CONGO-BRAZZAVILLE : ONZE MAGISTRATS RÉVOQUÉS LORS D’UNE SESSION EN PRÉSENCE DU DICTATEUR SASSOU. (le 07/05/2009 à 00h12)
Onze magistrats viennent d’être révoqués au Congo Brazzaville pour manquements graves aux devoirs de l’État, à l’honneur, à la délicatesse et à la dignité de leur charge. Les révocations ont été prononcées, lundi à Brazzaville, par le Conseil supérieur de la magistrature, au cours d’une session qui s’est tenue en présence du président Denis SASSOU NGUESSO.
Fini de rigoler, on botte le cul aux hauts fonctionnaires de la magistrature
« La présente session a lieu 37 ans après la dernière qui s’est tenue en 1972 », a rappelé le ministre congolais de la justice, garde des sceaux, M. Aimé Emmanuel YOKA.
« Cette longue période d’hibernation a incontestablement conduit à une sédimentation, au sein du corps judiciaire, des habitudes et des pratiques assez éloignées, pour ne pas dire à l’opposé de l’idéal de justice », a observé M.YOKA.
« Cette troublante parenthèse est explicable dans une société où la politique domine tout avec sa colonie de calculs et sa charrette d’intrigues, où les a priori, les doutes, les incertitudes, la peur de déplaire ou l’envie de plaire, bref, où un ensemble illogique prend le dessus sur l’intérêt général et bride ainsi l’efficacité des pouvoirs publics », a-t-il expliqué.
Présidé par le président de la république en sa qualité de premier magistrat, le Conseil Supérieur de la magistrature a pour mission principale d’être le gardien et le protecteur des libertés individuelles et collectives.
Conformément à la constitution congolaise de janvier 2002, il statue comme conseil de discipline et comme organe de gestion de la carrière des magistrats.
Au nombre des magistrats révoqués figurent notamment Auguste KOUZOUNGOU (procureur de la République à Kinkala), Simon NSEKE MANDANGUI (juge du siège au tribunal de grande instance de Ouesso), Robert KILONDA (procureur de la République près le tribunal de grande instance de Madingou), Jean-Claude SILOU (conseiller à la Cour d’appel de Brazzaville), Antoine Ernest OLLESONGO (Président du tribunal d’instance de Mfilou-Ngamaba) et Simplice YAMBAT JOSEPHAT juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Brazzaville.
Publiéle :06mai2009
Rubrique : Congo-politique
Source : http://mampouya.over-blog.com
NOTEDELAREDACTION :
Reprise de l’article, voici en rappel, les noms des hauts fonctionnaires de la magistrature révoqués par Sassou NGuesso :
CONGO-BRAZZAVILLE : TIRS D’OBUS DANS UN QUARTIER DE LA CAPITALE, UN AVERTISSEMENT A SASSOU. (le 14/04/2009 à 22h42)
J’aileplaisir, le bonheuretlajoiedevousannoncerquelepeuplecongolaisestexceptionnel,aucundictateurnepeutletrompertoutletemps.Ce peuplemeurtri,désemparéparladictaturedeSassouNguesso,arrive,encore,detrouverdesmoyensdeluttercontrelatyranniequetented’imposerlerégimeclaniquedeSassouappuyé,depuisaveclesoutiendeYombi.AppolinaireNoëlKOULAMAvousinforme,à partirdel’informationci-dessous,révéléeparRFI,delaréponsedesavant-gardistesfaceàlasurditédeSassouNguessod’écouterlavoixdupeuple.Cetteréponseau« dialoguerépublicain »de Sassou,n’estunensembled’obus envoyédanslesquartiersnorddeBrazzaville,fiefdudictateurcongolais. Vivetouteforcequiaspireauxchangementsradicauxdansnotrepays…
Coïncidence ou pas, difficile de le savoir. Toujours est-il qu'au moins quatre obus de mortier sont tombés, dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier populaire d’Ouenzé, situé au nord de Brazzaville. Il n’y a pas eu de victimes, uniquement des dégâts matériels, alors que s'ouvrait mardi après-midi au palais du Parlement le « Dialogue républicain», sensé préparer l'élection présidentielle prévue en juillet.
