célèbre Communauté Internationale. Voici la réalité sociopolitique au Congo-Brazzaville à deux jours de l’élection présidentielle.

 

 

UNE PRÉSIDENTIELLE GAGNÉE D’AVANCE !

 

Après des parodies d'élections présidentielles au Nigeria, au Sénégal, au kenyan, au Zimbabwe, au Gabon, au Togo, au Rwanda, en Tunisie, en Algérie, en Ouganda, et ailleurs, le Congo-Brazzaville s'apprête encore à vivre une parodie d'élection présidentielle, après celle de 2002.

 

En effet, le scrutin présidentiel, prévu le 12 juillet 2009, sera tout sauf transparent. On s'attend déjà à une élection sans enjeu et sans suspense. Sauf énorme surprise, le vainqueur est déjà connu.

 

Comme en 2002, ce vainqueur va encore gagner  sans péril, ni gloire...avec un score à la soviétique.Et ceci, dés le premier tour, s'il vous plaît ! 

 

C’est ici l'occasion d'apprécier l'extrême franchise de l'ancien président congolais Pascal LISSOUBA qui affirmait que lorsqu'on est au pouvoir en Afrique, « on organise pas les élections pour les perdre. »   

 

 

 

UN THÉORÈME SOUVENT VÉRIFIÉ

 

Hélas, depuis l'an 2000, ce théorème de P.LISSOUBA est de plus en plus vérifié en Afrique, sauf peut-être en Afrique du Sud où l'actuel président Jacob ZUMA a remporté le bras de fer démocratique avec son prédécesseur.

 

Ce théorème sera davantage vérifié sur le continent, que pour s'éterniser au pouvoir, la plupart des dictateurs africains, régulièrement élus ou non, s'amusent désormais à supprimer la disposition constitutionnelle relative à la limitation des mandats présidentiels.

 

Or, si ce verrou constitutionnel saute, et que les scrutins organisés sont tous truqués, que reste-il de la démocratie en Afrique? L'alternance politique est-elle possible avec des opposants facilement débauchés, ou encore réduits à l'impuissance par tous les moyens?Cette alternance interdite n'ouvre t-elle pas la voie à une succession dynastique à la tête de l'Etat comme cela a déjà été le cas au Togo et en R.D.Congo?

 

Dans cette triste hypothèse, en Egypte, en Libye, au Sénégal, au Gabon, au Congo- Brazzaville,  tout porte à croire que des fils sont dans les starting blocks pour succéder démocratiquement à leurs pères. Pitié!

 

La démocratie fonctionne si mal dans les pays africains que beaucoup de citoyens ne sentent plus concernés par la gestion de la chose publique. Ils se sont  volontairement mis hors-jeu. L'enthousiasme de se rendre aux urnes (qui a caractérisé le début des années 1990) est partout en train de reculer. Du coup, l'abstention galope et inquiète de nombreux observateurs. Car, désappointés et voués à une sorte de déréliction, beaucoup de citoyens ne veulent plus entendre les mots: « votes », « élections », « scrutins » et même « recensement ».Tel est le cas des « Sudistes » au Congo-Brazzaville qui préfèrent s'occuper exclusivement de leurs problèmes de survie quotidienne.

 

 

SUDISTES ABSTENTIONISTES  ET NORDISTES AUX URNES

 

A l'image des dernières élections locales de juin 2008 au Congo-Brazzaville, l'on redoute déjà, lors de l'imminente présidentielle un fort taux d'abstention chez les citadins (majoritaires dans le pays) et chez les  « Sudistes » (également majoritaires)

 

Dans les circonstances actuelles, les « Nordistes » seront plus enclins à aller voter dans le but de conserver le pouvoir qui leur avait momentanément échappé. Car, pour la plupart, les fameux « Nordistes »  sont les  bénéficiaires prioritaires de l'actuel régime. 

 

En vérité, en vérité, si l'unité nationale, tant souhaitée, demeure un idéal difficile à atteindre, l'unité du Nord (en vue de la conservation du pouvoir d'Etat pour l'éternité) est désormais une chose presque faite à l'orée de cette imminente présidentielle.

 

C'est vraisemblablement dans cette perspective (et non celui de la promotion du développement ou de la paix) que de respectables cadres du Nord( comme le professeur Théophile OBENGA)développent, à travers différents médias, une faconde courtisanesque pour inciter des citoyens faméliques, morbides bref paupérisés à dessein(à des fins politiciennes) d'aller voter en masse « l'infatigable bâtisseur »

 

Evidemment, une telle attitude politique est moralement et intellectuellement inavouable. Mais, il n'empêche qu'on puisse la soupçonner. 

 

Qu'on le veuille ou non, la politique du ventre n'explique pas tout. Car, force est de constater que la plupart des cadres et intellectuelle du Nord sont manifestement à l'abri du besoin. La majorité de ces cadres ont été souvent promus à de hautes fonctions civiles ou militaires quand ils n'ont pas été  membres du gouvernement ou du parlement. De plus, les marchés de l'Etat leur sont presque toujours réservés. Alors comment expliquer ce larbinisme éhonté et avilissant?

 

Sans être excusable, le larbinisme des cadres du Sud est compréhensible. Ces cadres ont tout à fait intérêt à faire la courbette pour espérer obtenir (par pitié!) une place de comparse ou de figurant au gouvernement, au parlement, au sein des institutions de la République ou dans le reste de l'appareil d'Etat. Mais le larbinisme des cadres et intellectuels du Nord est absolument incompréhensible, voire impardonnable.

 

Car comment peut-on être raisonnable ou cartésien et présenter  « l'infatigable bâtisseur » comme le seul mortel capable d'assurer la paix aux Congolais ?

 

Cet argument, à la fois drôle et vicieux, cache mal une menace à peine voilée. Les intentions  bellicistes qui se profilent derrière  cet argument menaçant, visent à conditionner les suffrages des citoyens déjà traumatisés à orienter leurs votes vers le prétendu faiseur de paix incontournable. Cela s'appelle  manipulation des consciences et des esprits faibles.  

          

En clair, le message sous-jacent, véhiculé par cet argument insidieux, est celui-ci: « Sans lui, vous allez connaître une guerre sans fin. Mais avec lui, vous aurez une paix assurée même sans le minimum vital. » 

 

Dès lors, ne peut-on pas soupçonner  « l'infatigable bâtisseur d'avoir été le cerveau de toutes les violences sanglantes qui jalonnent l'Histoire récente du pays?  L'histoire nous dira un jour peut-être s'il a été  le fauteur ou non  des troubles politiques survenus lors des autres régimes autres que le sien.

 

 

MATHIAS DZON :  UNE CANDIDATURE NORDISTE CONTROVERSÉE AU « NORD »

 

C'est justement dans l'intention de conserver définitivement le pouvoir au Nord (par tous les moyens!)Que la candidature-surprise de Mathias DZON irrite la plupart des originaires de la partie du pays située au nord de Brazzaville. Mathias DZON apparaît donc comme un trouble-fête qui a faussé leur stratégie de conservation facile du pouvoir d'Etat.

 

Cette stratégie, conçue plusieurs années à l'avance, est très simple: « avoir un seul candidat pour le Nord tout en favorisant plusieurs candidatures au Sud ». Autrement dit, tout faire pour : diviser l'électorat majoritaire du Sud pour le dominer pour les siècles des siècles

 

Cela est d'autant plus facile que les « Sudistes » du Congo s'avèrent moins « grégaires », moins solidaires et moins consensuels et plus individualistes que leurs compatriotes de la partie septentrionale. Plusieurs faits de l’Histoire récente peuvent corroborer cette assertion.

 

Malheureusement le Nord propose mais Dieu dispose. Depuis qu'il a manifesté le désir d'affronter celui qui a fait de lui ministre des finances durant cinq ans (1997-2002), M.DZON est devenu la cible de l'Union Sacrée des Nordistes qui soutiennent inconditionnellement « l'infaillible bâtisseur ». Toute une machine a été mise en branle pour le discréditer, pour l'intimider et l'empêcher de faire acte de candidature à la magistrature suprême.

 

C'est ainsi que M.DZON est taxé d'ingrat, d'incompétent, d'inhumain, de tribaliste, de candidat dans assise électorale qui ne pourrait même pas gagner dans son propre village natal.

 

Or s'il est avéré  que « l'on ne jette pas des pierres que sur une pierre qui porte des fruits », M.DZON est bien parti pour empêcher quelqu'un de remporter la présidentielle du 12 juillet 2009, au Congo-Brazzaville, dès le 1er tour... « avant le lever du soleil »,dit-on 

 

Mais les choses ne sont pas aussi simples. Car le candidat M.Dzon n'est pas exempt de reproches. Malgré le fait qu'il nie catégoriquement son implication dans le scandale financier de l'affaire SALU HUMBERTO BRADA (qui éclata au moment où il était ministre des finances),  beaucoup de Congolais ont du mal à le croire.

