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Sommaire des articles de cette rubrique
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CONFIDENTIEL : LA GUERRE STUPIDE ET ETHNIQUE DES FRANCS-MAÇONS AU CONGO-BRAZZAVILLE. (le 14/05/2009 à 23h53)
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Je suis le frère M.F. et je suis franc-maçon depuis plus de 20 ans ! Devant le danger que mes frères en lumière font à nouveau courir au Congo, notre pays, le patriotisme m'appelle à dévoiler certains secrets de cette confrérie qui a fait le bonheur de l'Europe et des Etats-Unis mais qui, du fait de l'égoïsme de certains frères congolais ne fait que causer la misère et la guerre dans notre pays.

Tout d'abord, permettez-moi de présenter les acteurs :
- Pascal LISSOUBA (Grand Orient - G.O), grade 7è degré
- Denis SASSOU-NGUESSO (Grande Loge du Congo - GLC), grade 28è degré
- Mathias DZON (Grande Loge de France – GLF), grade 7è degré
- Guy Romain KINFOUSSIA (Grand Orient- G.O), grade 33è degré
- Marion Michel MANDZIMBA EWANGO (Grande Loge de France –GLF), grade 33è degré
- Ange Edouard POUNGUI (Grande Loge Nationale de France – GLNF), grade 7è degré
- Emmanuel NGOUELONDELE MONGO (Grande Loge du Congo – GLC), grade 7è degré
Nous sommes donc en face des « frères gradés », et même très gradés (deux du 33è degré et un du 28è degré).
Pendant la guerre du 05 juin 2007, les frères Marion MANDZIMBA, Rodolphe ADADA, Justin LEKOUNDZOU et Mathias DZON soutiendront SASSOU.
Tandis que Guy Romain KINFOUSSIA, Samuel BADINGA, MANOUKOU et Dieudonné GANGA soutiendront LISSOUBA.
ET VOICI LA TRAME DE L’HISTOIRE :
Tout commence en marge de la conférence nationale souveraine de 1991. Devant les déviations ethniques et des injures contre les mbochis pendant cette conférence, les frères EKONDI-AKALA (à l'époque au 28è degré) et Marion MANDZIMBA EWANGO (à l'époque 33è, et dont le père fut déjà franc-maçon) ayant constaté que les originaires du nord du Congo étaient minoritaires dans les loges, vont demander l'initiation des compatriotes de ce côté du pays. Leur choix se porte astucieusement sur YHOMBI OPANGO, MOKOKO et SASSOU.
Mais les autres frères dirigés par Samuel BADINGA, Dieudonné GANGA et Joseph BADILA (tous gradés du 33ème degré) vont y opposer une fin de non-recevoir. C'est alors que Roger NGOUROU (agent de la DST, à l'époque et gradé au 5ème degré) et Raymond IBATA (gradé 7ème degré) vont amener les dossiers refusés au Sénégal qui acceptera d'initier les trois généraux congolais (bien que refusés dans leur propre pays).
A la fin de la transition, contre toute attente, SASSOU devient « Maître-maçon » grâce au concours d'Abdou DIOUF, alors Président du Sénégal. Ingrat, SASSOU va réussir à faire radier Roger NGOUROU et Raymond IBATA ses parrains, pour devenir le plus ancien de cette loge que YHOMBI et MOKOKO ont refusé de fréquenter. SASSOU va donc initier tout son entourage (Jean Dominique OKEMBA, TCHENZELLE, Jean François NDENGUET, Hugues NGUOLONDELE, MOKOKI, etc.).
Puis SASSOU va créer la Franc-maçonnerie sorcière. Il créera en 1999 une Loge "sorcière" qui est dirigée par Jean Dominique OKEMBA et qui obligera tous ceux qui veulent "manger", donc être nommés à des hautes fonctions, à y adhérer (cette « Loge sorcière » compte l'essentiel des femmes et des hommes ministres des gouvernements successifs depuis cette date).
Les maîtres Marion MANDZIMBA EWANGO et Mathias DZON ainsi que Justin LEKOUNDZOU (filleul de Marion MANDZIMBA) ont été également sollicités pour faire également partie de cette « Loge sorcière » créée par SASSOU et dirigée par OKEMBA mais ils vont refuser d'y entrer. La femme de DZON va mourir, LEKOUNDZOU sera empoisonné et le petit MANDZIMBA EWANGO (qui est « grand » la nuit) va répudier sa femme lorsqu'il constatera que cette dernière couche avec SASSOU qui veut ainsi lui arracher « ses pouvoirs maçonniques ».
