LE PARQUET ESPAGNOL POUR UNE ENQUÊTE SUR LES COMPTES DU PRESIDENT OBIANG, ET LA FRANCE ALORS ! (le 28/05/2009 à 21h23)
Le parquet anticorruption espagnol a demandé une enquête pour blanchiment sur les comptes et investissements en Espagne du président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang-Nguema, a-t-on appris lundi de source proche du dossier, selon Pantalongop.ao.co. Cependant, en France, le parquet s’oppose, à l’instruction de cette plainte qui vise, aussi deux autres chef d’état africains : le congolais Sassou Nguesso et le gabonais Omar Bongo. Par AppolinaireNoëlKOULAMA.
Par Appolinaire Noël KOULAMA (Un certain regard sur les biens mal acquis)
Le ministère public espagnol s'est ainsi déclaré favorable à la recevabilité d'une plainte déposée en décembre par l'Association pour les droits de l'Homme en Espagne (APDHE), a précisé cette source.
L'APDHE réclame une enquête sur l'origine des avoirs en Espagne du président Obiang Nguema, qui dirige depuis 29 ans d'une main de fer la Guinée Equatoriale, ex-colonie espagnole d'Afrique équatoriale riche en pétrole, ainsi que sur ceux de membres de sa famille et de plusieurs de ses ministres.
L'APDHE demande à la justice espagnole de vérifier l'origine et la destination d'environ 19 millions d'euros (26 millions de dollars) transférés selon elle de manière irrégulière de la banque américaine Riggs sur le compte d'une banque espagnole aux Baléares, entre 2000 et 2003.
« Africdossier » dénonçait, récemment, la main mise du gouvernement français sur sa main mise des dossiers des biens mal acquis, en vue d’étouffer ces affaires, par le biais du parquet.
Le parquet d’Espagne démontre ainsi par ce geste, que la plainte sur les biens mal acquis des dictateurs africains est recevable.
QU’EN EST-IL EN FRANCE SURCESDOSSIERS :
La doyenne des juges d’instructions, Françoise Desset avait jugé recevable et avait ordonné d'instruire la plainte déposée en décembre par l'ONG anti-corruption Transparency International contre les trois leaders africains pour « recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de biens sociaux, abus de confiance ».
Le parquet de Paris a fait appel à cette décision, qui sera, par conséquent examiné par la chambre d’instruction de Paris, dans un délai probable de 6 mois. La décision du parquet n'est pas une surprise. Il avait déjà classé sans suite deux premières plaintes sur les mêmes faits en 2007 et 2008, jugeant l'infraction « insuffisamment caractérisée ».
Dans cette troisième plainte avec « constitution de partie civile », la décision finale ne lui revient pas mais il s'était encore opposé à l'ouverture d'une information en invoquant une irrecevabilité de la plainte de Transparency, qui n'aurait pas selon lui qualité à agir au nom des contribuables africains.
L’EVOLUTION DE LA JUSTICE INSPIREE DE NICOLAS SARKOZY :
Selon l’ex-juge d’instruction(Express.fr du 26 mai 2009) Nicolas Sarkozy veut avoir une main mise sur la justice, afin de protéger ses amis. L’ancienne juge d’instruction, candidate aux élections européennes sous la bannière d’« Europe Ecologie » dénonce la réforme de la procédure pénale, proposée par le comité Léger, mais inspiré des souhaits du président de la république, Nicolas Sarkozy.
Cette réforme est la suppression totale des juges d’instructions qui seront remplacés par le parquet. Et, les enquêtes ne seront conduites que par la police en collaboration et sous les ordres exclusifs du parquet.
Selon elle « Cette réforme poursuit un but purement politique, pour éliminer le contre-pouvoir judiciaire », tout en dénonçant que « cette réforme survient alors que les juges d’instructions enquêtent, justement, sur des personnalités proches de Nicolas Sarkozy ».
Selon un sondage récent, 71% des français soutiennent le rôle d’enquêteur du juge d’instruction.
