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puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce UPADS : DEMISSION DE FAUSTIN LIEM, FIGURE EMBLEMATIQUE DU PARTI DE PASCAL LISSOUBA. (le 06/03/2008 à 17h26)

 

 

 

 

Après  le  MCDDI,  c’est  le  tour  à  l’UPADS  de  connaitre  des  défections  de  ses  militants,  Monsieur  Faustin  Liem,  figure  incontournable  de  l’UPADS  dans  la  région  de  la  Sangha,  vient  d’envoyer  sa  démission,  si  l’on  se  réfère  aux  raisons  qui  accompagnent  cette  décision,    ces  raisons  prouvent  à  suffisance,  l’incompétence de  l’opposition  congolaise,  dont  l’UPADS  en  particulier  est  incapable  de  réussir  son  renouvellement,  après  le  coup  d’état  de  1997  militaire  et  de  l’indisponibilité  définitive  de  Pascal  Lissouba  qui  s’en  est  suivie  quelques  années  plus  tard.  Voici  pour  vous,  la  lettre  démission  de  Faustin  Liem  parue  dans  « La  Semaine  Africaine ».        

 

 

 

Département de la Sangha

 

Faustin Liem démissionne

de l’U.pa.d.s

 

Haut-commissaire à l’enseignement primaire et secondaire, en 1995, Faustin Liem a décidé de quitter le navire de l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale) du professeur Pascal Lissouba. Il constate, jusqu’à ce jour, que les «dirigeants du parti s’enlisent davantage dans la lutte intestine, la base est désemparée, pas de prise de conscience des dirigeants». Après sa démission de l’U.pa.d.s, Faustin Liem se dit disposé à intégrer une autre formation politique qui partage ses convictions. Dans une lettre de démission adressée le 15 février 2008, au secrétaire général de l’U.pa.d.s, à Brazzaville, il évoque les raisons de son départ.

 

«C’est dans un état de grande émotion, la peine au ventre, les yeux chargés et le cœur serré que je me vois dans l’obligation de vous faire savoir, ainsi qu’à tous mes anciens sociétaires, que je démissionne de l’U.pa.d.s, le parti du professeur Pascal Lissouba que j’avais tant aimé et qui avait marqué ma vie militante, après le P.c.t, du temps du parti unique. En effet, avec l’avènement du multipartisme dans le pays, et ayant, personnellement, jugé très mince, le bilan du P.c.t sur le terrain, j’avais dû le quitter, pour embrasser, avec assurance, une nouvelle expérience au sein de l’U.pa.d.s, son président venant d’être porté à la magistrature suprême. Mais, à peine installé, le pouvoir de l’U.pa.d.s était sérieusement menacé par la coalition des partis politiques de l’opposition, à la recherche de la majorité parlementaire. Le président Pascal Lissouba, comme solution à la crise, prend le risque de dissoudre l’assemblée nationale et sollicite, pour les deux camps, une majorité issue des urnes. C’est à ce moment crucial de la lutte que je fais mon baptême de feu à l’U.pa.d.s. Elu député de l’U.pa.d.s, de la circonscription de Sembé, à l’issue d’un scrutin libre et transparent, j’avais cru, personnellement, en arrachant un siège au P.c.t, avoir contribué à donner cette majorité tant recherchée à l’U.pa.d.s. Je pensais, à travers cet acte, avoir tout donné à mon parti, et ma foi et mon siège. Malheureusement, en retour, mon parti semblait me refuser tout.

 

Camarade Secrétaire général, vous savez, très certainement, ce dont je parle. Malgré les humiliations et autres frustrations vécues pendant cette législature dont la fin, d’ailleurs, a été précipitée, j’ai continué à avoir confiance au parti, acceptant, après la débâcle que tout le monde a suivie, de rallumer la flamme de mon parti, dans un environnement politique pas toujours aisé. C’est, justement, pendant l’exercice de mes nouvelles fonctions, que je constate que mon parti ne me fait toujours pas confiance et notamment sa base qui renoue avec des pratiques malsaines, pendant que le sommet perd, véritablement, le sens de la lutte politique. Aussi, la meilleure manière, à mon sens, de retirer, totalement, ma confiance à ce parti, est d’en sortir. Le faisant, je rassure que cet acte n’a pas entamé mon idéal de combat et que mes convictions politiques sont intactes. Respectueusement ».

