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puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce YOUSS BANDA LE GRIOT QUI A GRILLÉ LE « FORUM POUR LA PAIX » DE SASSOU. (le 12/04/2009 à 22h17)

 

 

YOUSS BANDA a une longue expérience de la scène. Il a roulé sa bosse dans plusieurs pays d’Afrique dont l’Égypte, une rare destination pour nos artistes. Se situant dans le jazz rock, YOUSS s’appuie sur le groov traditionnel Congolais pour véhiculer un message à la fois social et politique. La presse internationale a salué, unanime, le talent de cet artiste qui mériterait d’être mieux connu et reconnu.

 

 

 

Aussi, le Forum pour la paix du 04 avril 2009 au palais des congrès de Paris a été l’occasion où jamais de rappeler ce talentueux chanteur à notre bon, très bon souvenir.

 

Muni de sa guitare acoustique, YOUSS brode un discours en accord mineur qui, souvent, fait peur aux dictateurs. Les fumistes du forum pour la paix l’ont appris à leurs dépens.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce Brassens Congolais a été payé en monnaie de singe par les rigolos de la mascarade politique dite « Forum pour la paix » dont le budget astronomique a été pourtant chiffré à 3 millions d’euros.

 

Au regard de la prestation de YOUSS BANDA, ces pingres l’ont finalement payé cher, très cher. Chanteur engagé, YOUSS ne leur a pas fait de cadeau en les caressant à rebrousse-poil et, surtout en humiliant leur pouvoir devant une salle comble qui hurlait « bis !, bis ! » lorsque, pris de court, les organisateurs mirent brutalement fin à son tour de chant.

 

Après le camouflet du 4 avril dernier, au Palais des Congrès de la Porte Maillot, nous avons cherché à rencontrer cet excellent artiste, vedette à son corps donnant et défendant d’un carnaval surréaliste, gouffre financier creusé par le mauvais génie Christel NGUESSO dit « Prince Aladin », énorme mystification politico-mafieuse qui n’a pas fini de faire couler de l’encre. 2 milliards de FCFA (coût de cette fiesta) , ce n’est pas rien.

 

 

En tout cas YOUSS, ventriloque du peuple qui souffre, ne risque pas de rouler sur l’or comme Koffi OLOMIDE, le plus grand flatteur et inimitable griot des hommes au pouvoir au Congo Brazzaville qui le rémunèrent sans compter. Cette forme d’enrichissement des griots Kinois par les leaders de la Nouvelle Espérance s’appelle « libanga ».

YOUSS BANDA est un chanteur engagé qui lutte contre les injustices.

Une fois le rideau tombé, YOUSS s’en est allé vers d’autres horizons exercer ce qu’il sait faire : chanter, chanter, encore chanter pour le Congo, pays qu’il aime comme c’est jamais permis et pour lequel il est prêt à se sacrifier.

L’idée de voir les Congolais raser les murs lui est insupportable. Et quand l’opportunité lui a été donné de chanter pour ceux qui sont responsables des galères des Congolais, YOUSS n’y est pas allé de main morte.  

 

INTERVIEW  DE  YOUSS  BANDA

 

Comment vous êtes-vous retrouvé à chanter au forum pour la paix ?

 

J’ai été contacté depuis Poitiers. Les organisateurs m’ont promis un billet de train que d’ailleurs j’ai attendu durant deux semaines sans le voir venir. Pourquoi m’avoir contacté moi ? Je ne sais pas. Ils avaient besoin d’un griot.

 

Dans l’entourage des organisateurs, on leur a parlé de moi. Ils m’ont appelé. Or il y a « griot » et « griot ».

 

Eux, sont habitués aux cireurs de pompes. Je n’en suis pas un. Seulement, ils ne s’en doutaient pas.

 

 

Avais-tu été auditionné avant de te laisser chanter ?

 

Pas du tout. Ils avaient une confiance aveugle. « On le connaît, laissez-le chanter » avaient recommandé certains quand d’autres parmi eux avaient émis quelques réserves.