Dans la bagarre LEKOUNDZOU contre SASSOU au sujet du PCT, Le Grand-Maître Marion MANDZIMBA EWANGO va aller chercher l'esprit d'un autre grand initié, Marien NGOUABI, sous le couvert de l’association partant le nom de ce dernier pour s'en servir comme « bouclier » face à SASSOU qui a été plongé dans son assassinat. C'est pourquoi SASSOU refuse d'autoriser l'existence de cette association au Congo. L’association « Marien NGUABI et Ethique » n'est pas une simple association. C'est un « Pentacle », un « Talisman » contre SASSOU ! Et ce dernier le sait.
Et Mathias DZON dans tout cela ? Le pauvre DZON qui n'est pas très haut gradé dans l'affaire, mais très ambitieux, va aussi chercher à créer sa « Loge sorcière » avec l'appui du défunt « roi de Mbaya ». Les membres de cette « Loge sorcière » de DZON sont notamment : Jean NKABA, Stanislas EBATA MONGO, Jean Sylvestre ITOUA. Le Grand-Maître Marion MANZDIMBA EWANGO était également invité à les rejoindre, mais là aussi il refusera de fréquenter cette Loge (tout comme il refusa de fréquenter celle de SASSOU et OKEMBA). Voila donc pourquoi ce dernier, bien que dans l'opposition, n'est pas politiquement proche de son frère Mathias DZON, et se sent plus proche de Guy Romain KINFOUSSIA qui, comme lui-même, est donc plus propre « maçonniquement » parlant. Voilà la face cachée de la guerre entre Marion MANDZIMBA EWANGO et, d’un coté ses frères SASSOU et OKEMBA et de l’autre coté le frère Mathias DZON. Quant aux POUNGUI, MOUKOUEKE et autres MUNARI, ce ne sont que des pauvres « malanda ngulu » dans cette histoire de « grands sorciers » qui n'en est à vrai dire qu'à ses débuts.
Auteur : Jean Claude BOURANGOU (petit-fils du défunt roi téké de M'Baya)
Publié le : 14 mai 2009
Rubrique : Congo-société
Source : http://www.tumbucktoo.com
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CONFIDENTIEL : LA GUERRE STUPIDE ET ETHNIQUE DES FRANCS-MAÇONS AU CONGO-BRAZZAVILLE. (le 14/05/2009 à 13h52)
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Je suis le frère M.F. et je suis franc-maçon depuis plus de 20 ans ! Devant le danger que mes frères en lumière font à nouveau courir au Congo, notre pays, le patriotisme m'appelle à dévoiler certains secrets de cette confrérie qui a fait le bonheur de l'Europe et des Etats-Unis mais qui, du fait de l'égoïsme de certains frères congolais ne fait que causer la misère et la guerre dans notre pays.

Tout d'abord, permettez-moi de présenter les acteurs :
- Pascal LISSOUBA (Grand Orient - G.O), grade 7è degré
- Denis SASSOU-NGUESSO (Grande Loge du Congo - GLC), grade 28è degré
- Mathias DZON (Grande Loge de France – GLF), grade 7è degré
- Guy Romain KINFOUSSIA (Grand Orient- G.O), grade 33è degré
- Marion Michel MANDZIMBA EWANGO (Grande Loge de France –GLF), grade 33è degré
- Ange Edouard POUNGUI (Grande Loge Nationale de France – GLNF), grade 7è degré
- Emmanuel NGOUELONDELE MONGO (Grande Loge du Congo – GLC), grade 7è degré
Nous sommes donc en face des « frères gradés », et même très gradés (deux du 33è degré et un du 28è degré).
Pendant la guerre du 05 juin 2007, les frères Marion MANDZIMBA, Rodolphe ADADA, Justin LEKOUNDZOU et Mathias DZON soutiendront SASSOU.
Tandis que Guy Romain KINFOUSSIA, Samuel BADINGA, MANOUKOU et Dieudonné GANGA soutiendront LISSOUBA.
ET VOICI LA TRAME DE L’HISTOIRE :
Tout commence en marge de la conférence nationale souveraine de 1991. Devant les déviations ethniques et des injures contre les mbochis pendant cette conférence, les frères EKONDI-AKALA (à l'époque au 28è degré) et Marion MANDZIMBA EWANGO (à l'époque 33è, et dont le père fut déjà franc-maçon) ayant constaté que les originaires du nord du Congo étaient minoritaires dans les loges, vont demander l'initiation des compatriotes de ce côté du pays. Leur choix se porte astucieusement sur YHOMBI OPANGO, MOKOKO et SASSOU.