CONSEQUENCESURLESDOSSIERSSENSIBLES :
Dans son « J’accuse », Eva Joly nous invite à la réflexion, elle pose une question essentielle « Pensez-vous que le parquet qui est subordonnée au gouvernement de la république, requerrait contre les groupes Bolloré, Bouygues, Total Fina ELF ? », elle poursuit sa réflexion en disant « éliminer le juge d’instruction, sans remettre le parquet indépendant revient à mettre la justice entre les mains du pouvoir et qui gardera le contrôle des affaires ».
En se constituant « Partie civile » sur le dossier des biens mal acquis, Transparency International a contraint le parquet à ne pas pouvoir rejeter ce dossier, sinon qu’il ne restait que la possibilité au parquet de faire appel à la chambre d’instruction.
Avec cette réforme judiciaire, le parquet de Paris en combat contre les plaintes des biens mal acquis des dictateurs africains, se voit multiplier ses moyens, pour y rejeter sans la moindre difficulté. Un exemple : actuellement, « les autorités allemandes on transmis à la France, la liste des entreprises soupçonnées de blanchir ou de détenir l’argent sur les paradis fiscaux, mais le parquet n’a pas ouvert d’instruction, ni solliciter une entraide judiciaire », selon Eva Joly.
D’ores et déjà, la Cour européenne a considéré que les procureurs de la république (ou le parquet) n’étaient pas des autorités judiciaires indépendantes, dans un arrêt datant de janvier 2009, mais le gouvernement français a fait appel à la cour européenne, et la décision de cet appel n’est pas encore rendue.
L’entêtement absurde de Nicolas Sarkozy, en contestant le droit européen, est d’arriver à ses fins : protéger tous les dossiers sensibles, en attendant, cette réforme, la doyenne des juges d’instruction poursuit son travail sur les biens mal acquis des dirigeants africains, mais jusque quand ?
La France a ratifié la convention des Nations Unies, visant à lutter contre le blanchissement et la corruption internationale, et qui lui confère le droit de justice à compétence internationale.
Aujourd’hui, le parquet de l’Espagne, pays signataire de la même convention vient de prouver davantage, que la France n’aménage pas au respect de la convention, qu’elle a signée.
CONGO-BRAZZAVILLE: L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE ET LE DIALOGUE NATIONAL SANS EXCLUSIF BRÛLÉS AU PETROLE (le 24/05/2009 à 23h44)
La matière première géostratégique par excellence est le pétrole. Les compagnies pétrolières saignent l’Afrique( le Congo) aux quatre veines pour s’accaparer son or noir. Les enquêtes menées au sein de la multinationale Elf par la justice française ont révélé que dans les années 1990, une part de 0,40 dollar par baril extrait était détournée puis reversée aux dirigeants des pays producteurs, ce qui représentait une somme totale de 60 millions de dollars par an. Un extrait de « l’Afrique mutilée » Par Damien Millet.
Par Damien MILLET, président du Comité pour l'Annulation de la Dette du tiers-monde (CADTM), un extrait de son livre.
DES RELENTS DE FIOUL AU CONGO-BRAZZAVILLE :
De quoi leur faire accepter l’idée de sacrifier économiquement et socialement leur pays. Il faut dire que les pressions étaient parfois très fortes de la part d’Elf, cet outil créé par le régime gaulliste pour défendre les intérêts du pouvoir français et de ses proches dans les ex-colonies.
Au Congo, après l’épisode Ngouabi, Denis Sassou Nguesso, l’ancien chef des services de sécurité, prend le pouvoir en 1979. Il est l’homme d’Elf. Sous sa première présidence, de 1979 à 1991, la production de pétrole est doublée et Elf se régale grâce à des conditions d’exploitation privilégiées. En 1991, une Conférence nationale souveraine, qui cherche à promouvoir la démocratie, s’étonne du faible taux de rendement du pétrole congolais pour les comptes du pays : elle demande un audit indépendant. « Cet audit, réalisé par le cabinet Arthur Andersen , sera torpillé par Elf qui pratique une obstruction systématique sans oublier de corrompre les personnalités concernées», comme l’a reconnu Pierre Fa, responsable de l’audit chez Elf, lors du procès Elf le 26 mars 2003.