 

 

Avais-tu écrit tes deux chansons pour la circonstance ?

 

 

 

Non. Lorsque je suis monté sur scène, je ne savais même pas ce que j’allais chanter. Une fois sur scène, j’ai pensé à mon pays le Congo Brazzaville. C’était plus fort que moi. Pour un musicien, quand tu es sur scène, c’est comme au Paradis.

 

Ce sont des émotions. Tu es comme en transe. On est comme un militaire avec une arme. Sauf qu’à la place des balles ce sont les idées qui mitraillent et tirent sur tout ce qui fait mal au Congo.

 

Les Congolais n’ont pas peur de SASSOU, Ils sont plutôt traumatisés par SASSOU. Et c’est ce qui me révolte.

 

 

Donc tu montes sur scène, qu’est-ce qui se passe ensuite ?

 

Là, je pense à tout le mal qu’ils ont fait aux Congolais. Je ne vois même plus le public. Une étrange force m’habite. Elle me prend. On dirait que je deviens le porte-parole de tous les sans voix de mon pays. Alors là, je me mets à mitrailler avec les mots. La force d’un vrai griot vient de ce qu’il est en relation avec les esprits.

 

 

As-tu été inquiété depuis ta prestation du 4 avril à ce forum de Paris ?

 

Depuis mon passage au Palais des Congrès je n’ai pas reçu des menaces. En revanche, mes amis ont peur pour moi. Certains ne m’appellent plus, de peur d’avoir des ennuis. Pour ma part, je n’ai pas peur. Vous vous rendez compte de leur projet de société ? On dit que le fils de SASSOU veut lui succéder. C’est délirant. Je n’ai pas envie de m’appeler YOUSS SASSOU. Les Congolais veulent rentrer chez eux. On a besoin de la paix certes. Pourquoi venir faire le forum de la paix en France alors qu’il n’y a pas de guerre au Congo. N’est-ce pas une façon d’amuser la galerie ?

 

 

A combien s’élève le cachet qui t’a été donné ?

 

50 euros

 

 

Pardon ?

 

 

 

Oui, 50 euros. Le pire c’est que j’ai attrapé une contravention en venant de Poitiers à Paris. Ces messieurs m’avaient promis un billet depuis des semaines. Je n’en ai pas vu la couleur. De guerre lasse, je suis monté dans le TGV sans titre de transport. Résultat j’ai pris une contravention de 120 euros. Pour éviter une scène de ménage avec mon épouse (une Française) chez qui j’habite, je n’ai pas donné d’adresse à ceux qui me verbalisaient. La paix dans mon couple est à ce prix. J’ai remis la contredanse aux organisateurs. Ils m’ont tourné en bourrique pour payer l’amende.

 

Finalement le ministre Thierry MOUNGALA a pris la contravention, l’as mise dans sa proche en promettant de la payer (alors qu’elle n’était pas à son nom) et m’a remis 100 euros de son propre chef. Ce ministre dit être né et avoir grandi en France. Visiblement il n’y avait jamais attrapé une contravention.

 

Ils avaient pourtant un budget de 3,6 millions d’euros pour organiser ce forum sur la paix ?

 

Des avares. J’ai dormi dans un hôtel, au 5è étage, sans ascenseur, à 70 euros la nuit. Leurs intentions étaient de me faire chanter gratos. Ils m’ont sorti le grand baratin.

 

« Pourquoi veux-tu être payé ? Quentin MOYASCKO et la Chorale vont chanter gratuitement. Au contraire ça te fera une promotion de passer au forum ».

 

 

Avais-tu besoin d’eux pour être célèbre ?

 

Tu veux rire. Il existe 54 pays en Afrique. Moi YOUSS BANDA j’en ai visité 52. Je suis une célébrité. Il est vrai que nul n’est prophète chez lui. Au Congo Brazzaville on me reconnaît à peine.

