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Sommaire des articles de cette rubrique
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MAUDIT AFRIQUE ! KINSHASA DIT « NON » AU PROJET « PONT/ROUTE/RAIL » SUR LE FLEUVE CONGO. (le 26/04/2009 à 14h26)
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Vous serez peut-être surpris de voir moi, Ntala'si, reconnaître que le Prince de l'Alima a bien bossé. Le radicalisme aveugle sur n'importe quoi est un cancer qui vous bouffe l'âme et l'esprit et surtout détruit notre maison à tous, le Congo Brazzaville. Cette fois-ci Denis Sassou Nguesso a bien bossé et j'ai le plaisir de le dire.
Ce dernier s'est battu personnellement sur le projet de la construction du pont route-rail entre les deux Congo, m'étant d'accord toutes les institutions financières internationales sur l'importance économique de ce pont. Kinshasa à la grande surprise vient de dire NET. Faut-il avoir un Bac plus cinq pour comprendre que ce pont amènera vite une prospérité économique dans cette zone de l'Afrique ou le chômage atteint prés de 70% de la population ? Non ! Les dirigeants du Congo Kinshasa semblent plus protéger leurs propres intérêts que celui du peuple congolais (RDC). L'Afrique semble être maudite. Même ça !!!
LIRE, CI-DESSOUS, L’ARTICLE DE L’AGENCE DE PRESSE XINHUANET :

Le projet de construire un pont route-rail sur le fleuve Congo reliant Kinshasa à Brazzaville ravive une controverse autour de cette initiative de longue date en République démocratique du Congo (RDC).
La semaine dernière, le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), Sylvain Ngoma, a présenté à Kinshasa au Premier ministre de la RDC, Adolphe Muzito, l'offre de la Banque africaine de développement (BAD) pour la construction d'un tel point.
« La BAD est disposée à débloquer 230 millions de dollars pour les études de pré-faisabilité et de faisabilité pour la construction rapide du pont sur le fleuve Congo » qui devrait relier les deux capitales les plus rapprochées du monde, a déclaré le week-end Sylvain Ngoma, ancien Premier ministre de la République du Congo.
Ce projet, initialement conçu en 1991, n'a pas été mis en oeuvre faute de financement et de solutions aux différents problèmes internes des deux Congo.
Il a été ensuite inscrit dans le cadre de l'intégration régionale prônée par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD), adopté en 2001 à Lusaka (Zambie) pour promouvoir le développement et les investissements sur le continent africain.
Selon les experts du NEPAD, l'insuffisance des échanges commerciaux inter-africains est une des causes majeures de la paupérisation de l'Afrique. Et ils préconisent que les Etats africains se doivent d'échanger plus avec leurs voisins au niveau régional sous l'égide de l'Union africaine (UA).
Pour la CEEAC, la construction du pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville sur le fleuve Congo est une opportunité « non négligeable » pour la RDC.
Mais à Kinshasa, on ne juge pas prioritaire ce projet qui date de près d'une dizaine d'années.
La construction de ce pont route-rail « ne peut être possible qu'après des études de son impact sur les ports congolais de Matadi et Boma », a indiqué le ministre congolais (RDC) du Plan, Olivier Kamitatu Etsou.
Ces deux ports, situés dans la province du Bas-Congo représentant 60 % des recettes douanières de la RDC, très loin devant les postes douaniers de Kasumbalesa au Katanga, et de Kasindi et Bunagana dans la province du Nord-Kivu.
Or, a souligné M. Etsou de la RDC, la construction du pont route-rail Kinshasa-Brazzaville équivaut à la suppression de ces deux grands ports congolais, à la disparition de l'Office de gestion du fret maritime (OGEFREM), de l'Office congolais de contrôle (OCC), à la diminution de l'activité de l'Office national de transport (ONATRA), de trois entreprises de l'Etat congolais, mais aussi de nombreuses agences en douanes.
Cela signifie la disparition de 60% des recettes douanières pour l'Etat congolais et la diminution de l'activité économique sur l'ensemble de la province du Bas-Congo, estiment des analystes congolais.
Les mêmes soucis sont surtout très remarqués parmi les populations du Bas-Congo qui crient à leur asphyxie qu'occasionnerait la construction d'un tel pont au détriment du développement économique de la province.
Selon Léon Kiadi, professeur d'université et expert en économie, le rebondissement de ce projet participe à la réalisation des plans de voir la RDC partager ses richesses avec les pays voisins, sans tenir compte du développement du pays ni du bien-être de ses populations.
« Si la BAD veut réellement aider la RDC dans son développement, elle doit plutôt financer la construction du port en eau profonde à Banana et non le pont entre Kinshasa et Brazzaville », a commenté le professeur Kiadi.
A ses yeux, un tel projet « deviendrait une source de conflits entre, d'une part, la RDC et son voisin d'en face et, d'autre part, entre la RDC et la CEEAC ».
Publié le : 25 avril 2009
Rubrique : Afrique-économie
Source : http://www.congo-internet.com
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LA MALEDICTION PERSISTANTE DU PETROLE EN AFRIQUE (CHAPITRE I). (le 19/10/2008 à 12h05)
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« Les Effets Pervers de l'Or Noir » en Afrique, ne peut être exclut des choix politiques et économiques des Présidents prédateurs de l’or noir et de sa manne, au détriment des peuples et des tribus. Résultat : Pauvreté et troubles sociopolitiques envahissent les sociétés productrices du pétrole. Ainsi, dans l’espace économique africain, des problèmes complexes entiers demeurent, encore, non résolus, où ces Présidents prédateurs utilisent la force, que le débat qui tient compte des revendications concrètes, pour lutter contre la pauvreté et les conflits sociaux à caractère politique. Résultat, une catastrophe s’installe dans la durée. Appolinaire Noël KOULAMA, votre animateur de ce forum, a sélectionné pour vous deux articles ( joints ci-dessous), et deux pays (le Congo-Brazzaville et le Nigeria), deux réalités tout à fait différentes, mais qui aboutissent, toutes les deux dans le fond, à l’appauvrissement des économies, comme si l’or noir est une malédiction.