 

 

MATHIAS DZON :  UNE CANDIDATURE NORDISTE CONTROVERSÉE AU « SUD »

 

En fait, pour une partie de l'opinion congolaise, DZON ou SASSOU, c'est bonnet-blanc et blanc bonnet. Ce ne sont que deux franc-maçons du Nord qui avaient naguère comploté pour faire chuter le régime démocratique du sudiste P.LISSOUBA. Toutefois, entre les deux, la majorité des Sudistes, placés en position d'arbitre, préfèrent actuellement DZON à SASSOU dont le bilan de la gestion de la chose publique, s'avère globalement négatif. Et pour cause, après 25 ans de pouvoir sans partage, ce dernier n'a plus rien d'excitant à proposer aux Congolais qui rêvent d'un changement de régime.

 

En outre, pour beaucoup de Sudistes prudents, la candidature de M.DZON demeure suspecte. Pour eux, ce candidat du Nord ferait de l'esbroufe au profit de SASSOU qui serait son mentor. Ce serait donc un candidat faire-valoir, un pseudo-opposant fabriqué juste pour divertir les Sudistes et garantir la conservation du pouvoir au Nord. C'est pourquoi, beaucoup de Sudistes ont réellement l'intention de s'abstenir afin de ne pas être le dindon de la farce d'une hypothétique entente secrète SASSOU-DZON.

 

Les partisans de DZON réfutent la prétendue collusion entre DZON et SASSOU. Pour eux, cette allégation mensongère et diffamatoire proviendrait des officines de la majorité présidentielle (R.M.P).Ce camp adverse, formé d'anciens staliniens, est champion de l'intox et de la désinformation. SASSOU et DZON se seraient-ils entendus? A présent,  nul ne connaît la vérité.

 

Ainsi, malgré le ras-le-bol suscité par la mégestion chronique du régime SASSOU et la volonté manifeste de changement, il y a fort à parier, qu'une fois de plus, beaucoup de Congolais( en particulier les Sudistes)ne se dirigeront pas vers les bureaux de vote,le le12 juillet 2009.                

 

 

LES RAISONS OBJECTIFS D’UNE ABSTENTION AU SUD

 

Au Congo, comme ailleurs en Afrique, la mauvaise gouvernance, jamais sanctionnée à cause des scrutins biaisés, favorise une inflation de l'abstention des électeurs. A quoi bon aller voter, lorsqu'on sait que votre suffrage ne va compter que pour du beurre fécal?(excusez l'expression scatologique)  

 

Le 12 juillet prochain, lors de la présidentielle au Congo-Brazzaville, comme aux locales de 2008, l'abstention risque encore d'être élevée; surtout dans la partie sud du pays qui est la plus peuplée, la plus urbanisée et la plus frondeuse.

 

A l'évidence, le Sud du Congo est  désormais orphelin de tous ses leaders charismatiques: J.P THYSTERE TCHICAYA et André MILONGO (décédés), Pascal LISSOUBA (âgé de 78 ans et contraint à l'exil depuis 11ans), et enfin Bernard KOLELAS (débauché de son rôle d'opposant historique après avoir bénéficié d'une rocambolesque amnistie)

 

En fait, pour de nombreux Sudistes du Congo, la présidentielle du 12 juillet 2009 se jouera entre deux francs-maçons du Nord. Elle ne les concerne donc pas. Voilà pourquoi, beaucoup préfèrent s'abstenir. D'autres sont prêts à monnayer leurs voix...Misère oblige! 

 

Manifestement, la plupart des citoyens lambda de la partie Sud du Congo, ayant plus subi pendant ces douze dernières années (dont 5 de transition post-conflit entre 1997et 2002) les affres d'une mauvaise gouvernance indubitable, ne trouvent aucun intérêt à se précipiter vers les bureaux de vote.



D'ailleurs, beaucoup de ces Sudistes ont même refusé de se faire recenser ou de se faire inscrire sur les listes électorales. ils sont absolument déçus par l'extrême légèreté, voire l'inconséquence de leurs cadres et de leurs politiques. En plus, ils savent bien, de surcroît, que pour cette présidentielle, les jeux sont déjà faits.

 

Ainsi, le jour de la présidentielle, quel intérêt pourrait motiver un Sudiste  à accomplir son devoir de citoyen-électeur s'il n'attend pas une éventuelle promotion ou un probable maintien à un poste politico-administratif? S'il n'a pas un proche parent bien placé dans les rouages du système politique sortant? Ou encore s'il n'a pas un généreux parent par alliance du Nord qui occupe un juteux poste politico-administratif ou dans la force publique?

 

Car, il faut bien constater que bon nombre (sinon la majorité!) des autorités civiles ou militaires du Nord ont comme épouses ou maîtresses des femmes du Sud. Malheureusement, ces liaisons matrimoniales ou sentimentales ne les empêchent pas de pratiquer des discriminations outrancières et ostentatoires, fondées sur l'appartenance tribale, ethnique ou régionale.  

 

Il va de soi que les originaires du Sud (qui, évidemment ne se trouvent pas dans les avantageux cas de figure précités), vont se tourner les pouces et bâiller aux corneilles le jour de la présidentielle. Leur soif d'abstention se justifie pleinement. A qui la faute?

 

L'abstention risquera d'être très élevée à cause des erreurs stratégiques ou tactiques de l'opposition dont les leaders sont presque tous des Sudistes.

 

Comme partout en Afrique, cette opposition est très divisée, voire atomisée. L'on aurait voulu que cette opposition formât un bloc monolithique soudé autour d'un candidat (ou deux au maximum) afin de contraindre le candidat sortant à un second tour qu'il redoute et qui lui serait probablement fatal. Mais l'opposition congolaise a jugé bon de présenter tous ses candidats.

 

Qu'a cela ne tienne, une certaine opinion estime que la pluralité des candidats ne profitera nécessairement pas au candidat sortant. Bien au contraire, l'invalidation des candidats Ange Edouard POUNGUI, Christophe MOUKOUEKE(et deux autres)pourrait profiter à M.DZON et à R.KINFOUSSIA qui pourraient faire des bons scores si le scrutin était bien organisé. Or...

 

L'abstention risque aussi d'être élevée parce que les T.S.S (Tout Sauf SASSOU) savent bien que les six candidats indépendants ne peuvent réaliser l'exploit de Boni YAYI au Bénin. Dépourvus de fief et peu connus du grand public, ils sont même soupçonnés de faire le jeu du candidat sortant :à savoir grignoter des voix aux opposants « radicaux » afin de favoriser un tour unique du scrutin présidentiel. Cette farce électorale pour leur permettre de décrocher assurément un maroquin ministériel.     

 

Les bureaux de vote risqueraient de manquer de visiteurs le jour du scrutin en raison de la forte militarisation de cette élection capitale. En effet, vingt cinq mille (25000) hommes en armes seront déployés pour sécuriser théoriquement les bureaux de vote. Or tout le monde sait que l'armée congolaise n'est pas républicaine; et qu'elle est, du sommet à la base, très ethnicisée à dessein. Preuve tangible, le « Lingala » la langue du fleuve et des Nordistes est devenue depuis, octobre 1997, la « langue officielle » de la force publique au détriment du « Kikongo » la langue du chemin de fer et des Sudistes. Ce qui constitue un étrange paradoxe lorsque l'on sait que le Sud du Congo abrite la majorité des habitants.

 

Les Congolais, avides de changement immédiat de régime politique, savent qu'ils ne peuvent pas compter sur une Communauté Internationale habituée à jouer un « Ponce Pilatisme » de rigueur, aux conséquences tragiques. Ils savent que les « GRANDES PUISSANCES » de l'Occident et de l’est (RUSSIE et CHINE) ne peuvent intervenir pour empêcher un dictateur africain déterminé à truquer une élection pour se maintenir au pouvoir.

 

Ils n'ignorent pas que la France qui n'est pas franche et qui n'a pas d'amis mais rien que des intérêt laissera faire. Pire, elle pourra même féliciter le vainqueur pour son hold-up électoral réussi. Cela est d'autant plus vrai que la signature de l'acte de décès de la Françafrique(ou France-à-fric), envisagée par Jean Marie Bockel, n'a pu avoir lieu.

 

Les Congolais qui veulent à tout prix le départ de D.SASSOU NGUESSO savent qu'ils ne peuvent compter  sur la Russie et la Chine qui demeurent nostalgiques de la « dictature du prolétariat » et de la « démocratie dirigée » qui, par essence, est liberticide. Ces puissances majeures de l'ONU s'avèrent peu respectueuses des droits de l'Homme et absolument hostiles à l'expansion de la démocratie libérale sur la planète.