Mais les autres frères dirigés par Samuel BADINGA, Dieudonné GANGA et Joseph BADILA (tous gradés du 33ème degré) vont y opposer une fin de non-recevoir. C'est alors que Roger NGOUROU (agent de la DST, à l'époque et gradé au 5ème degré) et Raymond IBATA (gradé 7ème degré) vont amener les dossiers refusés au Sénégal qui acceptera d'initier les trois généraux congolais (bien que refusés dans leur propre pays).
A la fin de la transition, contre toute attente, SASSOU devient « Maître-maçon » grâce au concours d'Abdou DIOUF, alors Président du Sénégal. Ingrat, SASSOU va réussir à faire radier Roger NGOUROU et Raymond IBATA ses parrains, pour devenir le plus ancien de cette loge que YHOMBI et MOKOKO ont refusé de fréquenter. SASSOU va donc initier tout son entourage (Jean Dominique OKEMBA, TCHENZELLE, Jean François NDENGUET, Hugues NGUOLONDELE, MOKOKI, etc.).
Puis SASSOU va créer la Franc-maçonnerie sorcière. Il créera en 1999 une Loge "sorcière" qui est dirigée par Jean Dominique OKEMBA et qui obligera tous ceux qui veulent "manger", donc être nommés à des hautes fonctions, à y adhérer (cette « Loge sorcière » compte l'essentiel des femmes et des hommes ministres des gouvernements successifs depuis cette date).
Les maîtres Marion MANDZIMBA EWANGO et Mathias DZON ainsi que Justin LEKOUNDZOU (filleul de Marion MANDZIMBA) ont été également sollicités pour faire également partie de cette « Loge sorcière » créée par SASSOU et dirigée par OKEMBA mais ils vont refuser d'y entrer. La femme de DZON va mourir, LEKOUNDZOU sera empoisonné et le petit MANDZIMBA EWANGO (qui est « grand » la nuit) va répudier sa femme lorsqu'il constatera que cette dernière couche avec SASSOU qui veut ainsi lui arracher « ses pouvoirs maçonniques ».
Dans la bagarre LEKOUNDZOU contre SASSOU au sujet du PCT, Le Grand-Maître Marion MANDZIMBA EWANGO va aller chercher l'esprit d'un autre grand initié, Marien NGOUABI, sous le couvert de l’association partant le nom de ce dernier pour s'en servir comme « bouclier » face à SASSOU qui a été plongé dans son assassinat. C'est pourquoi SASSOU refuse d'autoriser l'existence de cette association au Congo. L’association « Marien NGUABI et Ethique » n'est pas une simple association. C'est un « Pentacle », un « Talisman » contre SASSOU ! Et ce dernier le sait.
Et Mathias DZON dans tout cela ? Le pauvre DZON qui n'est pas très haut gradé dans l'affaire, mais très ambitieux, va aussi chercher à créer sa « Loge sorcière » avec l'appui du défunt « roi de Mbaya ». Les membres de cette « Loge sorcière » de DZON sont notamment : Jean NKABA, Stanislas EBATA MONGO, Jean Sylvestre ITOUA. Le Grand-Maître Marion MANZDIMBA EWANGO était également invité à les rejoindre, mais là aussi il refusera de fréquenter cette Loge (tout comme il refusa de fréquenter celle de SASSOU et OKEMBA). Voila donc pourquoi ce dernier, bien que dans l'opposition, n'est pas politiquement proche de son frère Mathias DZON, et se sent plus proche de Guy Romain KINFOUSSIA qui, comme lui-même, est donc plus propre « maçonniquement » parlant. Voilà la face cachée de la guerre entre Marion MANDZIMBA EWANGO et, d’un coté ses frères SASSOU et OKEMBA et de l’autre coté le frère Mathias DZON. Quant aux POUNGUI, MOUKOUEKE et autres MUNARI, ce ne sont que des pauvres « malanda ngulu » dans cette histoire de « grands sorciers » qui n'en est à vrai dire qu'à ses débuts.
Auteur : Jean Claude BOURANGOU (petit-fils du défunt roi téké de M'Baya)
Publié le : 14 mai 2009
Rubrique : Congo-société
Source : http://www.tumbucktoo.com
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CONGO-BRAZZAVILLE : LA CECF VISITEE PAR LA DIRECTION DE L’EGLISE EVANGELIQUE DU CONGO. (le 19/04/2009 à 01h05)
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Par invitation du conseil de la Communauté Evangélique du Congo en France (CECF), le président de l'Eglise Evangélique du Congo accompagné de deux membres du bureau synodal a séjourné du 14 mars au 3 avril 2009 en France.
LE BESOIN EXPRIME PAR LE CONSEIL DE LA CECF.