 

 

Envoyée  par:  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  04  mars  2008

Source :    La  Semaine  Africaine  n° : 2772  du 29/02/2008

 

 

 

 

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puce PASCAL LISSOUBA: MON PRESIDENT EN REPUBLIQUE DU CONGO-BRAZZAVILLE, DE 1992 A 1997 (1ère PARTIE). (le 16/09/2007 à 05h12)

 

 

 

 

Sous  l’invitation  de  ses  amis,  Monsieur  Pascal   Lissouba  rentre  de  Londres  pour  créer l’Union  Panafricaine  pour  la  Démocratie  Sociale  (UPADS),  un  parti  dont  il  fixe  les  lignes  principales :  Social-démocratie,  la Science  et  la  Technologie  au  service  du  peuple   et  le  Panafricanisme.  Il  va  en  faire  un  grand  parti,  une  grande  machine  électorale  fondée  par  sa  seule  image,  image  qui  incarnait  un  consensus,  une  unité  au  sein  de  son  parti  et  dans  l’électorat  de  son  fief,  mais  sa  présidence  serait  entachée  d’un  climat  délétère. 

 

 

 

1)    L’ELECTION  DE  PASCAL  LISSOUBA:

 

L’installation  de  la  démocratie  congolaise  sonnera  la  cloche  de  la  fin  du  monopartisme  et  du  retour  du  pluralisme  politique,  sur  le  paysage  politique  (du  moins  qu’à  l’époque).  La  conférence  nationale  entérine  les  nouvelles  bases  politiques,  qui  sont  considérées  consensuelles,  car  cette  conférence  nationale  étant  souveraine  était  dans  son  essence,  représentante  des  aspirations  du  peuple.  Une  élection  parmi  les  participants  (1100  personnes  représentant  67  partis,  134  associations  ou  ONG),  désignera  Monsieur  André  Milongo,  comme  Premier  Ministre  de  la  transition,  pour  une  période  de  18  mois  qui  devrait  conduire  le  Congo  vers  les  élections  libres  et  transparentes.

 

La transition  dirigée  par  Monsieur  André  Milongo  organise  les  premières  élections  post-coloniale  au  Congo,  selon  le  carnet  de  route  de  la  Conférence  nationale  Souveraine,  par  contre  toute  la  mise  en place  des  institutions  n’avaient  jamais  été  achevée :  Pas  de  Conseil  constitutionnel,  pas  de  l’assemblée  élue,  pas  de  sénat.  Ces  absences   institutionnelles  seront  des  vides,  qui  vont  être  la  source  de  violations  constitutionnelles  involontaires  ou  volontaires.  André  Milongo  serait  lui  même  candidat,  et  le  16  Août  1992,  Monsieur   Pascal  Lissouba  était  élu  de  manière  libre  et  démocratique,  en  écrasant  son  adversaire  immédiat  au  second  tour, Monsieur  Bernard  Kolélas  par  61,32%  à  38,68%.

 

A  son  allocution  du  31  Août  1992,  date  de  la  cérémonie d’investiture,  Monsieur  Pascal  Lissouba,  soucieux  de l’unité  nationale  confirme  son  désir  de  faire  voter  une  loi  sur  l’amnistie  du  PCT,  au  nom  de  l’unité  nationale,  mais,  cela  constitue,  sans  doute,  une  victoire  politique  de  Sassou  N’Guesso  à  la quête  d’une  virginité  politique.

 

Retour  en  arrière,  pendant  les  séances  de  la  Conférence  Nationale  Souveraine  (CNS)  et  pendant  la  transition,  le  Professeur  Pascal  Lissouba,  ne  cessait  de plaider  pour  une  amnistie  totale,  au  nom  de  l’unité  nationale  sur  tous   les  déboires   et  les  crimes  politiques  commis par  le  Parti  Congolais  du  Travail  (PCT)  l’ex  parti  unique,  cette  volonté  de  Pascal  Lissouba  arrangeait  l’obsession  de   la  crainte  de  Sassou   N’Guesso  sur  le  risque  d’être  poursuivi  devant  les  tribunaux  pour  la  gestion  passée  des  deniers   publics,  du  reste,  avec  un  certain  nombre  de  hauts  dignitaires  du  PCT.