 

Les Congolais, assoiffés de changement, savent qu'ils ne peuvent compter sur l'intervention des Etats-UNIS d'Amérique de Barack OBAMA, probablement en raison du partage du monde en zones d'influences depuis la politique de détente EST-OUEST, instaurée au lendemain de la crise des fusées de cuba de 1962.Le Congo demeure donc une chasse gardée de la France qui y joue un rôle déterminant dans le changement des régimes politiques.

 

Les Congolais, obsédés par le changement, savent qu'ils ne peuvent compter sur l'UA qui est prête à sanctionner les putchistes;mais pas les dictateurs retors qui truquent les élections et font des coups d'Etat constitutionnels pour s'assurer une présidence à vie, et en prime une succession dynastique.

 

Tout compte fait, ils ne restent aux démocrates, aux patriotes et aux progressistes congolais que la prière, sinon leurs deux yeux pour pleurer une démocratie crapuleusement assassinée. Car, avant même la proclamation de la présidentielle, la messe est déjà dite. 

 

Autre facteur susceptible de garantir une abstention élevée est l'attitude actuelle de l'opposition dite radicale. Depuis que la campagne a été ouverte, les leaders de cette frange de l'opposition, candidats ou non, comme Clément MiERASSA et E.NGOUELONDELE, battent campagne pour le boycott du scrutin avec des arguments solides et des menaces  à la clé.

 

Chat échaudé craignant l'eau froide, ces derniers jours qui précèdent la date du scrutin présidentiel, plusieurs brazzavillois font « l'élection buissonnière ». En masse, ils désertent la capitale. Par avion, par train ou par camions bondés, ils se dirigent essentiellement vers Pointe-Noire ou vers leur terroir d'origine pour se mettre à l'abri d'un éventuel conflit. il va de soi que ces citoyens prudents ne voteront sûrement pas.

 

Ainsi, partout en Afrique et particulièrement au Congo-Brazzaville, « une élection n'est plus la fête de la démocratie », comme l'expliquait J.P. Thytère TCHICAYA. Bien au contraire, elle est devenue une période d'angoisse et d'anxiété pour les paisibles citoyens; voire une période de deuil surtout quand il s'agit de l'élection présidentielle.

 

En fait, les scrutins en Afrique et au Congo en particulier sont désormais assimilés à des évènements cataclysmiques annoncés qu'il faille affronter courageusement. On peut donc les comparer à des cyclones impitoyablement dévastateurs du 4è ou du 5è degré de l'échelle de SAFFIR-SIMPSON ().Car le dirigisme excessif et le jusqu'auboutisme calculé des dirigeants au pouvoir, dans la conduite(unilatérale) des processus électoraux, favorisent des violences de la part des électeurs qui se sentent lésés. Au péril de leurs vies désespérées, ces électeurs se rebellent contre l'opacité manifeste des scrutins et n'admettent pas qu'on leur vole leur victoire. Le cas récent du paisible KENYA est encore dans les esprits.

 

A la vérité, la démocratie à l'occidentale, avec un multipartisme et des élections à intervalles réguliers, est désormais mal perçue en Afrique. Contrairement à ce que pensait CHURCHILL, la démocratie est, de nos jours, pour les Africains de la rue, le plus négatif des systèmes politiques.        

 

L'on peut donc supposer que l'abstention risque d'être aussi élevée que lors des locales de l'année dernière. Et ce ne sont  donc pas les messages moralisateurs du Commissariat  à l'instruction civique  De Luc ADAMO MATETA, de la Commission nationale aux élections (CONEL) et de La Direction Générale Aux Affaires Electorales (DGAE), diffusés avec l'appui complaisant du PNUD qui pourraient  la réduire. Il en va de même pour le prêchi-prêcha des dirigeants de la majorité présidentielle.

 

Pour espérer  mobiliser grand-monde, lors du scrutin, la majorité présidentielle a intérêt à intimider les citoyens (via les prédicateurs religieux surtout), à faire davantage des promesses démagogiques, à marteler davantage sur le mot fétiche « PAIX », à distribuer davantage des billets de banque et des produits de première nécessité (comme elle sait déjà le faire!), et aussi de faire voter les métèques ().

 

 

ET POUR CONCLURE PARTIELLEMENT…

 

De toute évidence, ces libres propos, émis par un libre-penseur, ne peuvent faire l'unanimité. Qu'à cela ne tienne, une maxime journalistique enseigne que les faits sont les faits, mais les commentaires libres. Chacun est donc libre de commenter ses propos selon sa sensibilité, sa vision du monde, ses intérêts personnels ou collectifs, ou de l'intérêt général.

 

Du courage à ceux qui iront voter. Bonne grasse matinée dominicale et bon repos aux abstentionnistes. Bonne chance à tous les candidats. Que le candidat le plus rusé l'emporte!Que les candidats dupés et nécessairement battus acceptent sportivement leur défaite sans créer une agitation périlleuse pour le pays. Même si les cas de fraudes flagrantes surgissent, que la discipline et l'ordre puissent régner dans les bureaux de vote et aux alentours. Ce dimanche de vote, les villes congolaises seront toutes mortes, mais la fraude électorale sera bien vivante. Vous êtes tous prévenus...

 

 

Auteur :  Pépin BOULOU (pepinboulou@hotmail.fr) Tel :  242 664 54 09

Publié   le :   10  juillet  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : http://www.maux-en-mots.com  (Extrait d’un article de Pépin Boulou)

 

 

 

 

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puceCONFERENCE DE PRESSE DE MONSIEUR ALOÏSE MOUDILENO MASSENGO.

 

                                                                            

 

Moudileno  Massengo,  Aloïse  est    à  Vindza  en  1933.  Fondateur  du  Front  Patriotique  Congolais,  il  mena  une  véritable  croisade  contre  le  « socialisme  scientifique »  de  Marien  Ngouabi.  Ancien  Garde  des  Sceaux  et  Ministre  du  Travail,  Il  nous  dit  dans  cet  extrait  de  sa  conférence  de  presse  « qui est sassou »  et  donne  son  point  de  vue  sur  les  institutions  et  les  élections  de  2009.

 

 

 

ACTE  I  PRESENTATION :

 

Nous  voici  nous  retrouver  ici,  je  veux  dire,  à)  l’espace  Henry,  dans  cette  salle,  la  fois  précédente,  Maître  moudileno  Massengo,  nous  avait  livrer  sa  réflexion  sur  la  situation  qui  prévalait  dans  notre  pays,  2  ans  après  les  institutions  de  mises  en  place,  les  institutions  de  2002,  donc  c’était  en  2004,  à  l’époque,  il  avait  résumé  ainsi  cette  situation  « Congo-Post-Conflit-Armé »,   un  pays  sans  gouvernement  crédible,  ni  opposition  organisée,  aujourd’hui  tout  le  monde  est  unanime  ce  constat  s’est  confirmé,  il  s’est  confirmé,  et  surtout  il  s’est  aggravé,  vous  savez  comme  moi,  à  travers  la  presse,  aujourd’hui,  on  nie  l’existence  de  notre  pays  d’un  état,  d’un  gouvernement  et  même  d’une  république.  Voila  le  tableau  alarmant  au  niveau  donc  de  notre  gouvernement .  Quand  à  l’opposition,  on  pensait  qu’elle  n’était  pas  encore  organisée,  aujourd’hui,  elle  devenue  inexistante.

 

Les  hommes  exilés  un  moment,  un  peu  à  travers  le  monde,  vous  le  savez,  les  uns  après  les  autres,  ils  ont  rejoint  le  régime  de  Brazzaville,  ils  se  retrouvent,  il  se  congratulent  nous  dit-on  le  soir  à  M’Pila,  ceci  sans  remords,  sans  aucune  seule  pensée  sur  les  drames  qu’ils  venaient  de  causer  derrière  eux.  Voilà  aujourd’hui  ce  qui  est  devenu  le  Congo  au  niveau  de  son  gouvernement,  au  niveau,  donc,  de  son  opposition,  cette  opposition  qui  s’est  séjournée  un  petit  temps  en  France,  et  comme  je  disais  qui  est  repartie  les  mains  vides,  sans  avoir  brandi  pendant  leur  court  séjour  d’exil,  une  seule  réflexion.