Bonne lecture à tous !
Appolinaire Noël KOULAMA
Groupe Infopagecongo
Note :
Les titres de chaque article sont du Groupe Infopagecongo
Vous pouvez lire : « Les Effets Pervers de l'Or Noir », un article de la rédaction Africdossier
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PETROLE AU CONGO-BRAZZAVILLE : QUELS CONTRASTES SOCIAUX ET ECONOMIQUES ?
Syndicats et associations de défense des droits des consommateurs dénoncent le renchérissement des prix des produits pétroliers, ainsi que des pénuries récurrentes de carburant malgré une production nationale couvrant largement les besoins du pays.
Les Congolais ont connu des moments difficiles ces derniers temps du fait conjugué de la hausse des prix et de la pénurie de carburant entraînant une forte inflation à travers le pays. Le litre d’essence super à la pompe est passé de 500 francs CFA à 1000 francs CFA, puis à 1500 francs CFA...
Une situation plutôt difficile à comprendre pour les Congolais, d’autant que leur pays figure parmi les huit grands producteurs de pétrole du continent, selon l’Association des pays producteurs de pétrole d’Afrique (APPA). La production pétrolière du Congo, selon une estimation prévisionnelle fiable, devrait atteindre 93 millions de barils d’ici la fin de l’année 2008, contre un peu plus de 80 millions de barils par an ces dernières années.
« Malgré la hausse vertigineuse du baril qui avait atteint le taux record de 140 dollars sur le marché international, les Congolais n’ont rien tiré de cette hausse. »
Les syndicats et les associations de défense des droits des consommateurs attribuent principalement deux causes à la hausse des prix et à la pénurie des produits pétroliers : la première raison serait liée à une mauvaise politique de redistribution de la production nationale, puisque la plus importante quantité, soit plus des 2/3 de la production, est exportée.
La seconde raison serait liée à une politique fiscale lourde, puisque l’on comptabiliserait pratiquement une dizaine de taxes sur les produits pétroliers. Conséquence de cette lourde taxation, le marché noir s’est fortement développé, en l’occurrence, dans la ville de Pointe-Noire, la métropole économique qui concentre les principaux champs pétrolifères du pays, ainsi qu’à Brazzaville, la capitale qui représente la moitié des besoins nationaux en produits hydrocarbures.
EXIGENCE DE LA BONNE GOUVERNANCE.
Ces dernières semaines, les stations-service ont été sevrées de carburant, faisant ressortir du « maquis » les revendeurs de produits pétroliers à la criée, les « Kadhafi », qui se sont livrés à la spéculation. De quoi amplifier le courroux des Congolais, d’autant que le gouvernement ne donne aucune explication pour justifier cette hausse. Face à ce que les organisations de la société civile qualifient « d’inacceptable », la coalition « Publiez ce que vous payez » est montée au créneau pour dénoncer la mauvaise gestion de la manne pétrolière, soulignant que « malgré la hausse vertigineuse du baril qui avait atteint le taux record de 140 dollars sur le marché international, les Congolais n’ont rien tiré de cette hausse ». La société civile, qui veut savoir « où vont les surplus occasionnés par la flambée des prix du baril de pétrole », milite d’ailleurs pour qu’un audit soit réalisé sur l’épargne budgétaire dans le compte ouvert depuis quelques années à la Banque centrale, et où il n’y aurait que 139 millions d’euros.
Malgré ce contraste, le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso parle plutôt de « perspectives encourageantes » pour l’économie congolaise, dont le pétrole représente, de loin, la principale recette, soit 2/3 des ressources du pays. Après une chute consécutive en 2006 et 2007, où la production s’était stabilisée autour de 80 millions de barils par an, le brut congolais, a confirmé le chef de l’Etat, devrait connaître près de 35% d’augmentation cette année, avec la mise en production, en mai dernier, d’un nouveau champ pétrolier à Moho Bilondo, dans le sud du pays, et dont l’exploitation est assurée par la société française Total & EP. Véritable mamelle nourricière, le Congo attend cette année grâce au pétrole un taux de croissance réel moyen de 9% du produit intérieur brut (PIB), contre 3,7% il y a dix ans.
Auteur : Achille MBog PIBASSO, Douala au Cameroun
Publié le : 19 octobre 2008
Rubrique : Afrique-économie
Source : Les Afriques
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NIGERIA : LA CRISE DE DELTA RENFORCE LA CRISE SOCIALE ET ECONOMIQUE.
Tout le potentiel pétrolier du Nigeria n’approvisionne pas les marchés. La faute à une guérilla qui s’est enlisée dans le delta du fleuve Niger, mais qui paraît encore en mesure d’obtenir en partie justice pour les populations démunies de la région la plus riche du pays.
La « guerre du pétrole » du MEND (Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger), lancée le 14 septembre 2008, suite à des « attaques non provoquées », n’a duré qu’une semaine. Le 21 septembre, le mouvement de guérilla, qui revendique un meilleur partage des revenus pétroliers, a décrété un cessez-le-feu unilatéral, à la demande, dit-il, de chefs coutumiers et de responsables politiques du delta du Niger. Le MEND, qui fait un usage intensif d’Internet, a expliqué, dans un langage météorologique, qu’il « rétrogradait » la guerre du pétrole qui porte le nom de code « Ouragan Barbarossa » en état d’alerte dite « Vigilance tempête tropicale ».