Selon des sources à Brazzaville, les quatre obus n’ont fait que de légers dégâts matériels : les murs d’une maison ont été touchés par des éclats et les branches d’un arbre ont été arrachées. Paniqués, les habitants du quartier n’ont presque pas fermé l’œil de la nuit. Dans la matinée, la vie avait repris son cours normal dans le quartier d’Ouenzé, où aucune force de police ou militaire n’était visible. Cette mystérieuse attaque coïncide donc avec l’ouverture du « Dialogue républicain». Cependant, une source proche du gouvernement refuse d’établir un lien entre l'attaque et ce forum politique.
Réclamé par l'opposition, la société civile et le clergé, le Dialogue républicain doit se pencher sur le cadre institutionnel des élections, le corps électoral et le financement des partis. Cette concertation citoyenne, les principaux partis d’opposition réunis au sein d’un front uni, la réclament depuis des mois. Elle figure, du reste, au premier plan de la plateforme des revendications issue des états généraux de l’opposition en février dernier. Après avoir, en vain, demandé un nouveau recensement administratif et la mise sur pied d’une commission électorale indépendante, il fallait bien ce dialogue pour éviter d’aller au boycott de l’élection présidentielle, quitte même à envisager le report de ce scrutin.
A deux reprises, le Premier ministre Isidore Mvouba avait annoncé la tenue de cette concertation, toujours reportée. Il a fallu attendre le passage du président Sarkozy à Brazzaville, le 27 mars dernier, pour que cette rencontre soit sérieusement programmée. Mais reste un point de désaccord, sur l’ordre du jour. L’opposition demande que trois points y figurent : la question de la maitrise du corps électoral, celle de la Commission électorale nationale indépendant (CENI), et un projet d’accord cadre soumis à tous les partis.
Entre juin et octobre 1997, alors que Pascal Lissouba assumait la présidence, la capitale congolaise a été le théâtre de violents combats entre les forces gouvernementales et rebelles menées par Denis Sassou Nguesso qui avait alors pris le pouvoir.
EXCLUSIF : CONGO-BRAZZAVILLE, LES CONTRE-FEUX DE BRAZZA. (le 04/04/2009 à 23h03)
Le Congo-Brazzaville cherche à améliorer son image en France. Son ministre de la Communication vient de passer quelques jours à Paris dans ce but... Explications.
Ministre de la Communication du Congo-Brazzaville et porte-parole du gouvernement, Alain Akouala a séjourné à Paris du 30 mars 2009 au 3 avril 2009.
Objectif manifeste de cette visite: diffuser, auprès de quelques journalistes familiers de l'Afrique, trois messages, symptomatiques de l'inquiétude que suscitent dans l'entourage du président Denis Sassou Nguesso les timides éloges de la transparence émis en France.
Primo: attention à l'impact néfaste de la « culpabilisation stupide » des élites politiques hexagonales quant aux liens traditionnels privilégiés tissés avec le continent; la Chine et les Etats-Unis qui eux, « ne font pas de sentiment », brûlent de s'engouffrer dans la brèche.
Secundo: le discrédit jeté sur nos chefs d'Etat -allusion aux poursuites relatives au patrimoine immobilier de trois présidents, dont Sassourisque de réveiller dans nos fragiles démocraties les démons ethniques.
Tertio: les médias français et le ministère de l'Intérieur devraient enquêter sur les sources de financement des ONG -Global Witness, Sherpa, Survie- qui incriminent le Gabonais Bongo, le Congolais Sassou Nguesso et l'Equato-Guinéen Obiang.
Akouala affirme ainsi détenir des documents -notamment des courriels- , attestant des « liens » entre lesdites ONG et les « fonds vautours » qui tentent d'extorquer à Brazza des sommes colossales après avoir racheté une partie de ses dettes à vil prix.