 

Je  voulais  dire  merci  à  vous  qui  êtes  là,  à  vous  qui  avait  consacré  votre  temps  pour  continuer  la  réflexion  avec  nous,  tous  ensemble  sur  la  situation  de  notre  pays  qui  ne  fait  que  s’effondrer,  nous  sommes  en  2008,  les  gens  oublient  que  bientôt  nous  allons  fêter,  célébrer  les  40  ans  de  la  prise  de  pouvoir  par  les  militaires  le  31  juillet  1968,  je  dirai  même  qu’il  s’est passé  plus  de  40  ans.  Je  dirai  que  pour  nous  les  congolais  le  temps  passe,  nous  ne  prenons  pas  la  peine  et  le  temps  de  mûrir  d’approfondir  nos  réflexions,  pour  qu’enfin  le  Congo  soit  ce  qu’il  était.  Quelqu’un  a  dit,  vous  l’avez  lu  comme  moi  dans  la  presse,  la  solution  appartient  au  congolais,  en  tout  cas  pour notre  part,  nous  continuons  cette  réflexion. 

 

Et,  quand  je  regarde  Maître  Moudileno  Massengo,  je  pense  à  un  philosophe  qui  dit  qu’en  fait :  « la  vieillesse  ce  n’est  pas  à  avoir quelques  rides  de  plus  sur  la  peau,  la  vieillesse  parfois,  c’est  quand  on  a  un  certain  idéal ».  Je  voulais  lui  dire  aussi  merci  d’être    avec  nous,  merci  surtout  aussi  à  vous,  comme  je  l’ai  dit  tout  à  l’heure,  avez  pris  votre  temps,  pour  qu’ensemble,  nous  réfléchissons  sur  ce  qu’on  peut  faire  demain,  avant  de  réfléchir  sur  ce  que  nous  allons  faire  demain,  quelle  est  la  situation  aujourd’hui,  à  l’ état  d’aujourd’hui  de  notre  pays,  c’est  sur  ce,  que  je  vais  laisser  la  parole  à  Maître  Moudiléno  Massengo.  

 

 

ACTE  II  INTERVENTION  DE  MAÎTRE  MOUDILENO :

 

Merci,  je  pense  que  vous  avez  reçu  le  prospectus  vous  informant  du  plan  de notre  réunion,  les  4  importantes  interrogations  qui  seront  soumises  à  notre  réflexion.  La  répétition dit-on  c’est  une  très  très  belle  règle  qui  permet  de  mieux  se  comprendre,  mais  je  ne  vais  pas  le  relire,  à  moins  que  quelques  uns  souhaitent  qu’on  relise  le  texte.  Je  voudrais  tout  de  suite  aborder  le  sujet  qui  est  ,  dont  le  premier  point  est :  Sassou  N’Guesso  va  t-il  allègrement  vers  ses  30  ans  au  pouvoir,  vers  ses  30  ans  de  Chef  de  l’état,  Président  de  la  république,  Chef  du  gouvernement,  ça  fait  injure  à  votre  intelligence,  je  voudrai  vous  prier  de  souligner  l’adverbe  « Allègrement »  parce que  nous  allons  tout  au  long  de  cet  exposé  y  faire  allusion.

 

Sassou  va  t-il  allégrement  vers  ses  30  ans ?  Un  petit  retour  en  arrière,  je  sais  que  vous  connaissez  très  bien  l’histoire  de  votre  pays,  un  retour  en  arrière  est  nécessaire  pour  savoir  qui  est  Sassou ?  pour  se  rappeler  qui  est  Sassou ?  pour  que  vous  soyez  capable  de  parler  aux  uns  et  aux  autres  de  Sassou,  pour que  vous  parlez  de  lui  d’une  manière,  intellectuellement,  solide,  et  non  pas,  à  partir  de  racontars,  à  partir  des  jugements  trop  rapides.

 

On  parle  de  Sassou  au  moins  depuis  1966,  cette  période  sous  Massamba  débat,  cette  période  qui  était  remplie  des  menées  subversives  de  l’armée,  on  parlait  de  Sassou,  de  N’Gouabi,  Marien  N’Gouabi  avait  même  été  arrêté,  il  a  été  délivré  par  Sassou,  ça  vous  le  savez,  on  a  parlé  longuement  à  cette  période.  On  parlera  encore,  plus  longuement,  de  Sassou  à  partir  de  1968   et  je  vais  très  vite,  c’est  cette  période  qui  va  mettre  Sassou  vraiment  au  sommet  de  sa  gloire,  parce qu’il  va,  prendre  part  à  la  naissance  d’un  régime  et  surtout  il  va  prendre  part  à  la  mort  de  ce  régime.  Donc,  le  31  juillet  1968,  Sassou  éclipse  pratiquement  Marien  N’Gouabi,  pour  ceux  qui  se  rappelle  de  cette  date,  Sassou  avait  pris  la  maison  d’arrêt,  il  avait  libéré  les  détenus,  mais  ce  dont  on  parlait  de  plus,  il  avait  abattu  le  Gestionnaire  de  la  maison  d’arrêt,  et,  le  corps  a  traîner  3  jours  sur  le  paspalum  et  les  gens  venaient voir,  si  vous  voulez  le  signe  de  la  victoire  de  Sassou.

 

Ensuite  Sassou  a  occupé  des  fonctions  très  importantes  au  CNR,  il  s’occupait  de  l’armée,  de  la  sécurité,  pour  un  régime  qui  était  militaire,  ça  signifie  qu’il  était à  la très  très   bonne  place.  Sassou  en  fonction  de  ces  2  postes,  eh  ben,  occupera  une  grande  place  en  1970,  quand  il  y  aura  le  coup  d’état  de  kinganga,  le  coup  d’état  qui  est  soustrait  à  la  compétence  de  la  Justice,  à  la  compétence  du  bureau  politique,  parce  qu’on  créait  une  cour  martiale,  or  une  cour  martiale  est  gérée  par  celui  qui  gère  la  sécurité  et  l’armée.

 

En   1972,  je  passe  très  vite,  il  y a  l’affaire  « Diawara »  eh  ben  c’est  la  Cour  martiale  qui  a  condamné  le  coup  d’état  de  1972,  Diawara  se  trouve  à  Kinshasa,   je  fais  très  très  vite,  se  trouve à  Kinshasa  et,  on  prie  Mobutu  de  l’exécuter.  Ce  que  je  vous  dis  là,  je  le  tiens  de  Mobutu  parce  que  je  l’avais  rencontré  en  1972  à  Savigny  en  Suisse.  Mobutu  dit  « Je  n’exécute  pas  les  prisonniers,  je  vous  les  envoie  vivant »,  Et,  quand  ils  arrivent  à  Brazzaville,  ils  seront  exécutés,  mais  qui  pouvait  les  exécuter,  si  non,  celui  qui  gérait  la  sécurité  et  l’armée.

 

En  1977,  vous  savez    Marien  N’Gouabi  est  assassiné,  on  a  plus  de  pouvoir,  on  dit  que  Marien  N’Gouabi  a  été  assassiné  par  un  Commando,  mais  on  ne  dit  pas  que,  qu’est  qui  va  géré  l’état ?  C’était  le  vide  absolu ?  Le  18  mars  1977,  on  aura  un  semblant  du  pouvoir  par  la  suite,  le  18,  le  19,  on  ne  sait  pas  qui  gérait,  mais  ce  n’est  un  secret  pour  personne,  c’est  Sassou,  qui  gérait  l’état :  Alors,  c’est  toute  la  version :  « un  Commando  venu,  on  ne  sait  d’où,  assassiné  le  Président  Marien  N’Gouabi »  et  la  suite,  vous  la  connaissez. 

 

En  1978,  c’est  le  procès  qui  montre  très  bien  que  Marien  N’Gouabi  ne  pouvait  pas  être  assassiné  par  les  gens  de  Massamba  débat.

 

En  1979,  Yombi  qui  a  été,  entre  temps,  institutionnalisé,  comme  successeur  de  Marien  N’Gouabi,  est  accusé   de  haute  trahison,  par  qui ?  Par  son  vice-président  qui  était  Sassou.  Yombi  est  donc  promis  à  un  grand  jugement,  ça  sera  le  premier  jugement  de  notre  histoire,  qu’un  Président  condamné  pour  haute  Trahison,  comme  vous  le  savez,  Yombi  ne  sera  pas  jugé. 

 

Il  y a  1978,  il  y a  1979,  1980,  1984,  ou  une  ville  dans  notre  pays  prend  une  très  très  grande  place,  qui  est  Owando,  tout  se  passe  à  Owando,  les  évènements  d’Owando,  à  Owando  etc.…  Owando  devient  comme  l’enfer  du  Congo,  mais  ces  évènements  ne  sont  jamais  débattus  à  la  place  publique.  Même  la  mort  de  Anga  est  un  mystère,  ça  c’est  donc  Owando  qui  devient  la  ville,  le  nom  dramatique  dans  notre  histoire.  Je  dis  un  nom  dramatique,  Marien  N’Gouabi  est  d’Owando,  les  évènements  Anga,  Eboundji,  c’est  Owando, mais  1997,  sera  Owando,  tout  partira  d’Owando  en 1997.  Bref,  Sassou  crée  donc  une  situation  dans  le  secret,  on  ne  sais  pas,  du  tout,  ce  qui  se  passe,  heureusement  l’histoire  du  monde  tourne,  il  y a  1989,  le  système  sur  lequel,  il  se  repose,  et  sous  lequel  il  s’abrite,  prend  fin  dans  le  monde,  mais  Sassou  refuse,  de  supprimer  le  monopartisme,  il  refuse,  vous  avez  tous  lu  ça,  mais,  il  propose  moi,  je  vais  continuer,  mais  en  1990,  heureusement,  il  s’incline,  il accepte  le  multipartisme :  C’est  la  conférence  nationale.   