Le MEND, qui se fait le défenseur des Ijaw, une ethnie de 14 millions de personnes, pèse depuis son apparition en 2006 sur la production de pétrole du Nigeria, qui oscille entre 1,8 millions et 2 millions de baril-jour, alors qu’elle était, deux ans plus tôt, de 2,6 mbj. L’insécurité créée par la crise dans le Delta du Niger, avec des attaques, des enlèvements et des sabotages sur terre et en off-shore, ferait perdre, selon les estimations, un quart de la production quotidienne du pays.
LES FRUITS DE LA REPRESSION :
D’une certaine manière, le Nigeria fait les frais de la répression dont a été victime, dans les années 90, le MOSOP (Mouvement pour la survie du peuple Ogoni) qui militait, par des moyens pacifiques, contre les pratiques prédatrices de la Shell et du gouvernement fédéral (destruction de l’environnement, absence de redistribution de la rente). L’exécution en 1995 du leader de ce mouvement, Ken Saro Wiwa, a favorisé l’émergence de groupes radicaux en lutte contre les compagnies pétrolières et le gouvernement fédéral. Le pourrissement de la situation a provoqué des actions destinées à attirer l’attention internationale sur la crise au Delta qui se mêlent à des pratiques lucratives d’enlèvement touchant aussi bien des Nigérians que des expatriés travaillant pour les entreprises pétrolières.
Des spécialistes relèvent que le MEND, qui n’est pas le seul groupe armé du Delta, ne contrôle pas toutes les actions menées par ses troupes. Beaucoup de ses membres se livrent à du banditisme pur et simple, d’où la tendance du gouvernement fédéral à assimiler le MEND à un mouvement de brigandage criminel.
A cela se greffe un trafic illégal, qui serait le fait d’hommes politiques influents et qui porterait sur quelque 80 000 barils-jour. La « guerre du pétrole », annoncée le 14 septembre, faisait craindre une extension du champ d’action du MEND, qui ciblait jusque-là la filiale locale de Shell, à d’autres compagnies étrangères comme l’italienne Agip ou l’américaine Chevron. Le cessez-le-feu unilatéral décrété par le MEND a fait baisser la tension.
UN KIMBERLY POUR LE PETROLE VOLE ?
Des analystes relient les dernières actions du MEND à un marchandage politique avec le gouvernement d’Abuja, qui a décidé de la création d’un ministère pour le delta du Niger. A l’évidence, il s’agit pour le président Yar’Adua d’avoir une prise directe dans l’affectation des ressources pour la région du delta, où les frustrations de la population expliquent largement le développement de la pratique du rapt et des sabotages des installations pétrolières. « Le Ministère coordonnera nos efforts pour relever les défis que présentent le développement des infrastructures, la protection de l’environnement et l’affectation de jeunes à des postes de responsabilité dans la région » a déclaré le président. Cette volonté affichée de prendre en charge les frustrations réelles des populations du delta s’accompagne d’un appel du gouvernement d’Abuja à la mise en place, sur le modèle du processus de Kimberley pour le diamant, d’un mécanisme contre la prolifération du « pétrole du sang » ou « blood oil ». L’appel a été lancé le 11 septembre, lors d’une conférence ouest-africaine sur la transparence dans les transactions pétrolières. Le parallèle entre les diamants, qui ont alimenté les guerres civiles au Liberia et en Sierra Leone, et le pétrole, volé dans le delta du Niger, est significatif. A New York, où il assiste à l’assemblée générale de l’Onu, le ministre des Affaires étrangères Ojo Maduekwe à redemandé une criminalisation internationale de l’achat du brut volé. Encore faut-il convaincre les populations du delta qu’elles gagneront au change.
Auteur : Sana HARB, Alger en Algérie
Publié le : 19 octobre 2008
Rubrique : Afrique-économie
Source : Les Afriques
Note :
Les titres de chaque article sont du Groupe Infopagecongo
Vous pouvez lire : « Les Effets Pervers de l'Or Noir », un article de la rédaction Africdossier
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BAISSE DES PRIX DU PETROLE : PANIQUE EN AFRIQUE CENTRALE. (le 12/10/2008 à 02h08)
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Les cours du pétrole ont continué vendredi 10 octobre 2008, à enfoncer à la baisse de nouveaux seuils, passant sous 80 dollars le baril à New York et sous les 75 dollars sous le krach. Avec la récession qui s'annonce, les perspectives de demande rétrécissent a vue d'oeil. Cependant, tous les analystes étaient unanimes : « Que la crise économique mondiale aura d’incidence limitée dans le continent », mais cette analyse, est démentie, par la récente attitude des pays africains producteurs du pétrole. Par Appolinaire Noël KOULAMA.
Pompe à Essence
La BAISSE DU PRIX DU BARIL DE BRUT :
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en novembre a fini à 77,70 dollars, perdant 8,89 dollars sur son cours de clôture de la veille. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 74,09 dollars, cédant 8,57 dollars.
L'effondrement brutal des cours du pétrole, intervient dans la foulée des effondrements des bourses mondiales, le baril est passé sous la barre de 75 dollars le baril depuis vendredi 06 octobre 2008 à Londres. Les régimes rentiers du Congo-Brazzaville, du Gabon et de l'Angola, estiment les experts, vont avoir des revenus pétroliers 2009, en baisse par rapport à l'année 2008.
Tombés sous 75 dollars à Londres durant les échanges asiatiques, les cours du pétrole ont plongé à leur tour sous ce seuil à New York après l'ouverture calamiteuse de Wall Street, qui a momentanément chuté de plus de 6% et a franchi la barre des 8.000 points pour la première fois depuis avril 2003.
Sachant cela, l'AIE a de nouveau abaissé sa prévision de demande mondiale pour 2008 et 2009 à respectivement 86,5 millions de barils par jour (mbj) et 87,2 mbj. La demande mondiale de pétrole devrait croître encore cette année, mais à peine: de +0,5% ou 0,4 mbj.