 

 

2)    TRANSITION  INACHEVEE  PAR  ANDRE  MILONGO:

 

l’article  181  alinéa  2  de  la  constitution  stipule :  « La  constitution  entre  en  vigueur  au  moment  de  la  mise  en  place  définitive  des  nouvelles  institutions  démocratiques »  Or,  à  cette  époque  aucune  institution  n’avait  été  mise  en  place,  pendant  la  transition  dirigée  par  Monsieur  André  Milongo,  un  dilemme  se  constituait,  devrait-on  diriger  le  pays,  sans  constitution    avec  constitution ?  Face  à  ce  vide,  la  présidence  de  Pascal  Lissouba  eut,  tout  de  même,  cette  sagesse  d’inaugurer,  l’application  de  la  constitution  votée  par  le  peuple,  ce  fut  la  première  violation  constitutionnelle  qui  était  inéluctable  pour   faire  fonctionner  la  république  et  la  démocratie

 

L’article  72  dispose :  « Le  serment  est  reçu  par  le  Président  du  Conseil  constitutionnel,  qui  prend  acte  devant  le  Parlement,  le  Conseil  constitutionnel et  la  Cour  suprême »  Or,    encore  il  y  a  un  vide  juridique,  du  fait  que  le  Conseil  constitutionnel  ne  soit  pas  installé  par  la  transition  de  Monsieur  André  Milongo,  un  autre  dilemme  se  posait :  Est-il  légitime aux  yeux  du  monde,  que  nous  ayons  un  Président  avec  ou  sans  prestation  de  serment ?  Face  à  ce  nouvel  vide,  la  sagesse  est  que  nous  ayant  un  Président  qui  doit  prêter  le  serment  et  c’est  autour  de  son  serment,  qu’un  Chef  d’Etat  est  souvent  interpellé.  Mais  le  31  Août  1992  consacra  l’investiture  de  Pascal  Lissouba,  cette  disposition  avait  été  violée  parce que  le  serment   avait  été  présentée  devant  la  Cour  suprême,  en  l’absence  du  Conseil  constitutionnel  et  du  parlement.  ce  fut  la  seconde  violation  constitutionnelle  dans  l’intérêt  de  la  nation,  pour   faire  fonctionner  la  république  et  la  démocratie.

 

 

3)    LES  INCOMPREHENSIONS  SUR  L’INTERPRETATION  DE  LA  CONSTITUTION : 

 

Suite  à  un  prétendu  ou  supposé  accord  (UPADS/PCT)  que  réclamait  le  Président  déchut  Sassou  N’Guesso,  au  deuxième  tour  des  élections  présidentielles,  le  PCT  de  Sassou  N’Guesso  obtient  3  sièges  au  lieu  de  7  sièges  comme  il  le  réclamait,  conformément  à  l’accord,  dans  le  Gouvernement.  Pascal  Lissouba  va  démentir  l’existence  d’un  tel  accord,  et  par  la  voie  du  secrétaire  général  du  PCT  de  l’époque,  Monsieur  Ambroise  Noumazalaye  déclare  caduc  le  dit-accord  et  deux  ministres  sur  trois  quittent  le  gouvernement  aussitôt.

 

Selon  Sassou  N’Guesso, «  cet  accord  reposait  sur  un  constat  que  nous  avons  fait  entre  les  deux  tours  des  présidentielles,  à  savoir  que  les deux  candidats  arrivés  au  2ème  tour  avaient  besoin  du  soutien  des  six  autres  candidats  malheureux  du  premier  tour.  Le  document  de  l’alliance  portait  un  signe  révélateur  « Accord  pour  gouverner  ensemble ».  Celui-ci  prévoyait  que  les  parties  contractantes  s’engagerait  à  former  à  l’assemblée  nationale  le  socle  d’une  majorité  stable,  ensuite  nous  signerons  un  accord  de  gouvernement »  (interroger  en  février   1993  par  le  mensuel :  Africa  international). 