 

Dernièrement,  vous  avez  entendu  ce  qu’il  a dit,  à  propos  de  la  conférence  nationale,  tous  les  jours,  on  me  demandait  d’aller  la  disperser,  tous  les  jours,  om  me  demandait  d’y  aller.  C’est  pour  montrer  que  lui  seul,  à  sauver  la  Conférence  Nationale,  or  vous  savez  très  bien  que  c’est pas  lui  seul  qui  a  sauvé  la  conférence  nationale,  il  y a  eu  le  peuple.

 

Enfin,  il  y a  1992,  qui  arrive,  il  n’est  pas  élu  à  la  présidentielle,  pour  la  première  fois  Sassou  va  connaître  un  certain  repos,  pour  la  première  fois  depuis  1970,  va  prendre  un  certain  repos,  malheureusement,  ce  n’est  pas  un  repos  qu’il  prend,  s’il  n’est  pas  un  Chef  d’état,  il  devient  un  activiste.  Un  activiste  avec  Lissouba,  il  pouvait  gouverner  ensemble,  1  mois  après  avec  kolélas,  vous  connaissez  tout  ça.  C’est  le  mal  évier  et  vous  savez  ce  que  ça  nous  amener  de  guerres  civiles,  vous  ne  pouvez  pas  dire  que  toute  les  guerres  que nous,  avons  connues,  Sassou  soit  absent,  il  était  pas  seul  pendant  cette  période  je  le  dis,  mais  lorsque  nous  étudions  son  histoire,  nous  devons  dire,  c’est  lui  qui  a  joué  la  part  la  plus  active,  pour  faire  tomber,  si  vous  voulez,  lissouba,  parce  que  quand  Lissouba  n’a  plus  de  majorité  à  l’Assemblée,  il  était  tombé  Lissouba,  puisque  la  constitution  de  l’époque  fonctionnait  sur  le  pivot  majorité/minorité.  Quand  Sassou  se  retire  de  Lissouba,  c’est  lissouba  qui  est  par  terre  et  ça  je  crois  que le  Président  lissouba  n’a  pas  compris  ça,  n’a  pas  compris  que  briser  l’accord  qu’il  avait  avec  sassou,  c’était  se  briser  lui  même.

 

Sassou  va  donc  vers  Kolélas, c’est  la  danse,  on  fait  un  gouvernement  de  60%  et  40%,  en  fait  tout  ça  vous  connaissez,  Sassou  manœuvre  la  dedans,  et  finalement,    toutes  les  guerres  que  vous  connaissez,  1993,  1994,  et  1997.  1997,  dit-on  qu’il  se  reposait,  (il  n’a  pas  encore  élever  pas  un  monument  à  cet  endroit,    il  avait  un  lit  très  pacifique,  peut-être  ça  viendra),  beaucoup  de  gens  disent,  il  ne  se  reposait  pas,  les  documents  montrent  qu’ils  ne  se  reposait,  donc,  cette  guerre  n’était  pas  sortit  comme  ça,  de  quelqu’un  qui  sort  d’un  lit  fâcheux,  c’était  une  guerre  qui  était  préparée  sérieusement.    aussi,  c’est  le  personnage  de  Sassou,  c’est le  personnage  de  Sassou,  cette  guerre,  ce  n’est  même  pas  une  guerre  entre  congolais,  on  l’appelle  guerre  civile,  mis  les  forces  qui  étaient  en  jeu,  et  qui  sont  entrées  en  jeu  et  qui  ont  donné  la  solution  de  la  victoire  à  Sassou,  ce  n’était  pas  des  congolais,  ça  vous  le  connaissez    aussi  Sassou  a  commis  quelque  chose  que  dans  l’histoire  de  notre  pays,  un  jour  on  dénoncera  avec  force,  faire  appel  à  des  étrangers  pour  combattre ses compatriotes.

 

 

ACTE  III  INTERVENTION  DE  MAÎTRE  MOUDILENO :

 

Il  gagne  et  beaucoup  pensaient  que,  après  cette  victoire  d’octobre  1997,  il  pouvait,  à  partir  de  là,  s’il  était  démocrate,  s’il  aimait  son  pays,  dire,  nous  avons  fait  une  chose  imbécile,  nous  avons  traversé  un  malheur,  j’ai  gagné,  je  vais  consacré  toute  la  victoire,  pour  racheter  tout  ce  mal,  pour  raccommoder  le  tissu  national  détruit.  Le  nom  de  la  victoire,  il  va  s’en  servir  tout seul.  Personnellement,  j’ai  eu  à  l’adresser  une  lettre  pour  lui  dire,  « Monsieur  le  Président,  transformer  votre  victoire  en  un  nouveau  point  de  départ  meilleur.  Ne  faites  pas  de  la  victoire,  votre  victoire.  C’est  quelque  chose,  qui  vont  simplement,  essuyé  les  larmes  sur  les  joues  des  mères  et  des  pères,  ne  considérer  pas  ça  comme  une  victoire,  considérer  ça,  comme  la  fin  d’un  drame »,  il  m’a  pas  écouter,  qu’est  qu’il  a  fait  après  1997,  il  avait  déclaré,  que  c’était  pour  conserver  la  constitution  de  1992,  qu’il  avait  pris  les  armes,  mais  le  premier  acte  qu’il  va  posé,  c’est  d’assassiner  cette  constitution  et  de  ce  contact,  c’est  de  mettre  en  place  un  gouvernement  de  personnes,  un  parlement  nommé,  une  transition  incertaine  etc.….

 

Et,  malgré  cette  assise  du  pouvoir  personnel,  il  va  déclencher  quand  même  une  guerre,  1  an  après,  en 1998,  une  guerre  atroce,  la  plus  atroce,  je  crois  que,  de  toute  celle  que  nous  avons  vécue,  il  s’agit  de  poursuivre  les  vaincus  dans  leurs  fiefs,  je  n’insiste  pas,  vous  savez  ce  qui  s’est  passé,  mais  en  fait,  ces  gens  qui  était  dans  les  fiefs,  qu’est  ce  qu’ils  avaient  faits,  qu’est  qu’ils  avaient  faits,  ils  avaient  commis  la  même  faute  que  lui  Sassou,  c’était  des  guerriers,  c’était  des  miliciens,  comme  lui  Sassou  était  guerrier  et  milicien,  donc,  il  devait  se  sentir  concerné  par  les  milices  qu’il  tenait,  le  Pool  qu’il  tenait,  le  Nibolek  ou  la  Bouenza,  mais  non,  il  va  s’élancer  contre  eux,  comme  si  eux  ont  commis  une  faute  que  lui  n’a  pas  commise.   Non,  c’est  une  guerre  atroce  qui  va  se    terminer  par  un  accord  sous  l’égide  des  forces  internationales,  on  règle  le  tout,  ça  sera  parfait,  on  ramasse  les  armes,  on  va  faire  un  dialogue  national,  Sassou  s’engage  à  ça,  Sassou  accepte  ça,  mais  au  moment  de  la  mise  en  pratique,  il se  dérobe,  il  dit :  Je  ne  peux  pas  traiter  avec  tous  ceux  qui  peuvent  déclencher  des  cataclysmes,  etc.….  Donc  les  engagements  qu’il  prend  sur  le  plan  international,  il  ne  les  respecte  pas, il  ne  respecte  pas,  et  qu’est  ce  qu’il  fait,  il  lance  un  pouvoir  personnel.  Il  fait un  dialogue  tout  seul,  il  fait  une  convention  nationale  tout  seul  et  ça  finit  par  le  référendum  et  une  constitution  qui  n’est  pas  délibérée  par  aucune  commission  nationale  véritable  et  quand  cette  constitution  passe,  le  peuple  dit-on  le  vote,  il  assoit  un  pouvoir,  un  pouvoir  personnel,  moi  je  pense  vous  connaissez  très  très  bien  cette  constitution,  ce  n’est,  même,  pas  la  peine  qu’on  y  revienne,  mais  il  est  nécessaire  que  je  souligne  2  points  de  cette  constitution :

 

C’est  le  rôle  de  Sassou :  qui  est  Chef  d’état,  Président  de  la  république, Chef  du  gouvernement,  Législateur  par  ordonnance,  il  peut  aussi  suspendre  la  démocratie  comme  le  prévoit  l’article  16  en France  et  il  peut  se  considérer  comme  « inamovible »,  donc  le  seul  crime  qu’on  peut  l’accuser ,  ce  n’est  que  « la  haute  trahison »  comme  vous  le  savez  le  crime  de  haute  de  trahison,  en  droit  n’est  pas  définit,  on  ne  connaît  pas  les  éléments,  on dit  qu’il  y a  un  crime  de  haute  de  trahison,  on le  définit  pas,  on  dit  que  le  crime  de  haute  trahison  c’est  ceci  c’est cela,  c’est  donc  quelque  chose  qui  s’analyse  circonstanciellement.  Donc,  c’est  un  personnage  comme  les  rois,  inviolable,  ça  c’est  sa  constitution.