L’IMPACT DE LA CRISE MONDIALE :
L'effondrement des actions, pendant cette crise économique internationale, ne fait qu'attiser les craintes sur l'état du marché pétrolier: les craintes enfoncent les planchers de prix, sur les brut, au fur à mesure que se dégradent les perspectives de croissance économique, et avec elles, les prévisions de demande d'énergie.
Les cours du pétrole bougent en affinité avec les marchés d'actions, baissant quand le moral des marchés financiers faiblit. En attendant que la confiance revienne, il y a peu de chances que les prix du pétrole se déconnectent de la faiblesse des marchés d'actions ».
« Les échanges sur les marchés se font en fonction de la peur, qui a balayé la réalité de l'offre et la demande », estime ainsi Nimit Khamar, de la maison de courtage Sucden, qui s'attend à de nouvelles baisses de prix. (AFP 11 octobre 2008).
Il faut ajouter à la baisse des prix du pétrole, « La faiblesse de la demande cet été dans la plupart des pays de l'OCDE face à un prix du baril élevé est désormais relayée par des perspectives économiques en berne et par une crise financière risquant de placer en récession les économies de l'OCDE », où la demande devrait chuter de 2,2% en 2008, a ainsi souligné l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport mensuel. (AFP 11 octobre 2008).
INQUIETUDE DES PAYS D’AFRIQUE CENTRALE :
La dégringolade des cours mondiaux sur le pétrole, alarme les producteurs de pétrole, qui voient leurs revenus fondre à grande vitesse, alors qu'ils subissent une forte hausse de leurs coûts de production. Les pays dictatoriaux d’Afrique centrale, qui ont fait de la rente pétrolière, comme espoir pour leurs investissements, vont devoir voir leurs budget en baisse en 2009.
Jean Claude Massongou Moulongo dirige la banque centrale de république démocratique du Congo, il est le président du G20, et exprime cette inquiétude « 25 milliards de dollars qui sont promis, pour l’aide en Afrique, devrait provenir des Etats-Unis, on ne parvient pas à les mobiliser, on ne parvient pas à les affecter, mais on trouve très très rapidement dans l’espace d’une ou deux semaines 700 milliards de dollars pour sauver le système financier et Wall-street. »
Toutefois, l’augmentation de la production et les découvertes de plus en plus de puits pétroliers, ne sont pas d’une riposte efficace à l’impact de la crise sur le pétrole, car les analystes les plus pessimistes estiment, la récession, la baise de la consommation, la baisse des prix des prix feront fondre d’avantage les prix jusqu’à 60 dollars le baril.
Face à ce péril, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a annoncé qu'elle tiendrait une réunion d'urgence le 18 novembre 2008 à Vienne, « pour discuter de la crise financière mondiale » et de son « impact sur le marché pétrolier ». Tout porte à croire qu'elle baissera sa production pour l'ajuster à une demande chancelante.
Les pays africains réunis, vendredi 10 octobre 2008, à Washington, au sein du G20, qui regroupe les pays riches et les pays pauvres mais émergents, demandent de ne pas d’être oubliés dans la gestion de cette crise. Les pays africains producteurs du pétrole s’inquiètent de l’impact de cette crise dans leurs économies déjà fragiles.
A cause de la crise économique et financière, les pays développés risquent de se serrer la ceinture, on voit déjà qu’ils consomment de plus en plus moins, cela veut dire qu‘ils vont achetés moins dans les pays extérieurs surtout en Afrique et vont réduire leurs investissements dans les pays pauvres.
De leurs côtés, le FMI et la Banque Mondiale ont débloqué, récemment, des fonds pour aider les pays les plus vulnérables à mieux supporter la hausse des prix alimentaires et du pétrole : 1 million et demi de dollars. Du côté du groupe de G20, les pauvres, estiment qu’ils sont insuffisants et demandent qu’on écoute d’avantage la voie des pays pauvres dans les instances internationales.
CONCLUSION :
Le Congo-Brazzaville, le Gabon, l’Angola, sont des états où gangrène la corruption, et l’argent de la rente pétrolière est souvent mal géré ou détourné. Les troubles sociopolitiques peuvent ressurgir à tout moment, la démocratie et l’état de droit sont contournés par les gouvernements, qui entendent restés à vie au pouvoir.
Les pays producteurs d’Afrique centrale doivent se confronter aux problèmes sociaux de l’éducation, de la pauvreté et de la misère, jamais encore résolus, malgré les précédentes hausses du pétrole et les taux de croissance importants, inédits depuis quelques années.
L’affectation de la crise économique mondiale sur les cours de pétrole, inquiètent les économies des pays producteurs du pétrole et pourra compromette aux investissements prévus, et donc, entraîner des états aux emprunts. Mais ces emprunts, si la crise persiste, verra ses taux fortement élevés, et par conséquent, endettera d’avantage ses pays, déjà fortement endettés.
Or, déjà, la crise économique mondiale, affecte les investissements étrangers et les emprunts dans le continent, mais s’ajoute encore à cela, la baisse des cours pétroliers mondiaux, il y a tout de s’inquiéter pour l’année 2009 et les années à venir.
L’inquiétude des Etats pétroliers d’Afrique, prouve l’incapacité des dirigeant africains, de ne faire des choix économiques, qui permettent d’investir à la diversification de l’économie. Cependant, ils excellent sur des slogans, « qu’ils ont réussit à améliorer la croissance économique, à des taux records dans le monde ».
Cependant, avec un baril baissant, il arrive à un seuil du baril, tel que 20 dollars le baril, où les économies de ces Etats, deviennent en cessation de paiements, avec de nombreux arriérés de salaire. Les taux de croissance record, tant vantés par les dictateurs des pays producteurs d’Afrique centrale, sont, plutôt, de nature à masquer leurs incompétences, pendant ce temps, le sort de ces pays reste fondé que la rente pétrolière.