Sachant qu'un besoin est un sentiment de manque, les membres du conseil ont à la suite du séjour du pasteur NSouami de retour de la Suisse estimé normal de mettre un terme à l'incompréhension qui existait alors entre ce dernier et le conseil. Cette incompréhension est due à la lettre du bureau synodal sortant qui demandait à la CECF de surseoir à son projet de changement de statut. En effet, la CECF avait reçu le quitus du synode de juillet 2004 de l'EEC de passer du statut de la loi 1901 à celui de la loi 1905. Cependant, la nouvelle direction de l'EEC sous la présidence du pasteur NSouami élu en 2005, suite au décès du précédent président de l'EEC, le pasteur MBama, constatant les divergences au sein de la CECF a demandé de surseoir à ce changement de statut. Les membres du conseil de la CECF s'interrogeant sur le leitmotiv de cette décision ont sollicité les lumières du bureau synodal ainsi que celles du conseil synodal de l'Eglise mère. Attitude interprétée par la direction de l'EEC comme une remise en cause de l'autorité du président en la personne du pasteur NSouami. Cette situation a fini par créer une situation de non confiance: manque de communication, manque de collaboration franche, manque de fraternité sincère tout simplement. C'est donc pour enlever cette négation de la confiance que les membres du conseil de la CECF ont pris la décision d'inviter le président de l'EEC pour une visite pastorale au sein de la CECF. Le pasteur NSouami nouvellement réélu lors du synode de juillet 2009, a émis le souhait d'être accompagné par le vice-président, le pasteur Boniface Yidika, et le secrétaire à l'administration et aux finances, le diacre Joseph Mandzoungou. Une proposition conforme à une visite de travail qui sera alors entérinée par le conseil de la CECF. C'est ce qui explique la présence des membres du bureau et de quelques conseillers de la CECF, à l'Aérogare Charles De gaulle, très tôt ce matin du samedi 14 mars. Le séjour de la délégation sous le signe de l'écoute active devenait une réalité. Une réalité d'autant plus évidente que la délégation a visité d'abord les membres de la section locale de Rouen, ensuite ceux de Bordeaux et pour finir par ceux de Paris: comme qui dirait la boucle était donc bouclée. Il sied de noter que partout où la délégation pastorale passait le mot de bienvenu était: « papa ayi nzala esili », traduction osée « papa est venu la faim est fini ».
LA REPONSE DE LA DELEGATION PAR LE PRESIDENT.

Le président de l'EEC a adopté une méthode en deux temps. Il s'est adressé d’abord au conseil de la CECF élargi aux diacres et aux responsables des groupes, puis aux fidèles de l'EEC à la fin du culte dominical du 29 mars à la paroisse de l'annonciation, sise 19 rue Cortambert dans le XVIème arrondissement de Paris, lieu où se tiennent régulièrement deux cultes sur les trois organisés mensuellement par la CECF. A l'occasion, il a dit ce qui suit:
- les diacres ne doivent plus imposés les mains;
- la double appartenance à des groupes n'est possible que pour les CBEistes et les choristes dans un groupe de gospel;
- la possibilité d'organiser des cultes de formation et d'intercession dans la semaine et non les dimanches;
- la question du fonctionnement de la CECF sera soumise à l'appréciation du conseil synodal de ce mois d'avril;
- les tournées du diaconat doivent être réservées aux seuls diacres, l'assistance des conseillers n'est pas tolérée;
- la confirmation du statut du pasteur Kikabou comme serviteur de l'EEC;
- la collaboration et non la fusion de la CECF avec la Communauté Evangélique Congolaise (CEC de la république démocratique du Congo);
- l'affectation d'un pasteur de l'Eglise Réformée de France comme responsable de la CECF en lieu et place du pasteur Kikabou.
La fin du message du président de l'EEC a été le signe solennel sanctionnant la fin du séjour de la délégation en France. Cette réponse qui ressort d'un ajustement structurel et non conjoncturel a commencé de susciter un sentiment teinté d’incompréhension pour les uns, et de compréhension pour les autres. C'est pourquoi, un bilan sur le diagnostic et le remède peut s'imposer d'autant plus qu'il est de bonne conscience chrétienne d'être mu par la vérité, le sens de la responsabilité et l'ordre.
CONCLUSION:
Si un bilan peut être dressé de cette visite, il est assurément mitigé. Car une partie, tout en osant espérer qu'elle ne soit pas nombreuse voire très nombreuse, est restée affamée. Celle-ci a même commencé à rêver en chantant: « papa akozonga nzala ekosila » c'est-à -dire « papa reviendra pour mettre fin à notre faim ». Peut-être faut-il faire de sa vie un rêve et d'un rêve une réalité comme le disait Saint Exupéry!