 

Il  a  supprimé  le  principe  démocratique  majeur,  qui  est  le  fonctionnement  de  la  démocratie  par  le  jeu  dit  de  la  majorité  et  d’une  minorité,  celui  qui  a  gagné  aux  élections  gouverne,  ceux  qui  ont  perdus,  font  un effort  pour  pouvoir  vaincre  au  prochain  scrutin,  tout  ça  c’est  supprimer  par  la  constitution  de  Sassou,  il  y a  pas  ce  jeu,  Sassou  ne  gouverne  par  l’Assemblée  Nationale,  Sassou  ne  rend  pas  compte  à  l’Assemblée  nationale  et  l’Assemblée  nationale  ne  l’interpelle  pas,  voilà  la  constitution que  met  Sassou  et cette  constitution  crée  aujourd’hui,  la  situation dans  laquelle,  nous  nous  trouvons,  qui  est  un  véritable  marais,  sur  le  plan  démocratique  c’est  un  marais  comme  on  parlait  sous  la  révolution  française.  Personne  ne  peut  demander  de  compte  à  qui  que  ce  soit,  l’assemblée  ne  peut  pas  demander  de  compte,  Sassou  ne  peut  pas  non  pus  lui  demander  de  compte,  et  c’est  le marais  absolu,  le  principe  de  la  majorité,  en terme  dynamique,  n’existe  pas,  ce  qui  fait  que :  c’est  le  roi  tout  seul  qui  gouverne. 

 

Bien  entendu,  tout  ça  s’est  enveloppé  des  choses  comme  les  élections,  des  choses  comme  les  dates, les  périodiques,  les  scrutins,  mais  des  scrutins  qui  ne  servent  à  rien,  relisez  et  relisez  votre  constitution,  ça  ne  sert  à  rien  d’aller  à  des  élections  législatives.  Si  les  gens  gagnent  les  élections,  si  ceux,  qu’on  appelle  opposition,  gagnent  les  élections,  ils  ne  formeront  pas  un  gouvernement,  ça  je  crois  que  chaque  congolais,  doit  se  mettre  ça  dans  sa  tête,  presque  le faire  bouillir  au  chevet  de  son  lit,  que,  si  nous   gagnons  aux  élections  contre  Sassou  ça  ne  servira  à  rien,  parce que  Sassou  est  déjà  Chef  de  gouvernement,  parce  qu’il  est  déjà  Président  de  la  république. 

 

Donc,  tous  ceux  qui  se  bagarrent  pour  être  député,  tous  ceux  qui  dépensent  de  l’argent  pour  être  député,  c’est  pour  ne  rien  faire !  Ils  n’ont  aucune  fonction  de  contrôle  de  pays,  ils  n’ont  aucune  fonction  pour  faire  des  lois,  avez-vous  déjà  entendu  des  session  législatives  à  l’Assemblée    on  a  débattu  des  lois,  ça  ne  sert  à  rien.  Quand  Sassou  veut  faire  quelque  chose,  il  passe  autrement,  pour  faire  passer  sa  loi  La seule fois  quand  l’Assemblée  a  siéger  massivement,  c’est  quand  il  y a  eu  l’amnistie  de  Kolélas,  tout  dernièrement,  mais  Sassou  a  dit  d’avance  « qu’on  ne  mettra  pas  de  mains  à  Kolélas,  je  vais  lui  éviter  les tracasseries  de  la  justice »,  c’est  lui  qui  dit  ça.  L’Assemblée  est  donc  prévenue,  vous  allez  voté  une  amnistie,   et  l’Assemblée  a  voté  une  amnistie,   une  amnistie  qui  est  juridiquement  nulle,  parce  que  Kolélas  n’a  jamais  été  condamné,  mais  kolélas  a  été  poursuivi  et  condamné  par  contumace,  vous  savez  la  procédure  par  contumace,  c’est  un  jugement  par  lequel,  on  attend  que  le  prévenu  ou  l’accusé  se  présente  et  on  recommence  le  procès.  Kolélas  s’est  présenté  et  on  a  pas  recommencé  le  procès.  Donc,  l’amnistie  votée  par  Sassou,  par  son  Assemblée  est  une  nullité  juridique,  ça  ne correspond à rien,  j’étais  même  étonné  que  Kolélas  ait  accepté  ça,  parce  que  en  acceptant  cette  amnistie,  il  s’est  déclaré  presque  « coupable »  alors  qu’il  aurait  pu  dire,  Non  la  procédure  de  la  contumace  et  complot  commence  le  procès,  peut-être  j’aurai  une  chance  d’être  déclaré  innocent,  si,  on  me  l’accepte,  mais  ça  c’est son  affaire .  Donc  l’Assemblée  ne  siège  pas  et  je  répète  personnellement,  je  vous  prie  de  bien  noter  ce  point,  il  ne  sert  à  rien  d’aller  à  des  élections  législatives  au  Congo,  comme  il ne  set  à 

rien  d’aller  à  des  élections  municipales.

 

ACTE  IV  INTERVENTION  DE  MAÎTRE  MOUDILENO :

 

Il   ne  gouverne  par  l’Assemblée,  il  gouverne  tout  seul,  donc  ne  parlons  pas  de  majorité,  il  n’a  pas  besoin  de  majorité,  c’est  l’individu,  oui,  si  l’on  avait  dit un  rassemblement  pour  Sassou,  pour  l’individu  Sassou,  oui,  mais  pas  pour  la  majorité,  parce qu’il  ne  gouverne  pas  avec  la  majorité,  c’est  un  principe,  dont  il  ne  sert  pas,  il  n’en  a  pas  besoin.  Je  crois  que  ce   rassemblement  a  été  mal  nommée, à  ce  passé  très  lourd,  à  cette  constitution très lourde,  il  faut  ajouter  le  problème  très  important  du  pétrole,      vous  le  connaissez,  je  le  mentionne  seulement,   pour  montrer  qui  est  Sassou,  le  problème  du  pétrole  c’est  est  un très  très  grand  dossier,  que  vous  avez  étudié, et  qui  revient  toujours,  c’est  un  grand  grand  dossier,  c’était  même  quelque  chose  qui  aurait  pu  aider  le  pays,  mais regarder  comment  ça  sert  pour  notre  destruction.  Donc  Sassou  gouverne  par  le  pétrole,  par  le  bien  qui  aurait  pu  aider  le  Congo  à  se  relever , il  a  détourner  ce  bien,  comme  il  a  détourné’  l’intelligentsia  du  pays.  Le  pétrole,  la cause  de  notre  malheur,  à  quoi  ça sert  ce  pétrole ? C’est  pour  la  corruption  des  gens,  c’est  pour  sa  propre  fortune,  je  n’insiste  pas,  vous  connaissez  ça.  Donc,  Sassou  au  point  de  vue  de  son  passé,  au  point  de  vue  de  son  avenir,  c’est  quelqu’un  qui,  théoriquement,  ne  peut  pas  dire,  qu’il  va  « allègrement », c’est  un  homme  appesanti,  il  a  tellement des  dossiers  sur  lui,  il  a  tellement  des  drames  sur  lui,  même  si  il  y  en  a  qui  dit,  il  va  « allègrement»,  il  faut  vraiment  penser  qu’il  ne  pense à  rien,  pour  croire  qu’il  peut  aller  « allègrement »  avec  tout  ce  passif.