 

Pascal  Lissoubas  déclare : « Ces  accusations  sont  sans  fondement.  Que  s’est-il  passé  en  réalité ?  Entre  les deux  tours  de  l’élection  présidentielle,  Sassou  n’a  pas  aménagé  ses  efforts  pour  que  je  le  rencontre.  Il  m’a  fait  dire  que  Bernard  Kolélas  (mon  adversaire  au  second  tour)  était  venu  lui  proposer une  alliance,  mais  que lui  préférait  me  rencontrer  pour  voir  de  quelle  manière,  nous  pourrions  nous  entendre.  Cela  allait  dans  le  sens  de  mon  projet  d’union  nationale.  On  s’est  accordé  sur  le  fait  que  les  discussions  devraient  se dérouler  au  niveau  des  parti.  A  la  suite  de  mon  élection  et  de  la  formation  du  gouvernement  d’union  nationale,  Sassou  N’Guesso,  poursuit-il,  se  plaignait  du  nombres  de  portefeuilles  ministériels  réservées,  à  son  parti,  évoquait  sa  participation  au  financement  de  ma  campagne  en  donnant  un  montant  erroné.  A  ma  grande  surprise,  dès  que  la  formation  du  gouvernement  fut  annoncée  avec  trois  ministres  appartenant  au  PCT,  Monsieur  Ambroise  Noumazalaye,  secrétaire  général  dudit  parti,  déclarait  caduc  l’accord  (PCT-UPADS) »  (interroger  par  le  mensuel :  Afrique Asie  n° 44  de  mai  1993). 

 

A  la  surprise  générale,  une  motion  de  censure  sera  déposée  contre  le  Gouvernement  de  Bongho  Nouarra,  dès  la  première  Session  de  l’Assemblée  nationale,  le  31  octobre  1992,  et  le  candidat  du  PCT  André  Mouélé  est  élu  Président  de  l’assemblée  avec  les  voies  du  MCDDI  et  du  RDPS,  en  effet,  un  accord  était  signé  le  30  septembre  1992,  entre  l’Union  pour  la  république  et  la  démocratie  (URD)  comprenant  le  Mouvement  Congolais  pour  la  démocratie  et  le  Développement  Intégral  (MCDDI)  de  Bernard  Kolélas  et  du  Rassemblement  pour  la  Démocratie  Sociale  (RDPS)  de  Thistère  Tchicaya.

 

L’article   123  concerne  la  censure  du  gouvernement  et  stipule :  « Lorsque  l’Assemblée  nationale  adopte  une  motion  de  censure,  le  Premier  ministre  doit  remettre  au  Président  de  la  République  la  démission  du  Gouvernement ». 

 

Mais  l’on  peut  se  demander  si  la  réaction  doit  être  immédiate  ou  rapide ?  alors  que  rapide  ne  veut  pas  dire  immédiat,  La  lente  réaction  de  Pascal  Lissouba  a  dissoudre  le  Gouvernement  serait  un  des  motifs  de  l’opposition  pour  semer  le  désordre.  En  effet,  Monsieur  Pascal  Lissouba,  demande  par  la  voie  du  porte  parole  du  gouvernement   Monsieur  Théophile  Obenga,  qui  déclare :  « Le  président  à  travers  celle-ci  exhorte,  les  membres  du  gouvernement   à  continuer  d’assumer  les  responsabilités  qui  leur  étaient  dévolues ». 

 

Pour  mieux  comprendre  ce  conflit  constitutionnel,  posons-nous  la  question,  si  la  démission  du gouvernement  doit  se  faire  à  tout  pris  dans  la  foulée  et  précipitamment,  après  la  motion  de  censure  et  quelle  notion  peut-on  faire  de  la  rapidité,  dès  lors  la  constitution  ne  fixe  pas  le  temps  entre  la  motion  de  censure  et  la  dissolution?    Une  chose  est  sûre,  la  lente  réaction  de  Pascal  Lissouba,  ayant  entraîné,  le  maintient  du  Gouvernement  et  l’absence  de  patience  de  l’opposition,  va  entraîner  dans  les  quartiers  sud  de  Brazzaville  (fief  de  Bernard  Kolélas),  des  barricades  sauvages,  par  contre,  aucune  barricade  ne sera  constatée,  dans  les  quartiers   nord  de  Brazzaville  (fief  de  Sassou  N’Guesso).  Selon  Gaspard  N’Safou,  l’initiative  de  l’opposition  n’était  qu’une  manœuvre  politicienne,  voire  destabilisatrice  du  Gouvernement.