Lire aussi :
LES EFFETS PERVERS DE L’OR NOIR: DE LA PETROECONOMIE A LA PETROPOLITIQUE
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publié le : 12 octobre 2008
Rubrique : Afrique-économie
Source : http://africdossier.oldiblog.com
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LA CRISE ECONOMIQUE INTERNATIONALE AFFECTERA T-ELLE L'AFRIQUE ? (le 08/10/2008 à 00h06)
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L’insolvabilité aux remboursements, sur l’immobilier, aux Etats-Unis vient de mettre les institutions financières américaines en faillite, la planète entière est tournée vers cette crise qui devient une crise économique internationale. La crise de l’immobilier aux Etats-Unis n’est pas prête à se relever, pour y remédier, l’administration américaine vient de proposer, par conséquent, un plan de sauvetage, pour sauver ces institutions financières de la faillite, mais si la crise économique internationale persiste, quelle sera son impact en Afrique ? Par Appolinaire Noël KOULAMA.
LA CRISE INTERNATIONALE AFFECTERA T-ELLE LES ECONOMIES D’AFRIQUE ?
Les données scientifiques démontrent pour l'instant que l'Afrique sera touchée par cette crise économique, pourquoi ? Car cette crise est internationale, par conséquent, elle va entraîné au niveau mondial, des taux d'intérêt importants sur les emprunts, et donc, l'Afrique qui dépend en grande partie des emprunts mondiaux, pour financer son développement sera donc pénalisée.
De plus, avec des taux d'intérêts importants, les institutions financières seront moins tentés d'investir en Afrique, si l'investissement est considéré comme investissement à risque, car en effet, cette crise qui vient de la chute de l'immobilier aux Etats-unis est provoqué par en finançant les investissements à risque, telle les ménages modestes.
D'autres part, pour les investissements dans le continent qui seront considérés à risque, le risque, c'est de voir, à côté des taux d'intérêts important, une prime d'assurance de risque importante sur les emprunts à destination de notre continent.
Cependant, l'Afrique enregistre des taux de croissances qui laissent à envier, et des experts mondiaux que les taux de croissance en Afrique seront soutenus, ce qui précipite les investisseurs à s'intéresser du continent, Si rien n'est fait de conséquent au niveau américain, pour sauver la planète de la crise, il sera difficile de constater à court terme, la chute des matières premières qui sera un atout pour l'Afrique, (sauf en cas de chute du dollar américain), mais aussi une diminution de la demande mondiale des matières premières, ce qui serait un convenient.
La crise actuelle est avant tout financière, elle touche surtout les banques, et donc aura un impact attendu sur les financements. Les succursales bancaires des grands groupes de financement occidentaux, vont être les premières a être frappées en Afrique, le fait qu’elle dépendent de leurs consoeur mères. Elles risqueront d’être insolvable et ne pourront plus soutenir les politiques d’investissement et de développement auprès de leurs clients. C’est à partir de là, que la crise internationale, aura des répercussions sur l’économie.
LA CRISE INTERNATIONALE AFFECTERA T-ELLE LES ECHANGES COMMERCIAUX ?
Si la crise internationale provoque une récession, aux Etats-Unis, les besoins mondiaux en matière première seront entraînés à la baisse et, donc, affectera la production et la vente des matières premières, qui, actuellement, est la base de la croissance de plusieurs états africains, et ceci est une mauvaise nouvelle des pays dépendants de la rente des matières premières.
En cas de chute de la valeur du dollar américain, la monnaie d’échange et la cotation des matières premières étant le dollar, les prix des matières premières vont, inéluctablement, chutés, ce qui entraînera une baisse de revenue des producteurs et de l’état.
L'Afrique du sud, est le pays africain, le plus intégré dans la mondialisation et dans les échanges commerciaux, l'économie sud-africaine dépend de la conjoncture mondiale, les deux bourses sud-africaines ont souffert de la crise des bourses américaines, en clôturant toutes ses séances à la baisse.
L’Afrique du sud, pour son économie, peut compter sur sa monnaie faible devant le dollar et l’euro et sa main d’œuvre moins élevée que certains de ses concurrents.
A la différences des autres pays africains très peu intégrés aux marchés financiers mondiaux pour leurs économies, la corrélation avec la crise mondiale sera faible, par rapport à l’Afrique du sud mais ces pays dépendants, tout de même des importations, en produits de première nécessité, pourront être frappés par la vie chère, car les taux d’intérêts élevés auront de l’impact sur les investissements de productions, sauf, en cas de baisse de dollar, les effets liés aux coût d’importation, seront amoindris.
D’ailleurs les bourses du Nigeria, du Kenya, de Nairobi, ont connue des chutes, pour des raisons locales de politiques, de pénurie d’énergie, et non de la crise internationale comme l’Afrique du sud.
CONCLUSION :
La crise internationale affectera t-elle l’Afrique ?
Scientifiquement oui! le tout est de savoir si son impact sera important ou pas et comment devrions-nous protéger nos économies, En attendant, les conclusions des experts africains, pour l'instant, pas de panique, mais prenons garde et anticipant sur les cours des choses, c'est ce qui se fait actuellement par les pays africain de la zone franc.
En effet, les pays africains ont décidé de ne plus rester muets sur cette crise économique, les responsables majeurs de la politique de la zone franc occidentale et centrale se réunissent à Yaoundé, d'abord au niveau des experts lundi 06 octobre 2008 et ce mardi 07 octobre 2008, au niveau des ministres des finances.
Mais pour de nombreux analystes, la crise internationale aura très peu de répercussions en Afrique, à condition que, les experts africains mettent en œuvre des mesures structurelles, pour accompagner l’Afrique de mieux amortir les effets de la crise internationale.