 

Il  y a  des  gens  au  Congo,  Sassou,  Sassou  est  encore  Sassou.  J’aborde  là,  donc,    le  2ème    point  de  notre  exposé :  Y a  t-il  de  raison  de  pensée  de  Sassou   peut  gagner,  peut  aller  vers  30  ans  de  pouvoir  au  Congo.  Oui,  je  l’ai  dit,  Sassou  est  persuadé  qu’ il  faut  qu’il  continue,  il  ne  sent  pas  le  poids  de  son  passé,  il  ne  sent  pas  le  poids  de  ses  échecs,  il  faut  qu’il  continue,  donc,  il  a  organisé  les  gens  qui  doivent  soutenir  sa  campagne  pour  qu’ il  gagne.  Mais  Sassou  sais  très  bien  qu’il  n’est  « allègre »  qu’il  n’est  pas  léger,  qu’il  est  appesanti,  Sassou  a  pris  connaissance  de  ce  texte,  il  sait,  donc  Sassou  pense  qu’il  peut  gagné,  comme  Sassou  croit  qu’il  doit  être  élu  et  comme  Sassou  a  des  partisans,  et  des  partisans  qui  disent  il  passera,  il  n’y  aura  pas  match,  selon  une  formule  assez  bizarre  qu’on  entend  souvent,  en  Afrique,  mais  en  fait, il  sais  par  quoi,  il  passera,  il  sait  par  quoi,  il  sera  élu,  par  où,  il  sera  lu.  Je  n’insiste  pas  à  des  mécanismes  des  faux  scrutins,  sur  ces mécanismes,    on  intimide  des  électeurs  à  un  moment  donné,   quand  on  sait  qu’on  peut  assister  à  un  raz  de  marrée,  Regarder  Milongo,  une  année,   la  veille,  il  a  du  dire,  je  ne  continue  plus.  Donc  ceux  qui  soutiennent  Sassou,  ceux  qui  affirment  sassou  va  passer,  se  basent  sur  autres  choses  que  vous  connaissez :  La  mafia,  la  Violence,  le  Tribalisme,  le  réflexe  régional  etc.….

 

Donc,  si  Sassou  chante  déjà,  si  les  t-shirt  circulent  à Brazza  victoire  déjà,  si  les  casquettes  circulent  sur  les  têtes  victoire  déjà,   parce qu’il  se  repose  déjà,   il  se  repose  sur  ce  que  vous  connaissez :  le  contraire  de  la  démocratie,  il se  repose  sur  les  actes  qui  sont  le  contraire  de  la  démocratie  et   aussi,  nous  revenons,  si  vraiment  il  y  avait  démocratie,  effectivement,  on  peut  reprendre,  il  y  aurait  pas match,  parce  qu’après  tout   ce  qu’il  a  fait,  il  ne  peut  pas  être  élu ,  à  moins  que  le  peuple  congolais  ne  soit  pas intelligent,  donc,  si  Sassou  va  repasser,  personnellement  je  pense  qu’il  sera  élu,  s’il  y a  élection  en  2009,  parce  que  les  mécanismes  qui  font  échouer  la  démocratie  sont  encore  là,  la  constitution  de  2002  est  là,  les  service  de  sécurité  consacré  à  sa personne  sont  là,  ceux  qui  vont  s’agglomérer  au  RMP  sont  là,  ils  quittent  leurs  partis,  les  faux  candidats  vont  naître,  on  accompagne  Sassou  pour  dire  que  c’est  démocratiquement  organisé,  il  est  élu  démocratiquement.  Tous  ces  mécanismes  vous  les  connaissez,  ce  sont  ces  mécanismes  qui  font  que  Sassou  passera.

 

Mais  le  devoir  des  congolais  c’est  de  dire  d’avance,  Sassou  passera  parce  qu’il  n’y a  pas  de  démocratie  au  Congo,  Dire  qu’il  ne  passera  c’est  faire  à  mon  avis  son  jeu,  douter  même,    qu’il  ne  passera  pas, c’est  faire  son  jeu.  Il  passera,  oui,  il  passera  parce  qu’il  n’y a  pas  de  démocratie  au  Congo,  parce  qu’il  y  a ceci,  parce  les  urnes  viennent  bourrées  au  delà  nos  frontières,  ça  c’est  des  choses  que  vous  connaissez,  donc,  c’est  comme  ça  qu’il  faut  à  mon  avis  répondre  à  Sassou, oui  tu  va s  passer,   nous  on  sait  que  tu  vas  passer,  voilà pourquoi,  tu  passes. 

 

Donc,  je  ne  reviens  sur le  RMP,  qu’est  que  ça  signifie,  il  n’y a  pas  de  majorité,  il  n’ y a  pas,  ,non  plus,  de loyauté  par  tour  toux  ceux  qui  y  vont,  les  gens  qui  y  vont  sans  avoir  défini  un  programme  au  niveau  de  leur  parti  et  sans  avoir  défini  un  programme  au  niveau  de  ces  rassemblements,  on  connaît  pas  les  programmes  de  ces rassemblements,  sauf  qu  votons  Sassou pour  la  paix,  sauf  que  votons  Sassou  pour  l’unité  nationale,  Quelle  paix  lorsque  vous  avez  e  Pool, qui  est  toujours  occupé  et    les  gosses  ne  peuvent  pas  aller à  l’école,  quelle  paix,  lorsque  vous  avez  des  enfants  qui  ne peuvent  pas  aller  à  l’école,  qui  font  le  pigondages  dans  les  évènements  qu’on a  connu  à Pointe-Noire.  Quelle  paix,  quand  la  richesse  nationale  est  détournée,  donc,  pour  nous,  Sassou  passera,  il  passera  au  nom  de  ces  magouilles  et  de  ces  pratiques  qui  sont  le  contraire  de  la  démocratie.

 

Et  je  passe  très  vite,  je  vais  border  le  3ème  point  qui  est  celui  de  l’opposition,  à  côté  de  Sassou,  qui  dit,  oui  « Allègrement »  moi,  je  suis  tranquille  je  m’en  fais  pas,  je  passerai,  à  côté  de  ceux  qui  l’appuient,  parce  qu’ils  savent  qu’il  y a  plein  de  choses  en  dessous.  Il  y a  ceux  qui  disent,  cette  fois-ci  on  peut  l’avoir,  il  y  a  une  partie  de  l’opposition,  sinon,  l’opposition  qui  dit  que,  ben !  si  on  fait  attention,  on  peut  gagner.  J’ouvre  une  petite  parenthèse,  si  l’opposition  gagnait,  donc  un  Président  sortait  de  l’opposition,  ce  vainqueur  de  Sassou  se  retrouvera  devant  une  Assemblée  déjà  entre  les  mains  de Sassou. 

 

 

ACTE  V  INTERVENTION  DE  MAÎTRE  MOUDILENO :

 

Dans  mon  esprit,  3  choses :  il  faut  combattre  Sassou,  il  faut  le  faire  tomber,  mais  le  faire  tomber,  ça  ne  signifie  pas  à  l’Assemblée,  ça  ne  signifie pas  à  l ’Assemblée,  les  articles  comme  ceux-ci,   les  actions  comme  celles  qu’on  peut  mener,  peuvent  faire  tomber  sassou,  n’oublier  pas  que  vous  êtes  en  démocratie,  et  si  vous  voulez  remplacer  Sassou,  c’est  pour  faire  la  démocratie,  moi  je  ne  vous  parle  pas  pour  dire,  allons   assassiner  Sassou,  il  s’agit  de  faire  tomber  Sassou  démocratiquement,  donc,  le  combattre  sous  les  bases  et  les  principes  de  la  démocratie,  vous  organisez  sous  les  principes  de  la  démocratie  et  surtout  prévoir  l’après  Sassou,  organiser  l’après  Sassou,  parce que  si  vous  n’avez  pas  en  tête, de  façon  précise  ce  que  vous  feriez  une  fois  Sassou  parti  ou  tombé,  ça  risque  d’être  de  l’aventure,  ça  ne  servait  rien,  notre  histoire  montre  très  bien  que  nous  avons  bien  eu  des  lendemains  comme  ça,  parce  que  nous  avons  fait  tomber  un  régime,  alors  que  nous  étions  pas  prêts,  alors  que  nous  ne  savons  par  quoi  le  remplacer.  Prenez  1963,  Youlou  tombe  qu’est  ce  qu’on  va  faire,  on  prend  le  marxisme,  le  socialisme  scientifique,  prenez  1968,  j’étais  là,  j’étais  dans  l’appareil  politique,  je  ne  connaissais  pas,  du  tout,   Marien  N’Gouabi,  je  ne  l’avais  jamais  vu,  j’avais  attendu  à  la  radio,  maître  Moudiléno  vous  êtes  nommé  au  poste  de  Garde  des  Sceaux,  c’est  Poungui  qui  est  venu  me  chercher  pour  me  conduire  devant  Marien  N’Gouabi,  je  l’ai  vu  en Conseil  de  Ministre  pour  la  première  fois,  et  je  portait t  dans  ma  tête  de  questionnement,  est  ce  que  je  peux  travailler  avec  un  homme  que  je  ne  connaissait  pas ?   est  ce  que  je  peux  le  connaître  en  travaillant  avec  lui,  compte tenu  de  l’espoir  qu’avait  suscité  Marien  N’Gouabi,  j’ai  dit  qu’il  fallait  se  mettre  à  travailler  avec  Martien  N’Gouabi,  par  patriotisme,  je  suis  allé  travailler  avec  Marien  N’Gouabi   et  aussi  parce  qu’au  poste  où j’étais,  il  y  avait  un  grand  dossier  important,  qui  était  les  assassinats  de  1965,  je  disais   il  faut  qu’il  y  ait  la  lumière  la  dessus.  Donc  Marien  N’Gouabi  prend  le  pouvoir,  sans  savoir    on  va  et  on  essaye  de  travailler  pour  avoir  un  programme,  vous  savez  la  suite, c’est  propre  camp,  l’armée  ne  le  comprend  c’est  le  coup  d’état,  sa  propre  région,  c’est  le  régionalisme,  ne    ce  n’est  un  secret   ne  le  comprend  pas  qu’est  qu’il  fait  finalement.