 

Une  crise  s’installe  finalement  dans  le  pays  entre  l’opposition  et  le  Gouvernement,  le  Président  Pascal  Lissouba  décide  d’appliquer  l’Article  80.

 

L’article  80  dispose :  « lorsque  l’équilibre  des  institutions  publiques  est  rompu  notamment  en  cas  de  crises  aiguë  et  persistante  entre  le  pouvoir  exécutif   et  le  parlement  ou  si  l’assemblée  nationale  renverse  à  deux  reprises  le   Gouvernement  dans l’espace  d’un  an,  le  Président  de  la  République  peut  après  consultation  du  Premier  ministre  et  du  Président  de  l’Assemblée  nationale  prononcer  la  dissolution  de  l’Assemblée  nationale ».

 

C’est  dans  une  déclaration  radiotélévisée  du  17  novembre  1992,  que  Pascal  Lissouba  confirma  la  dissolution  de  l’Assemblée  nationale  et  appela  au  peuple  d’aller  aux  urnes  pour  lui  donner  une  Assemblée  nationale  qui  lui  permettra  d’appliquer  le  programme  sur  lequel,  il  état  élu.  En  réalité,  si  l’on  se  réfère  à  la  chronologie  des faits :  Le  jour  de  la  motion  de  censure  ne  découle  à  aucune  manière  une  crise  aiguë  et  persistante  à  l’Assemblée  nationale,  mais  l’initiative  politicienne  et  déstabilisatrice  de  l’opposition,  vont  constituer  une  crise  aigue  et  persistante  entre  l’assemblée  et  le  Gouvernement. 

 

Pour  l’opposition  les  conditions  d’une  crise  aiguë  et  persistante  n’était  pas  réunie  et  refuse  l’idée  des  élections  législatives  anticipées,  un  appel  à  un  meeting  populaire,  sera  lancé  pour  le  26  novembre  1992  dans  la  capitale  et  appelle  la population  à  la  désobéissance  civile.  Le  30  novembre  1992  sera le  4ème  jour  de  la  manifestation,  une  fusillade  fait  trois  morts,  aussitôt  le  gouvernement  est  accusé,  le  3  décembre  1992,  sous  la  pression  du  haut  commandement  militaire,  un  accord  sera  trouvé,  un  nouveau  gouvernement  d’union  nationale  sera  mis  en  place  60%  opposition  et  40% mouvance  présidentielle et  le  25  décembre  1992  le  gouvernement  a  été  nommé,  avec  à  sa  tête  le  Premier  ministre  Antoine  Dacosta,  un  ami  du  Président  Pascal  Lissouba,  par  ailleurs,  le  4  janvier  1993,  par  décret  présidentiel,  une  commission  charger  d’organiser  les  élections  législatives  anticipées  (CONOSELA)  est  instituée  et  sera  pilotée  par  un  membre  de  l’opposition,  maître  Jean  Martin  M’Bemba.

 

 

4)    CONCLUSION : 

 

Il  a  été  déposé  une  motion  de  censure  par  l’opposition,  afin  que  le  gouvernement  donne  sa  démission  au  Chef  de  l’état  (article  123),  en  même  temps,  la  crise  provoquée  à  l’Assemblée  par  l’opposition,  suite  à  la  lente  réaction  de  Pascal  Lissouba,  aurait  causé  une  crise  aigue  et  persistante  (article  80),  par  contre,  pour  l’opposition,  la  crise  n’est  pas  encore  aigue  et  persistante. 