 

Sous LISSOUBA on me traita de prophète de malheur pour avoir dit aux hommes politiques de monter sur un ring, de se battre en combat singulier au lieu de faire se battre le peuple. Il y eut un festival de protestations. « YOUSS a annoncé la guerre » m’accusa-t-on. En effet c’était avant 1997. Aussitôt la guerre éclata. On m’accusa. Pourtant tout le monde avait vu les choses venir. Ensuite j’ai disparu de la circulation. Certains crurent que j’étais mort. En fait j’avais pris mes clics et mes clacs. J’étais parti en exil, comme de milliers d’autres Congolais.

 

 

Quelle était l’ambiance après ton passage au forum du 4 avril 09 ?

 

NDALLA Graille a été le premier à agresser les organisateurs en s’étonnant qu’ils aient pu me faire passer alors que je traînais une réputation sulfureuse depuis le Congo. Les autres lui ont emboîté le pas en évoquant l’éventualité de ne même pas me donner un centime sous prétexte que j’avais chanté des chansons qui étaient un affront faits aux organisateurs et au régime de SASSOU. « Béno me tala ba i kunga yandi mé tanga ! » (Vous avez vu les dégâts ?)

 

 

C’est vrai que tu n’as pas été « loyal » avec eux…

 

Le paradoxe c’est qu’après m’avoir invité à chanter, ils ne voulaient plus me laisser monter sur scène en se disant que je ne faisais pas l’affaire. « Tu vas chanter quoi ? » ; « Je ne sais pas ».

 

Ils avaient besoin d’un griot pour le forum. J’ai annulé trois spectacles pour honorer leur invitation. Sur place, ils ne se sont plus souvenus de leur invitation. Au bout du compte c’est moi qui les ai suppliés pour me laisser chanter. Une organisatrice vili répondant au prénom de Grâce a eu pitié. Pour avoir la paix avec sa conscience, elle m’a inscrit in extremis sur la liste des artistes. « Pourquoi l’as-tu payé » lui ont dit, unanimes, ses acolytes.

 

Ça discutait comme des marchands de tapis. Ça marchandait comme apothicaires. Ça ne voulait pas payer. Ça ne voulait pas payer. Grâce m’a donné 70 euros de sa poche. Elle s’en est mordu les doigts. Les deux titres interprétés sur scène (en lari et en français) me sont venus spontanément.

 

La colère du vendredi (alors qu’ils tergiversaient pour me programmer) m’a poussé à chanter le chant en français. Je me suis retrouvé symboliquement au Congo où j’ai pensé au carnaval que font les hommes politiques alors que le peuple (se) meurt. J’ai pensé au carnage sur les populations. Moi YOUSS, je n’ai aucun parti politique. Je n’ai jamais voté. Ces gens-là ne sont pas mes amis.

 

 

Il y a beaucoup de fortes métaphores dans tes chansons

 

Oui, nos hommes politiques se sont lavé les mains, maintenant il faudra qu’ils se lavent tout le corps. Ils en ont besoin. Ils sont sales. « Wa kaba ngadou, dédékésa bikounkou » c’est un proverbe kongo. « Chacun aura sa part » disait LISSOUBA. Finalement, lui comme les autres ont pris toutes les parts. J’ai utilisé ce proverbe parce que les NGUESSO se sont accaparés toutes les richesses du pays. Ensuite ils viennent nous divertir avec des forums sur la paix.

 

 

Que fais-tu au Havre ?

 

Je suis en studio pour préparer un album de 12 titres. Je travaille avec l’association Vilani.

 

 

Quels sont tes maîtres en musique ?

 

J’ai appris à jouer de la guitare sur le tas. Je n’ai pas eu de maître. Mes modèles musicaux sont : MOUNDANDA, Jacques LOUBELO, Franklin BOUKAKA, Les MBAMINA.