 

Donc,  l’après  Sassou  doit  être  pensé  et  ne  pensez  pas,  que  vous y  passerez  en  1  jour   ou  2,  vous  y  prendrez  du  temps,  parce que  les  moyens  dont  dispose  Sassou  pour  ce  pouvoir  éternel  sont  très  forts, c’est  à  vous  d’être  fort  dans  l’analyse,  il  faut  prendre  du  temps,  à  côté  de  ce  que  je  viens  de  dire,  il  y a  des  gens  qui  disent  le  raisonnement,  les  principes  démocratiques  ce  n’est  pas  ce  qu’il  faut,  c’est  pas  ça,  il  faut  en  finir  avec  le  tyran,  il  faut  ceci,  ils  pensent  comme  ça,  la  libre  pensée  existe  en démocratie,  mais,  choisir  n’importe  quels  moyens  pour  faire  la  démocratie,  c’est  pas  la  démocratie,  parce  que  si  vous  assassinez  Sassou,  il  faut  vous  attendre  à  long  terme,  d’autres  vous  le  reprochent  et  tentent  aussi  de  vous  assassiner.  Et  surtout   en  improvisant  un  après Sassou  sans  vous  être  assez  sérieux,  vous  allez à la  déconfiture,  moi  je  voulais  ceci,  moi  je  pensais  ceci  etc.…  Voilà  mes  chers  frères  ce  que  je  voulais  dire  fondamentalement. 

 

Mais  vous  me  permettez  de  la  lecture  d’un  document  qui  est  religieux,  ce  ,n’est  pas  je  prêche,  mais  je  pense  que  toutes  les  sources  qui  prêchent  la  valeur,  qui  prêchent  le  cœur,  sont  toujours  bonnes  à  explorer .  En  faisant  lire  ce  texte  par  Théodore,  je  ne  vous  dis  pas  de  vous  convertir,  ou  de  quoi,  mais  de  prendre  conscience  qu’il  y  en  a  qui  agisse,  fondamentalement,  au  nom  des  principes,  de  ce  texte,  Théodore  va vous  le  présenter, il  va  vous  le  lire :

 

«   La  vision  des  ossements »

 

La  main  du  seigneur  fit  sur  moi,  il  me  fit  sortir   par  l’esprit  de  seigneur  et  me  déposa  au  milieu  de  la  vallée,  elle  était  pleine  d’ossements,  il  me  fit  circuler  parmi  eux  en  tout  sens,  ils  étaient  extrêmement  nombreux  à  la  surface  de  la  vallée,  ils  étaient  tout  à  fait  desséchés,  il  me  dit  fils  d’homme  ces  ossements  rêvent-ils  revivre ?  je  dis  Seigneur  Dieu  c’est  toi  qui  le  sait,  il  me  dis,  prononce  un  oracle  entre  ces  ossements,  dis  leurs  ossements  desséchés  écouter  la  parole  du Seigneur,  ainsi  parole  du  seigneur Dieu  à  ces  ossements,  je  vais  faire  venir  en  vous  un  souffle  pour  que  vous  vivez,  je   mettrai sur  vous  de  nerfs,  je  ferai  croître  sur  vous  de  la  chair,  je  tomberai  sur  vous  de  la  peau  je  mettrai  en  vous  un  souffle  en  vous  et  vous  vivrez alors  que  vous  connaissez  jésus  est  le    Seigneur,  je  prononçai  l’oracle  comme  j’avais  reçu l’ordre,  il  eut  un  bruit  quand  je  prononçais  l’oracle  et  un  mouvement  se  produisit,  les  ossements  se  rapprochèrent  les  uns  des  autres,  je  regardais  voici  qu’il  y  avait  sur  eux  des  nerfs,   de  la  chair  froissée,  et  ils  étaient  étendus  de  la peau  par  dessus,  mais  il  n’y  avait  pas  de  souffle  en  eux ,  il  me  dis  prononce  un  oracle  sur  le  souffle,  prononce  un  oracle  fils  de  l’homme,  dit  ton  souffle,  ici  parle  le Seigneur  Dieu,  souffle  vient  des  quatre  points  cardinaux,  souffle  sur  ces  morts  et  ils  vivront,  je  prononçais  l’oracle  comme  j’avais  reçu  l’ordre,  le  souffle  entra  en  eux  et  ils  vécurent,  ils  se  tiennent  debout,  c’était  une  immense  armée.  Il  me  dit  fils  d’homme  ces  ossements  c’est  toute  la  maison  d’Israël  ils  disent  nos  ossements sont  desséchés  notre  espérance  a  disparu  nous  sommes  en  pièce,  c’est  pourquoi,  prononce  un  oracle  et  dis  leur  ainsi parle  le seigneur  Dieu,  je  vais  ouvrir  vos  tombeaux,  je  vous  ferai  remonter  de  vos  tombeaux,  oh  mon  peuple !  je  vous  ramènerai  sous  le  sol  d’Israël,  vous  connaîtrez  que  je  suis  le  Seigneur  quand  j’ouvrirai  vos  tombeaux  et  que  je  vous  ferai  remonter  de  vos  tombeaux  oh  mon  peuple !  je  mettrai  mon  souffle  en  vous  pour  que  vous  viviez,  je  vous  établirai  sur  votre  sol,  alors  vous  connaîtrez  que  c’est  moi  le  Seigneur  qui  parle  et  accompli  du  oracle  du  Seigneur 

 

On  a  lu  ce  texte,  pour  vous  dire,  pour  vous  inviter  à  ceci,  les  principes  démocratiques,  les  mécanismes  de  la  démocratie,  ce  sont  des  valeurs,  mais  aussi,  chacun  de  soi  même,  aussi,  on  ait  des  convictions,  on ait  des  valeurs  en  soi  même  auxquelles  on  croit, si  on ait   religieux,  on  peut  aussi  aider  par    la  démocratie.  Si  on  ait  philosophe,  on  peut  aussi  aider  la  démocratie,  donc  il  y  a  des  valeurs  auxquelles  nous  adhérons  on  peut  aussi  les  mettre  en  jeu  dans  la  construction  de  la  démocratie.  Lorsqu’il  y  a  une  réunion  savoir  discuter  sainement,  si  on  a  une  certaine  culture  de  paix,  c’est  dans  ce  sens  que  j’ai  fait  lire  ce  texte,  il  y  a  des  valeurs qui  peuvent  nous  aider,  pour  ceux  qui  croient,  il  y a  des  valeurs  suprêmes  qui  sont  en  nous.  Moi,  je  vais  terminer en  vous  prions  d’accepter  que  je  fasse  devant  vous  une  sorte  d’engagement,  parce  que  dans  le  texte  que  vient  de  lire  que  vient  de  lire  Théodore,  il  est  dit  que,  Ezéchiel eut  l’ordre  de  prendre  un  bâton  et  ce  bâton  est  souvent  interprété  comme  celui  du  pèlerin,  comme  celui  qui  marche  etc.…  Moi  mon  engagement  que  je  prend  devant  vous,  c’est  que  je  continuerai  à  marcher,  je  continuerai  à  tenir  mon  bâton,  là j’au  une  canne  et  peut-être  demain  j’aurai  2,  je  continuerai  à  marcher,   tant  que  j’aurai  la  force.  ET  si  le  temps lié  à  la  maladie  ne me  permet  plus  de  tenir  un bâton  de  marcher,  je  m’efforcerai  de  rassembler  au  président  Roosevelt,  de  continuer  la  lutte  dans  un  fauteuil  roulant.  MERCI…   

 

 

Transcription :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publié  le :  19  septembre  2008

Rubrique :  Congo-interview

Source :  Infopagecongo.oldiblog.com

 

 

 

 

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