Cette crise bancaire et de l’immobilier qui vient des Etats-Unis, va changer, inéluctablement, la perception de nos rapports PRÊTEUR/EMPRUNTEUR ou BANQUE/CLIENT à travers le monde.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publié le : 07 octobre 2008
Rubrique : Afrique-économie
Source : http://africdossier.oldiblog.com
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LES EFFETS PERVERS DE L’OR NOIR : DE LA PETROECONOMIE A LA PETROPOLITIQUE. (le 19/05/2008 à 00h22)
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Le pétrole c’est bien, il génère des pétrodollars et enrichi, les économies. Malheureusement, il entraîne, aussi, à des collisions extraordinaires avec les dirigeants du monde politique, que du côté des pays producteurs, que celui, du côté des pays fournisseurs de multinationales. Ainsi l’on peut constater, des guerres dans la planète, ou, des conflits politiques internes et d’importation importante d’armes de guerre, dans les pays producteurs du pétrole. Les pays du Golfe, les pays d’Amérique du sud, les pays d’Afrique (Nigeria, Gabon, Tchad, Soudan, Congo-Brazzaville, Gabon, Cameroun, Angola et le Cabinda) sont des régions du monde, encore, instables, à cause de l’existence des gisements du pétrole. Appolinaire Noël KOULAMA s’intéresse, ici, sur les conséquences liées à l’existence de l’or noir, dans le continent africain.

1) DE LA PETROECONOMIE AFRICAINE :
La forte augmentation des prix du pétrole de cette année, a généré de revenus colossaux aux pays africains producteurs, et de surcroît, exportateurs du pétrole. L’augmentation de ces revenus n’a pas contribué à améliorer les conditions de vie des citoyens, on peut noter, quelques pays africains du Maghreb ont réussit à lier l’impact de ces augmentations à leurs gouvernances : « L’Algérie qui rembourse la totalité de sa dette et le Président Kadhafi de la Libye qui ‘envisage faire bénéficier les revenus pétroliers aux ménages libyennes ».
L’argent facile en général, même, lorsqu’il est mérité, encourage à la passivité, ainsi, de nombreux pays du continent, ayant une économie de rente pétrolière, n’ont pas innover où imaginer des idées neuves, ainsi de faire des investissements rentables, pour leur développement. Dans ces pays, l’Etat reste le principal employeur, avec comme conséquence : Une fonction publique pléthorique.
Selon un slogan français datant des années 70 : « la France n’a pas de pétrole, mais, elle a des idées », en effet, les pays qui ont réussit à changer de façon significative et durable les conditions de vie de leurs citoyens, sont les pays qui ont investit dans la Recherche, la Science et la Technologie. Il suffit de regarder, autour de nous, pour s’en apercevoir : « les plus riches de la planète ne sont pas, les pays producteurs des ressources premières, mais les pays qui vendent des services et des produits finis ».
Les pays africains, producteurs du pétrole, sont restées dans les économies de rente, source de leurs principaux revenus, pendant ce temps, ils restent dépendants de l’étranger, en matière des biens de consommation. Or, toute augmentation vertigineuse du prix du pétrole de cette année, a un effet de levier sur les coûts de transports internationaux, les coûts d’utilisation des machines et les coûts de fonctionnement des industries, il est donc, scientifiquement prévisible, de voir l’augmentation des produits de consommations et des services, à travers la planète « c’est la fameuse vie chère ». En finalité, les pays producteurs du pétrole deviennent, eux-mêmes, victime de cette flambée du prix du pétrole.
Face à la dépendance extérieure des produits de consommation, les pays africains producteurs du pétrole, se trouvent confrontés à une autre difficulté : « celle de la balance de paiement (véritable instrument de mesure économique) qui se trouve penchée négativement, et qui compromet, donc, aux pays africains de mieux financer le fonctionnement de l’appareil d’état et aussi de pouvoir, avoir une bonne capacité d’auto-investissement, sans faire recours aux emprunts des capitaux extérieurs.
Pour remédier, à ce déséquilibre de la balance de paiement, et à défaut d’agir sur la production des produits, des services et des biens, qui n’existent pratiquement pas, les pays africains producteurs de l’or noir, font la course aux exploitations de gisements nouveaux et aux surexploitations des gisements existants, sans se soucier de l’environnement, et, sans se soucier de quel état du pays, les générations futures bénéficieront ? Car la course à l’économie de la rente pétrolière, permet toujours à la destruction de l’environnement, à l’épuisement des ressources, alors que ces ressources sont non renouvelables bien évidemment.
En conséquence, la rente n’a pas permis à l’éclosion de l’imagination et de l’intelligence, pour produire des services et des biens de consommation, à partir de la Science et de la Technologie [1]. Les pays pétroliers n’aménagent aucun effort, pour reconsidérer leurs politiques de développement, sans systématiquement l’or noir. Ainsi, l’on peut constater, au Gabon, au Congo Brazzaville et en Angola, tous les projets de développement sont fondés sur la course tous azimuts d’exploitation de nouveaux gisements et de surexploitation des gisements existants.
Cette surexploitation effrénée de l’or noir, permet d’engendrer, au bout, d’énormes capitaux, et, porte une incidence favorable à la balance de paiement, ce qui relève, substantiellement, le Produit Intérieur Brut (PIB) et le Produit National brut (PNB) de ces pays. Ainsi, les dictateurs africains utilisent, malheureusement, ces chiffres pour justifier de la bonne gouvernance à une population peu instruite et peu éduquée, le tout sur les investissements des projets à court terme, pendant ce temps, les conditions de vie se dégradent et la fonction publique reste pléthorique.