Publié le : 18 avril 2009
Rubrique : Congo-société
Source : http://chak.unblog.fr/
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SANTE-CONGO/B : UNE ENQUÊTE POUR AIDER LES PROSTITUEES A SE PRESERVER DU VIH/SIDA. (le 28/09/2008 à 13h03)
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Dans la pénombre du quartier Mabouaka à Bacongo, à Brazzaville, la capitale congolaise, Mireille*, 25 ans environ, se dispute avec un homme. Peu après, elle revient sous la lumière, près d'un bar. "Ce salaud voulait se moquer de moi. Il ne veut pas du préservatif, mais ne propose que quatre dollars, et j'a refusé", explique-t-elle à IPS.
Mireille rejoint ensuite d'autres professionnelles du sexe qui attendent des clients chaque soir près de ce bistro. "Nous ne venons ici que le soir, et nous pouvons y passer la nuit, à la solde des clients", déclare-t-elle, préoccupée à sourire et à saluer des passants. Un homme l'aborde : "Tu vends?". Elle acquiesce de la tête, et les deux silhouettes disparaissent dans l'obscurité pour négocier.
A Mabouaka comme à plusieurs autres endroits de l'arrondissement de Bacongo, les prostituées s'affichent et sont bon marché, se livrant à moins d'un dollar parfois. Le Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS) a validé une enquête sur les professionnelles du sexe à Brazzaville, à la mi-septembre. Les enquêteurs ont sillonné la capitale, et indexé six arrondissements, Makélékélé, Bacongo, Poto-Poto, Moungali, Ouenzé et Talangaï, très connus pour leur ambiance.
Par exemple, l'enquête révèle que Moungali compte 29 sites les plus peuplés de la capitale, avec plus de 309 professionnelles de sexe recensées et concentrées dans un bloc de neuf rues seulement.
En outre, non loin du stade Alphonse Massamba Débat, en plein cœur de la capitale de ce pays d'Afrique centrale, des prostituées attendent leurs clients à ciel ouvert, sous des eucalyptus. "En saison pluvieuse, il y a une broussaille par ici, et les clients viennent
plus nombreux. Mais là, nous nous disputons les quelques courageux et certains fidèles qui rodent sous ce bois", a indiqué à IPS, Marguerite*, la cinquantaine, assise sur une motte de terre, près d'une piste. D'après les spécialistes, ce site, appelé "La forêt", était le premier endroit de la prostitution affichée à Brazzaville dans les années 1980.
La prostitution atteint des proportions inquiétantes à Brazzaville. Selon le rapport du CNLS, 118 sites fixes ou mobiles ont été recensés dans la ville, et 978 professionnelles du sexe y opèrent de façon permanente. "L'activité de la prostitution est non-stop du fait de la présence importante des boxons, des chambres de passe aux lieux d'habitation des prostituées et de la multiplicité des buvettes où l'on consomme des drogues diverses", explique à IPS, Marlon Batisa, consultant du CNLS et auteur du rapport.
Préoccupé par le risque qu'encourent ces prostituées dont l'âge varie entre 12 et 60 ans, selon le rapport, le CNLS, loin de mettre fin au phénomène, lance une série d'actions en leur faveur. "Ces professionnelles du sexe et leurs clients figurent parmi les groupes les plus vulnérables au VIH. A ce titre, les interventions à leur endroit constituent une priorité pour la réponse au VIH", a déclaré à IPS, la secrétaire exécutive du CNLS, Dr Marie Francke Puruehnce.
"L'élaboration de la cartographie de la prostitution à Brazzaville nous donne l'opportunité d'avoir une meilleure vision des sites de prostitution et de leurs catégories, et d'orienter notre action visant la réduction au VIH des professionnelles du sexe et de leurs clients", a-t-elle ajouté.
L'Association pour l'appui aux initiatives de santé communautaire (AAISC), une organisation non gouvernementale basée à Brazzaville, a été désignée par le CNLS pour aider les prostituées à prendre consciences des dangers qu'elles courent dans l'exercice de leur métier.
Depuis mai 2008, quatre mobilisateurs sociaux de l'AAISC – trois femmes et un homme -- sillonnent des sites, proposant aux prostituées des services pour éviter le VIH/SIDA. Une soixantaine de prostituées sont formées sur les pratiques sexuelles et leurs risques, la négociation du préservatif et l'identification des situations génératrices des risques VIH. Elles se chargent de communiquer ces informations à leurs collègues.
Par ailleurs, deux centres médicaux ont été choisis à Brazzaville par le CNLS pour apporter des soins gratuits aux prostituées pour les infections opportunistes et pour les maladies ordinaires comme le paludisme. Ces cliniques reçoivent des médicaments du CNLS.