 

Dans  ce  quiproquo  lié  à  l’interprétation  des  textes,  il  nous  faut  sagement  tourner  cette  page  pour  que  la  démocratie  et  les  institutions  de  la  république  continuent  de  fonctionner.  L’idée  des  élections  législatives  anticipées,  selon  l’article  80,    ne  peut-être  considérée  mauvaise,  dès  lors,  elle  légitime  une  Assemblée  et  un  Gouvernement  par  le  biais  des  urnes,  autrement  dit,  lorsque  deux  personnes  disputent, la  troisième  vient  pour  départager,  la  troisième  personne  est,  donc,  le  peuple  qui  devrait  légitimer  la  nouvelle  majorité  ou  l’ancienne  majorité.

 

 

Par  ailleurs,  l’organe  qui  aurait  permis  la  résolution  de  ces  incompréhensions,  était,  indiscutablement,  le  Conseil  constitutionnel,  que  l’ancien  premier  ministre  André  Milongo  n’avait  pas  installé,  comme  le  demandait  le  carnet  de  route  de  la  Conférence  Nationale  Souveraine  (CNS),  ce qui  aurait  éviter  l’avis  consultatif  à  la  Cour  Suprême,  qui  n’avait  pas  de  force  juridique.

 

Je  pense  que  les  conditions  étaient  réunies,  pour  l’application  de  ces  deux  articles,  le  Président  Pascal  Lissouba  aura,  donc  un  choix  difficile  à  faire  pour  son  avenir  politique,  la  solution  choisie  sera  l’article  80.  Je  comprend  le  souci  du  Président  Pascal  Lissouba,  de vouloir  appliquer  sa  politique,  sur  laquelle,  il  avait  été  élue  par  la   majorité  des  congolais,  c’est  pourquoi,  il  se  rabat  au  même  peuple,  afin  qu'il  lui  lègue  à  nouveau    non  sa  confiance.  Personnellement,  pour  des  raisons  d’économies,  j’aurai  préféré  une  cohabitation  politique  qu’une  dissolution  de  l’Assemblée  nationale. 

 

La  machination  politicienne  orchestrée  par  l’opposition,  avec  des  alliances  considérées  de contre-nature  prouve  la  trahison  et  le  manque  de  respect  aux  électeurs  du  PCT,  comme,  ceux  du  MCDDI,  sur  la  base  des  idées,  à  partir  desquelles  ils  ont  été  élus,  même  si,  dans  la  finalité,  rapport  aux  affinités  ethniques,  les  bases  électorales  soutiennent  les  nouvelle  démarches  crapuleuses  de  ses  leaders.

 

Le  peuple  congolais  doit  se  dépasser,  faire  un  effort  de  voter  selon  ses  convictions,  il  doit  refuser  d’être  manipulé,  d'être  utilisé  pour  des  raisons  politiciennes.

 

L’analyse  des  résultats  électoraux  de  l’époque,  prouve  que  Pascal  Lissouba  n’avait  pas  besoin  d’un  quelconque  accord  avec  le  PCT  pour  se  faire  élire,  l’une  des  erreurs  de  Pascal  Lissouba,  entre  autres,  c’est  d’avoir  permis  l’amnistie  de  Sassou  N’Guesso,  je  pense  que  cette  amnistie  n’a  pas  servi  à  l’unité  nationale,  un  jugement  honnête  et  juste  sur  le  passé  de  ce  dernier,  aurait  eu  des  conséquences  positives  sur  la  démocratie  congolaise  naissante.  Ce  qui  relance  le  débat  sur  les  impunités  africaines,  comme,  nous  le  verrons  sur  la  deuxième  partie,  au  contraire,  au  lieu  d’être  affaibli,  Sassou  N’Guesso  rebondit,  il  se  fond  dans  l’alliance  de  l’opposition,  composé  de  Bernard  Kolélas  et  Thistère   Tchicaya,  cette  alliance  sera  le  centre  de  machination,  des  déstabilisations  et  des  iincitations  aux  troubles  politiques.

 

 

Livres  de  références :

 

(1)    Gaspard  N’Safou :  De  la  démocratie  à  la  démocrature.

(2)    Yitsack  KOULA :  Violences  et  pétrole  au  Congo-Brazzaville. 

(3)    Patrice  YENGO :  La  guerre  civile  au  Congo-Brazzaville. 

 

 

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  01  septembre  2007

Rubrique:  Pascal lissouba

Source :  Infopagecongo.oldiblog.com

 

 

 

 

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