Quand aux régions pétrolifères, elles bénéficient des emplois directs que leur procurent les activités pétrolières, et qui permet, la relance de la consommation locale. Ces moyens d’existence locaux empêche les citoyens peu instruits et peu éduqués, de comprendre la région remplie un dilemme : « région riche, mais budget pauvre par excellence », alors qu’en occident et en Afrique du sud, « région riche veut dire budget riche par excellence ». C’est pourquoi, les mouvements biafrais au Nigeria, soucieux de contredire ce dilemme, sont en conflits avec les gouvernements fédéraux successifs, car la répartition fédérale aux Etats, n’est pas proportionnelle aux entrées financières économiques et fiscales, mais du nombre d’habitant, ainsi le Biafra, Etat minoritaire se retrouve avec un budget plus pauvre par rapports aux Etats du Nord, qui ne fournissent pas d’entrée financière conséquente, mais grâce à la loi fédérale, ont un budget plus riche que celui du Biafra et donc une meilleure capacité d’auto-investissement.
Cependant, en République Démocratique du Congo, une loi consensuelle a été votée concernant les budgets des régions : « Les budgets des régions ne seront plus décidés par le pouvoir, et seront de 60% des richesses produites par les régions ». Ce cas de figure reflète bien le mérite selon le principe « Région riche et Budget riche », mais sa mise en application tarde. Au Congo-Brazzaville, un cas similaire à la RDC avait été évoqué, mais, à raison d’un budget de 40% des richesses produites, par le Collectif des Originaires du Kouilou (OCK), région productrice du pétrole et la raison du plus fort, conduite par l’épouse du Dictateur Sassou N’Guesso, ne s’est pas faite attendre : « Vous voulez qu’on vous bombarde ».
La PETROECONOMIE africaine n’a pas pu régler, les questions vitales des africains, à savoir : la redistribution économique juste des revenus pétroliers, l’autosuffisance alimentaire [2] et la création de la valeur ajoutée par la science et la technologie.
2) DE LA PETROPOLITIQUE AFRICAINE :
Pour les observateurs du continent africain, il y a une forte corrélation entre l’existence de l’or noir et les guerres civiles ethniques. En d’autres termes, on trouve une augmentation des conflits politiques et du barbarisme tribal, dans les pays producteur du pétrole, par contre, Les pays dépourvus de l’or noir, sont moins confrontées aux conflits politico-ethniques et tendent, plutôt, au développement d’une économie de survie et des services. On peut citer les pays désertiques suivants : Le Mali, le Burkina-Faso, le Sénégal, le Botswana etc.….
Avec les Nations rejetées aux calendes grecques, l’existence de l’or noir dans une région, suscite du tribalisme à l’ensemble des régions, des peuples et des communautés, très souvent, l’ensemble des yeux sont braqués sur l’exploitation de l’or noir. Les Chefs d’état, originaire des régions pauvres, sont les premiers à briller du tribalisme, et de l’accaparation de l’or noir. Souvent, toute les politiques de développement ne tiennent pas compte du réalisme économique, ainsi, l’on constate des investissements insouciants, au profit de vouloir développer leurs régions d’origine, mais en fin de compte, ces politiques, sont des gouffres de prestige et de complexe de domination régionale, ruinent des pays entiers et ce sont tous les citoyens qui en pâtissent.
Or, si l’on compare avec les politiques économiques coloniales, l’on constate une flagrante différence : C’est vrai que les politiques coloniales étaient, surtout, axées sur les exploitations des matières premières et sur les économies, contre l’espèce humaine africaine certes, mais ce qui est important, cette conception de la politique, recommandait à la colonisation de s’inscrire sur le réalisme politique. Pour y réussir, la colonisation n’avait pas tiré la charrue avant les bœufs, elle prévoyait des infrastructures : des écoles, des hôpitaux, des routes, des voies ferrées, des ports, des aéroports etc.…. sur des tronçons ayant certaines caractéristiques pour le développement économique pour booster les économies occidentales. Cependant les tronçons reculés, bénéficiaient en même temps, une solidarité, c’est pourquoi l’on trouvait des écoles, des hôpitaux et de l’administration, pour permettre aussi au rythme correspondant aux caractéristiques locales à l’épanouissement et au développement, sans pourtant compromettre à l’ensemble de l’économie.
Revenons aux tristes réalités africaines, les gisements du pétrole se trouvent, bien entendu, dans des régions, ayant à la fois, des ayants droit, des ayants héritiers et des ayants coutumier et qui sont en même temps autochtones et riveraines. Ces populations vivant sur le territoire de leurs ancêtres ne bénéficient pas des retombées de ces richesses, c’est tout le problème du continent africain, à l’instar de l’Afrique du sud, pays nouvellement indépendant de l’apartheid, dont les descendants européens ont encore beaucoup d’influence sur l’économie. Par ailleurs, les régions productrices du pétrole ne bénéficient pas d’impôts sur la pollution de leur territoire (un sacrifice national), elles ne possèdent aucun droit de regard, de gestion et de proposition en commun avec l’état central, voilà un deuxième problème du continent africain, celui du centralisme. Mais c’est pas fini, il existe un troisième problème, avec le tribalisme, ce sentiment subjectif de la nature humaine qui procure sensation de confiance et de domination, ainsi, la redistribution nationale tirée des bénéfices de l’or noir, ne suit pas le chemin traditionnel du « mérite et du réalisme [3] » pour se doper des économies nationales solides.
Ces trois difficultés ci-dessus résument le mal-être des peuples et des communautés dans le continent africain. Dans tous les endroits chauds du continent, les revendications [4] sont les mêmes, mais la politique demeure la dictature, l’Accaparation ou l’Appropriation de l’or noir par un clan, la répression de la revendication sous fond de discours apparenté au patriotisme « au nom de la nation, c’est la richesse nationale ». Or ce discours est prononcé pour satisfaire les emprises nationales sur le pétrole par un clan et dans la réalité , la redistribution sous forme d’investissement ne suit pas le chemin traditionnel du mérite et du réalisme, d’une Nation.