Selon le service d'accueil de la clinique de l'Association congolaise pour le bien-être familial, entre 20 et 30 professionnelles du sexe viennent se faire consulter pour diverses pathologies. La même source indique à IPS que ces prostituées passent à des périodes bien précises, "au moins une fois le trimestre".
De son côté, Lucie Nkouankoua, une religieuse qui reçoit les prostituées à la clinique catholique Sœur Martin, indique qu'une centaine d'entre elles passent pendant chaque trimestre. "Elles viennent pour les infections sexuelles diverses. Au troisième trimestre de cette année, onze parmi elles ont été dépistées positives du VIH/SIDA. Nous les avons orientées vers des centres spécialisés", ajoute sœur Nkouankoua à IPS.
Mais, la clinique Sœur Martin n'a pas encore conclu un accord avec le CNLS pour suivre et soigner les prostituées. "Il y a beaucoup de prostituées ici à Poto-Poto. Elles viennent parfois pour le paludisme et d'autres maladies que les infections sexuelles. Comment les traiter gratuitement? En attendant de signer un accord, nous traitons gratuitement les infections sexuelles avec l'aide du CNLS, mais on fait payer 2.500F francs CFA (environ 5,6 dollars) pour les autres traitements", souligne-t-elle.
Sur la base de cette enquête, et se servant de ces deux cas pilotes de centres de santé choisis, ainsi que de l'action menée par l'AAISC, le CNLS annonce des actions généralisées dans le pays en direction des prostituées. "Notre plan 2009 prévoit des actions plus amplifiées et plus directes pour les prostituées", a indiqué à IPS, Line Mikangou, la responsable de la communication du CNLS.
En juillet 2008, le CNLS a organisé, dans les milieux des prostituées, une campagne de dépistage mobile. Et sur 100 prostituées testées, deux ont été contrôlées positives, selon le service de la communication du CNLS.
Selon une enquête réalisée en 2004 par la Banque mondiale, 4,2 pour cent des Congolais sont séropositifs. Ce taux de prévalence n'a pas changé en 2008, selon le ministère congolais de la Santé qui, sur la base des registres des centres de santé et des Centres de traitement ambulatoires, a annoncé en 2007 que le nombre de malades du SIDA était de 150.000 contre 120.000 en 2005-2006 dans le pays.
*(Les noms de famille des personnes concernées ont été protégés). (FIN/
2008)
Auteur : Arsène Séverin
Publié le : 28 septembre 2008
Rubrique : Congo-société
Source : Ipsinternational
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LA NATION KONGO : OU LA REFONDATION DANS LA PERSPECTIVE DES INTEGRATIONS REGIONALES. (le 21/07/2008 à 01h59)
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C’est en cherchant de comprendre les peuples de l’espace culturel Kongo, leurs similitudes et leurs différences, que je suis allé à la rencontre des peuples du Kongo du nord de l’Angola et du bas-congo de la RDC. En me présentant que je suis Mukongo du Congo-Brazzaville, à ma grande surprise, cette présentation m’a valut l’appellation de N’Goikanzi (qui veut dire l'oncle), un signe de respect, qui pour moi, témoigne une certaine reconnaissance d’appartenir à un même peuple [1]. De mes origines ethniques Soundi de l’espace culturel Kongo, je me permet d’observer les velléités de la renaissance de la nation Kongo, qui, jadis, était, une nation florissante et avancée, en m’appuyant 1) sur le passé et 2) sur le contemporain. Par Appolinaire Noël KOULAMA.
1) MAMBOU MA N’ZAMBI YA POUNGOU :
Selon la bible : « Je te conduirai vers la terre où coule l’huile et le miel », ainsi, ressemble l’histoire d’un peuple bantou arriva sur les terres occupées, jadis, par les pygmées, pour s’y installer et crée un royaume et des principautés, dont les codes et coutumes, n’ont pas totalement disparus, aujourd’hui :
Les premiers vestiges archéologique trouvés dans le territoire du royaume Kongo remonteraient au 7ème millénaire avant notre ère, et les pygmées seront les premiers habitants dans cette région.
Au 1er millénaire de notre ère, des populations bantoues venant du nord et pratiquant la métallurgie du fer et pratiquant l’agriculture, atteignirent la région, en longeant la côte et les cours d’eau. Un royaume nommé Kongo, se constituera le long de la côte atlantique, et dans le massif du mayombe, au 12ème siècle. Le royaume Kongo comprenait les régions nord de l’Angola, les région sud du Congo-Brazzaville, les régions sud de la RD Congo, la région du Cabinda et les régions sud du Gabon. La capitale du royaume Kongo était dans le nord de l’Angola à M’Banza Kongo, que les portugais baptisèrent, plus tard, « San Salvador ». La langue principale est le Kongo de l’Angola, mais subsiste d’autres langue comme le Kikongo.