 

Son album Yébéla béka yébéla sort bientôt. Pour l’instant l’artiste rencontre des difficultés matérielles. En fait une souscription collective ne serait pas de trop pour soutenir cet album qui s’annonce prometteur. Donc avis aux amateurs.

 

 

Pour tout contact : 06 65 66 43 19

Assovilani : 02 35 46 70 33

 

Publié   le :   12  avril  2009

Rubrique :  Congo-culture

Source :  http://mampouya.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

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puce L’ECRIVAIN CONGOLAIS SONY LABOU TANSI A-T-IL EU DES « NEGRES » ? (le 23/11/2008 à 16h08)

 

Qui a écrit les romans de l'écrivain et dramaturge congolais Sony Labou Tansi ? Ceci n’est pas une question attrape-nigaud. Elle mérite d’être posée en ces termes parce que de plus en plus de voix parlent de l’écriture à plusieurs mains des romans de l’écrivain congolais!

 

Couvertures de romans de Sony Labou Tansi (DR)

Sony Labou Tansi a occupé l’espace littéraire africain durant la décennie 80-90. Aussi bien dans l’écriture romanesque que dans le théâtre, il fut considéré comme le meilleur de sa génération. Une décennie après sa disparition [il est mort du sida en 1995, à l'age de 47 ans, ndlr], son œuvre est entrée dans l’ère du soupçon.

Longtemps, ces accusations ont été accueillies avec un souverain mépris par les inconditionnels de Sony Labou Tansi dont je fais partie, les mettant sur le compte de la calomnie. Il est vrai que chaque fois qu’un auteur africain a émergé, il s’est trouvé des voix pour tenter de le salir.

Ainsi, Yambo Ouologuem fut accusé de plagiat après le Renaudot; Calixte Beyala aussi le fut après que le prix du roman de l’Académie française lui a échu. En général, les grands auteurs, même européens, ont connu ce soupçon. On a dit que c’est la reine d’Angleterre qui écrivait les tragédies de Shakespeare, que c’est Racine qui refilait des comédies à l’inculte Molière.

 

UNE  ŒUVRE  BÂTIE  A  L’OMBRE  DU  SOUPCON

La rumeur a toujours accompagné la carrière de Sony. Même de son vivant, Sony Labou Tansi fut accusé d’avoir pillé  « Cent ans de solitude »  de Gabriel Garcia Marquez pour écrire son roman  « La Vie et demie » . Influence que Sony n’a jamais cachée d’ailleurs. Mais, pour beaucoup de gens, la frontière est difficile à tracer entre intertextualité et plagiat.

On se rappelle aussi la rumeur qui disait que Sylvain Bemba réécrivait les œuvres du jeune écrivain dont il fut le premier lecteur. L’homme n’entrera jamais dans la polémique, mais devant la persistance de la rumeur, Henri Lopes se verra dans l’obligation de répondre, en relativisant l’implication de Sylvain Bemba dans l’œuvre de Sony.

On apprendra que  « la fratrie des écrivains congolais »  relisait les manuscrits de ses membres et faisait des remarques, dont l’auteur n’était pas obligé de tenir compte. Il dira que Sylvain Bemba se contentait d’un  « travail de toilette »  sur les manuscrits. Jusqu’où allait ce toilettage? En l’absence des manuscrits de Sony, c’est mystère et boule de gomme.

Plus tard, viendra le pavé de Mukala Kadima-Nzuji. Dans une note de lecture, il affirme que  « Le Commencement des douleurs » , qui a été publié par les Editions du Seuil, est très différent du manuscrit que Sony avait fait lire à plusieurs personnes. Comme cette affirmation ne s’appuyait que sur des déclarations d’écrivains sous le couvert de l’anonymat, on l’a mise sur le coup de la jalousie de confrères.

 

ADAPTER  AU  GOÛT  DU  PUBLIC  HEXAGONAL

Et puis, comme un dernier clou au cercueil de la réputation de Sony, tombe une œuvre consacrée par Jean-Michel Devesa à l’écrivain congolais et intitulée  «  Sony Labou Tansi, l’écrivain de la honte  »  (éd. L'Harmattan).