Nicolas Sarkozy s’est rendu hier au Congo pour une « visite d’amitié » à son homologue Denis Sassou N’Guesso.
Plusieurs ONG avaient sollicité le Président français le 25 mars dernier afin de lui demander de « s’assurer auprès des autorités congolaises que toute la lumière sera faite sur les circonstances du décès de Bruno Ossebi ».
Le 21 janvier 2009 à Brazzaville, un incendie se déclenche dans la maison qu’occupait ce journaliste franco-congolais, entraînant la mort de sa compagne et de ses filles.
Bruno Ossebi a été transféré à l’hôpital militaire de Brazzaville où son état se stabilise. Tandis que le ministère des Affaires Etrangères préparait son rapatriement vers la France le 2 février dernier, il est décédé subitement dans la nuit du 1er au 2 févier. Les circonstances de sa mort ne sont pas connues, et aucune autopsie n’a été pratiquée.
Bruno Jacquet Ossebi était un opposant au régime de Sassou N’Guesso. Il avait notamment affiché son désir de voir aboutir une plainte pour « recel de détournement de fonds publics » déposée en France par une ONG et un citoyen gabonais, contre trois chefs d’Etats, dont le Président congolais.
Cette plainte fait suite à une enquête préliminaire de la police française qui avait permis de mettre à jour un patrimoine mobilier et immobilier détenu en France par Denis Sassou N’Guesso, que ses revenus officiels ne peuvent justifier.
La justice française rendra sa décision dans les semaines qui viennent sur la recevabilité de cette plainte et l’ouverture ou non d’une instruction.
En attendant, espérons qu’après avoir évoqué l’avenir des contrats des entreprises françaises au Congo, Nicolas Sarkozy a mentionné Bruno Ossebi, qui avait la nationalité française.
VIDEO : CONGO-Brazzaville : le journaliste Bruno Ossebi victime de l'intolérance
Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la « rénovation » de la relation franco-africaine, débarrassée des «pesanteurs du passé » et des « soupçons », lors d'un discours prononcé devant le Parlement congolais à Brazzaville.
« Nous devons définir ensemble les termes d'une proximité et d'une familiarité renouvelées. Il faut nous débarrasser des pesanteurs du passé (...) qui alimentent trop souvent méfiances et soupçons » et « d'une relation trop souvent caricaturée comme opaque et affairiste », a déclaré M. Sarkozy en faisant référence à la +Françafrique+.
Dénonçant les « prétendues ingérences néocoloniales » prêtées à la France, le chef de l'Etat français a ainsi raillé les Congolais qui « mettent ma visite à Brazzaville sur le compte des échéances électorales congolaises de juillet 2009 ».
« La France n'a pas de candidat », a martelé Nicolas Sarkozy à l'intention de ceux qui accusent Paris de rouler pour le président sortant Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997, mais qui n'a pas encore indiqué son intention de briguer un éventuel nouveau mandat.
« Il est plus que temps de sortir des malentendus et des procès d'intention », a-t-il insisté.
Le président français a toutefois salué le rôle de M. Sassou Nguesso, estimant que grâce à lui « depuis peu d'années (...) le Congo a retrouvé la stabilité et la sécurité ».
« Ne vous arrêtez pas en chemin (...) le chemin est encore long », a-t-il ajouté, alors qu'il devait rencontrer en soirée des responsables de l'opposition au président congolais.
« La démocratie et les droits de l'Homme font partie de notre héritage commun. Ce ne sont pas des valeurs artificielles plaquées sur votre société et qu'une arrogance occidentale ou française aurait décrétée universelle », a poursuivi Nicolas Sarkozy.
Le chef d'Etat français est en visite éclair en Afrique: arrivé jeudi 26 mars 2009 le matin à Kinshasa, il s'est rendu à Brazzaville dans l'après-midi du même jour, pour rallier Niamey vendredi 17 mars 2009.