Dans le royaume Kongo, la succession au trône, se faisait en descendance matrilinéaire et donnait lieu à une élection où une compétition entre tous les héritiers de l’aligné maternelle. 3 princes, neveux maternels du Mani Kongo vont être autorisé à diriger une partie du territoire maritime du royaume, ce sont : Loango, kakongo et N’Goyo. Au 15ème siècle, ces trois principautés vont s’affranchir du Mani-Kongo, pour devenir à leurs tours des royaumes à part entière.
La première pénétration européenne sera marquée avec l’arrivée des navigateurs portugais, mais, c’est en 1842, alors qu’il cherchait une route qui mène aux indes, que les portugais découvrirent le fleuve Congo, par l’explorateur portugais Diego Cao, qui atteignit l’embouchure du fleuve Congo, il établit les premiers contacts avec les peuples Kongo et remonta le long du fleuve pour établir d’autres contacts, mais les relations avec les peuples Kongo furent tendues. Les portugais commencèrent la traite négrière, ce qui eut pour effet, de réduire grandement la population et de déstabiliser les entités politiques du royaume.
Selon la bible : « Avant de retrouver la plénitude dans le territoire qui lui était destiné, mon peuple a souffert en Egypte », Ainsi l’on constate,
En RDCongo : La colonisation belge va briller de brutalités contre sa colonie, et les Mukongos feront le frais de leurs résistances, mais leur résistance va prendre un tour politico-réligieux, elle sera conduite par l’ancien catéchiste Simon Kibangu en 1921. Exclus de la politique et de l’administration par Mobutu, les Mukongos ont montré leurs talons dans les affaires.
Au Congo-Brazzaville : Un autre ancien catéchiste, Matswa André crée une Association « Amicale » et dénonce, ouvertement, les abus de la colonisation et crée une résistance anti-coloniale. A sa mort, le mouvement « Amicale » devient un mouvement politico-réligieux. Exclus de la politique par le marxisme, le mouvement dont ils s’opposent longuement, et de l’administration, les Bakongos se contentent d’exceller dans les affaires.
En Angola : les kongos, vont lutter dès 1960 sous la bannière du FNLA de Alvaro Holden Roberto, pour acquérir l’indépendance, et à l’indépendance en 1975, le FNLA rejette les armes. Exclus de la politique en Angola, les attributs, sur la rigueur et le travail des kongos, suscitent encore des craintes dans l’imaginaire du peuple angolais. Exclus de la politique et de l’administration, les kongos, en Angola, brillent, généralement, dans le commerce.
Dieu a crée un peuple, l’européen l’a divisé en l’éparpillant sur quatre états, mais il n’est pas facile de séparer indéfiniment par l’homme ce que Dieu avait crée, unifié et conduit sur un territoire pour former un royaume et une communauté des peuples. Après avoir vécu des humiliations des états crées par l’homme, il se dessine des signes de la renaissance d’une Nation.
2) L’ORDRE DE LA RENAISSANCE :
Avec les intégrations africaines, de nouveaux brassages humains vont se renforcer, or, les communautés de mêmes origines, longtemps, considérées, administrativement, des « étrangers » selon qu’elles passent de l’un ou de l’autre côté de la frontière, vont, enfin, se retrouver, plus facilement. Sachant qu’avec la disparition des frontières, de nouvelles communautés africaines vont voir le jour, sur la base de la reconnaissance de « la descendance de la même Nation et de l’appartenance à un même espace linguistique et culturel ». C’est ainsi renaîtra de façon naturelle, la Nation KONGO, comme d’autres nations dans le continent africain [2].
Or, un Etat est une reconnaissance juridique international des Nations-Unies, tandis qu’une nation est la conscience réelle et effective d’un peuple de se reconnaître appartenant à une même communauté. Mais d’ores et déjà, l’identité Kongolaise est en train de naître, elle se réveille pas à pas, individu par individu, l’idéologie du mythe de retour à M’Banza Kongo et la présence du mouvement politico-religieux « Bundou Dia Kongo » en RDCongo sont les signes très révélateurs de cette prise de conscience identitaire et de la Nation Kongo.
Cette renaissance commence sur deux terrains politiques propices, l’avènement de la démocratie en Afrique, même si celle-ci est pour l’instant une démocratie de façade dans certains pays, et de la probable intégration des états de l’Afrique centrale. Comment empêcher les communautés séparées par des frontières coloniales, qui vont briser l’ordre établit par les états, pour constituer des nations ? D’ailleurs les en empêcher serait perçu comme une dictature où du tribalisme.