L’universitaire et chercheur ayant vécu et travaillé au Congo montre qu’il y a effectivement eu un profond travail de réécriture des romans de Sony Labou Tansi par Luc Estang et quelques autres personnes des éditions du Seuil. Un travail de retouche, sous le prétexte que l’écriture de Sony Labou Tansi avait besoin de lifting pour être accepté par le lectorat hexagonal.

Quelles sont la part d’écriture de Sony Labou Tansi et celle des  « cosméticiens »  du Seuil dans ces livres hybrides? Le style étant propre à chaque homme, qu’en est-il lorsque l’œuvre est écrite à plusieurs?

Toutes ces questions trouveront de réponses lorsque les manuscrits de Sony Labou Tansi et tous ses carnets d’écrivain seront à la disposition des chercheurs, et qu’une véritable critique  « génétique »  sera possible.

 

SONY  EST  UNE  VICTIME.  SEULEMENT  UNE  VICTIME

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Même s’il s’avérait que des écrivains ont aidé Sony Labou Tansi en réécrivant ses livres, il serait plus à plaindre qu’à blâmer. Quel jeune auteur aurait la détermination de refuser de petits arrangements si c’était le prix pour voir éditer son premier roman?

On peut imaginer le calvaire qui fut le sien plus tard, en tant que créateur contraint de vivre dans une imposture pareille. Il n’y a pas de Faust heureux. Et cela éclairerait pour nous l’attitude de Sony dans les dernières années de sa vie. Expliquer pourquoi il a scié la branche sur laquelle il était assis et la solitude dans laquelle l’ont relégué ses amis.

En s’engageant en politique aux côtés de Bernard Kolelas, en dénonçant la Françafrique, en tenant un discours africaniste que l’on a qualifié d’antifrançais, il contribua à détruire les alliances qui avaient aidé à ses succès littéraires.

En effet, Sony Labou Tansi s’était appuyé sur un réseau de parrains littéraires qui étaient des écrivains en même temps que des personnalités politiques de son pays, en l’occurrence Henri Lopes et Jean-Baptiste Tati-Loutard qui créera un poste spécialement pour lui au ministère de la culture: une façon de l’enlever de la classe tout en lui conservant son salaire de fonctionnaire pour qu’il se consacre entièrement à son art.

Des amitiés à l’ambassade de France et à RFI lui assureront la promotion de ses œuvres en France. D’ailleurs, il sera longtemps l’invité incontournable de chaque édition du festival de théâtre de Limoges. Des pièces saluées par la critique de l’époque et déjà tombées dans l’oubli, nul metteur en scène d’Afrique ou d’Europe ne les montant aujourd’hui.

Avec son entrée en politique, il ne pouvait ignorer qu’il perdrait tous ses soutiens. Pourtant, il l’a fait. Comme un ultime sursaut pour se déprendre des maîtres artisans de la gloire et se réapproprier sa liberté au prix fort.

Mais, au-delà du cas Sony, ces révélations doivent nous interpeller, car elles posent un grave problème, celui de tous les auteurs africains publiés par les maisons d’éditions hors du continent: quel est leur degré d’indépendance? Jusqu’où sont-ils maîtres de leur création?

Ont-ils la force de résister aux nègres (il n’y a pas un autre nom pour désigner les mercenaires de la plume) qui tripatouillent leur manuscrit sous le prétexte d’en faire des succès de librairies? S’ils succombent à la tentation du succès, alors on peut affirmer que la littérature africaine est en péril.

Sony Labou Tansi, écrivain de la honte et des rives magiques du Kongo éd. L'Harmattan - 380p., 31€.

 

Auteur :  Barry  Saidou  Alceny

Publication :  23  novembre  2008

Rubrique :  Congo-culture

Source :  http://www.rue89.com

 

 

 

 

 

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