Il est donc certain, dans les pays africains producteurs du pétrole, il y a encore de chemins à parcourir pour la paix, car l’existence de l’or noir suscite de convoitise, de jalousie et réveille avec elle, le barbarisme tribal, avec son cortège de violences interethniques, de coups d’état pour l’Accaparation ou l’Appropriation de l’or noir et du pouvoir par un clan ou une communauté. En se hissant sur les espaces politiques, le tribalisme aura pour corollaire : Les frustrations, l’injustice et de l’insécurité, source de l’instabilité chronique, par conséquent, il y a un risque réel de confrontation politique entre communautés, pour le positionnement du pouvoir central et son Appropriation ou Accaparation, afin de tout contrôler.
Les multinationales qui exploitent l’or noir dans le continent, tiennent compte des données précisées ci-dessus, et appliquent leurs stratégies économiques en conséquence. Ces données constituent de faiblesses nationales, qui font le bonheur de la françafrique et de l’impérialisme. Or un bon businessman doit avoir la qualité de protéger et de garantir la pérennité de ses affaires, ainsi, les multinationales sont tentés aux manipulations et au soutien financier et militaires, dans le but, de satisfaire les dictateurs qui ne rêvent que le pouvoir à vie et l’Accaparation ou l’Appropriation de l’or noir par un clan ou une communauté. Du reste, ils renvoient l’ascenseur en protégeant les intérêts des multinationales : C’est le business gagnant-gagnant de la françafrique, mais défavorable pour le développement du continent. Par contre, avec la pauvreté persistante, la misère galopante et le développement compromis, réveillent les consciences nationales des différentes communautés, contre l’appropriation et l’accaparation de l’or noir par un clan ou une communauté.
En revanche, les pays qui ont basé leurs richesses sur la production des produits, des biens et des services, ont fait preuve d’imagination et d’intelligence, en effet, l’économie fondée sur l’intelligence humaine, produit une richesse humaine intellectuelle destinée, à la Science et à la Technologie, afin de produire des services et des biens de consommation. En somme, une intelligence humaine implique un niveau élevé d’éducation et de culture, capable de produire la richesse, à partir du travail, qui lui même, est fondé sur le mérite, la reconnaissance du mérite, l’émulation et la rémunération en fonction du mérite, en terme d’individu et en terme de régions, c’est ce qui fait défaut dans les pays africains.
Dans le même temps l’économie et la politique fondées sur l’intelligence humaine, produit, aussi, une richesse humaine, qui permet aux différentes communautés de ne pas faire, facilement, la guerre, car chaque région ou chaque communauté fondent son espoir sur la production intellectuelle et sur le travail fondés sur La science et de la Technologie. Ainsi, cette intelligence humaine entraîne les sociétés, à un bon niveau d’instruction, qui permet, donc, de concevoir le développement dans une éducation et une culture fondée sur la logique et le réalisme.
La PETROPOLITIQUE africaine n’a pas pu régler, les questions vitales des africains, à savoir : La santé, l’éducation, le chômage, la pauvreté, le développement, le tribalisme et la nation.
3) DE LA CONCLUSION :
Avec l’augmentation du pétrole jusqu’à 127 dollars le baril, l’or noir devient une manne considérable, en même temps, les pays producteurs sont des zones de turbulences intercommunautaires, et, ne sont pas, plus riches, qu’au moment de la découverte des gisements, qu’aujourd’hui, il faut, donc tirer des conséquences et trouver de nouvelles options :
Le Fédéralisme, pour limiter l’intrusion de la néo-colonisation, et pour limiter les conflits intercommunautaires, mais aussi pour permettre, à un dépassement en soi de chacun des individus et des régions, avec des économies et des évolutions propres et saines, fondées sur la création des richesses et sur la redistribution au prorata des richesses produites.
La Science et la Technologie, pour produire des services et des biens de consommation, et sortir, progressivement, nos politiques économiques, de la dépendance totale de la rente. Elles permettent, entre autres, aux Etats d’être forts et puissants.
La Science et la Technologie, pour entraîner nos pays à un niveau d’intelligence humaine, d’éducation et de culture : afin de booster nos économies, par l’imagination et la création, elle permet, aussi, une meilleure coopération entre les différentes communautés, et elle ne peut-être Appropriée ou Accaparée comme l’or noir par un clan ou une communauté.
La Science et la Technologie, pour entraîner nos pays à un niveau d’intelligence humaine, d’éducation et de culture : Afin d’éclore la culture du risque, de la responsabilité, du mérite, du dépassement de soi, et de l’aventure intellectuelle.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication: 19 mai 2008
Rubrique : Afrique-économie
Source : http://africdossier.oldiblog.com
Notes :
(1) Le Professeur congolais Pascal Lissouba, élu démocratiquement en 1992, était l’initiateur des idéaux sur la Science et la Technologie au service des peuples et du développement, mais, il sera évincé par un coup d’état conduit par l’actuel Dictateur Président Denis Sassou-N’Guesso.
(2) Voir aussi, l’article intitulé : « Economie : Les conséquences alimentaire en Afrique, suite à la flambée du prix du pétrole », Rubrique : Afrique-économie. sur http://africdossier.oldiblog.com
(3) L’ancien Président ivoirien, Houphouët Boigny a transformer Yamoussoukro en une ville urbaine, et laissant derrière lui, le pays le plus endetté dans le continent africain. Le choix de Yamoussoukro ‘est pas anodin à ses origines ethniques.
(4) Le sud du Soudan (animiste et chrétien) est en conflit avec le gouvernement central, le Cabinda (le Congo portugais) est en conflit avec le gouvernement central de l’Angola, au Nigeria, des mouvements biafrais sont en conflit avec le pouvoir fédéral, parmi de nombreuses causes de conflits, l’on trouve le tribalisme, l’appropriation du pétrole par un clan et la revendication écologique par les autochtones.
(5) Les effets pervers sur l’or noir sont les mêmes effets qui se produisent avec l’existence des matières minière. Cet article dans son ensemble (appropriation, tribalisme et mouvement rebelle) peut, donc, être transposé dans le cas des pays africains producteurs des matières minières.
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