Il est, cependant, nécessaire de reconsidérer, dans l’avenir, certaines de nos lois et de nos constitutions, pour les adapter aux pensées africaines, qui sont le plus souvent, influencées par les mythes, les récits, les contes transmis de génération en génération, qui sont des fondamentaux de nos organisations traditionnelles, c’est même un principe décentralisateur, qui permet, de prendre en compte les spécificités entre communauté, pour constituer un ordre juridique, qui institut la continuité et l’équilibre des traditions des peuples. En adoptant, ainsi, de nombreux conflits seraient évités, dans la perspective des intégrations africaines, des communautés qui seront tentées d’outrepasser les Etats africains actuels pour les anciennes Nations.
Du point de vue typologique, les communautés de la grande famille « les Kongos », bien que constituée de plusieurs langues différentes mais très proches les unes des autres, présentent un même état d’esprit dans l’espace et dans le temps : La croyance, la spiritualité, les codes et les coutumes. Cette nation s’appuie sur des fondements solides de l’histoire, des héros comme Simon Kibangou, Kimpa Vita qui défièrent respectivement les colons et les négriers.
La Nation Kongo est une entité anthropologique réelle, qui a toujours existé jusqu’à nos jours, longtemps, combattue par les colons français et belges, des deux côtés des rives du fleuve Congo, mais, le peuple Kongo a su conserver son ambition d’identité culturelle en perte de vitesse depuis la disparition du royaume et la colonisation.
Par rapport à d’autres peuples de la région d’Afrique centrale, le peuple Kongo a toujours conserver le mythe de la refondation du Kongo, s’agit-il (pour la refondation) du royaume Kongo ou de la Nation Kongo ? ce qui est sûr, la conscience identitaire Kongo actuelle est bien une Renaissance, dès lors, il s’agit de la volonté de sortir du statut quo actuel, pour refonder une Nation, quelle que soit sa forme, autour d’une reconnaissance identitaire.
L’Histoire du Cabinda est révélatrice de l’existence réelle de la Nation Kongo [3], tout le combat de ce peuple contre le colonisateur portugais, se concentrait autour de l’identité Kongo. Depuis son annexion par l’Angola, les anthropologues et les historiens définissent indépendantiste du peuple cabindais, avant tout un combat de l’identité cabindaise qui elle s’articule autour de l’identité Kongo, ce qui apporte un démenti à ceux qui disaient que le combat du peuple cabindais est lié uniquement au pétrole de son territoire.
3) CONCLUSION :
D’une manière générale, depuis l’effondrement du royaume Kongo, les points de départs de l’entraînement des peuples Kongo, vers l’unité Kongo naissent en RDCongo [4]. Hier c’était Simon Kibangou, avec un mouvement politico-religieux et aujourd’hui, c’est « Bundou Dia Kongo », qui est un autre mouvement religieux.
Il sera malvenu de légiférer au niveaux des Etats, pour empêcher les naissances possibles des Nations, qui consacrera à l’unité des communautés séparées et qui se retrouve sur la base des affinités communes, qui leur tient à cœur, et qui créent une osmose entre ses membres.
Dans le cas des renaissances des nations, Le maintient des états actuels ne feront que retarder les choses, semer de troubles politique, que l’Afrique n’aura nullement besoin, on sait très bien que le poids de l’existence des états ne peut résister au poids de l’existence des nations.
Bien que j’adhère à la renaissance africaine, au panafricanisme, comme moyen pour affronter les enjeux de la mondialisation et le développement du continent, mais la clairvoyance s’impose, à puiser dans la dimension multiculturelle et multiethnique de l’esprit de la vie communautaire africaine. En effet, c’est en puisant dans la singularité, en faisant vivre cette singularité, que nous constituerons un ensemble de plusieurs richesses (dans son terme le plus général) pour notre continent.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 21 juillet 2008
Rubrique : Congo-société
Source : Infopagecongo.oldiblog.com
Note :
[1] Cette expérience peut-être vérifiée vraie dans la grande des cas, mais ne sera, pourtant, être considérée comme un cas global, chaque individu réagit selon ses antipathies ou selon son niveau d'éducation.
[2] Les foyers de naissance des nations en Afrique centrale : Les peuples Fans (nord-Gabon, Guinée équatoriale et sud-Cameroun), les peuples de l’est de la RDC (avec les états voisins), les peuples Haoussas etc.….
[3] Vous pouvez écouter une emmission de RFI sur: Histoire_Kongo_Du_Cabinda
[4] Vous pouvez visiter le site du peuple Kongo sur: Nekongo
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