L’élection présidentielle de 1992 voit Sassou laminé au premier tour et forcé à une alliance au second avec Pascal Lissouba, qui l’emporte sur Bernard Kolelas. Mais Lissouba refuse de prendre pour ministres des proches de Sassou (et donc d’Elf). Les caisses sont vides, la dette ronge les finances, Lissouba peine à trouver des fonds. Il augmente la redevance pétrolière de 17 % à 33 % et passe un accord avec Oxy, multinationale états-unienne : 150 millions de dollars en échange du baril à 3 $ pour les dix ans à venir, alors que ce même baril oscillait entre 15 et 30 $ sur le marché mondial.
Pour garder la mainmise sur ses gisements productifs de liquides en tout genre, Elf doit mettre la main au porte-monnaie, armant les deux camps pour être sûr de gagner dans tous les cas de figure. En 1997, Sassou passe à l’offensive militaire. La guerre civile frappe durement le Congo de juin à octobre 1997, durant laquelle « chaque balle a été payée par Elf », selon un responsable socialiste français. Après des massacres à la fin 1998 de la part des troupes de Sassou contre les populations du Sud, après le vote d’une Constitution sur mesure et des élections manipulées qui le légitiment au poste de Président, la situation est sous contrôle d’Elf et de ses soutiens français. La corruption des élites africaines est orchestrée par les marionnettistes du Nord.
De plus, le pétrole des années à venir a été gagé : il est déjà la propriété d’une multinationale qui l’a acquis en échange de facilités financières. Le journaliste Henrik Lindell rapporte qu’au Congo, « d’après le FMI, 75 % des emprunts contractés entre 1995 et 2000 étaient gagés sur le pétrole ».
« Les multinationales du secteur n’hésitent donc pas à enfoncer ces pays en aidant des chefs d’État aux abois », comme le reconnaît Loïk Le Floch-Prigent, ancien président d’Elf : « Par exemple, un chef d’État africain se rendait compte qu’il ne pourrait payer ses fonctionnaires ou qu’il ne pourrait pas assurer certains investissements. Cette situation était d’autant plus fréquente que les revenus dans certains pays sont directement liés au pétrole et que le prix de celui-ci est fluctuant. Dans ces conditions, le chef d’État se tournait vers Elf et demandait à la compagnie de lui prêter de l’argent. Seulement, faire un prêt direct avait évidemment pour conséquence d’augmenter la dette du pays en question. Celle-ci étant déjà considérable, la Banque mondiale ou le FMI, Fonds monétaire international, pouvaient s’y opposer. Elf avait tout intérêt à prêter l’argent dont le chef d’État africain avait besoin. Il s’agissait donc de trouver le moyen d’habiller la dette. C’était le fameux préfinancement. Pour la société, il n’y avait aucun risque dans la mesure où l’argent serait remboursé sur la production de pétrole tirée du sous-sol du pays et commandée par Elf-Trading. Pour ce faire, une ou plusieurs sociétés off-shore étaient créées. La Fiba ou Rivunion [filiales financières d’Elf] débloquait les fonds et ceux-ci, via la off-shore, arrivaient chez l’emprunteur. La Banque mondiale et le FMI n’y voyaient que du feu. Elf avait injecté de l’argent mais récupérait du pétrole et ce système s’est révélé très rémunérateur pour la société. »
Une étude de l’organisation Global Witness montre qu’il existe une différence colossale entre le chiffre d’affaires mondial du secteur des hydrocarbures et le coût de l’extraction : de l’ordre de 1 500 milliards de dollars. C’est donc le montant annuel des richesses créées par ce secteur hautement profitable. Les évaporations financières sont alors fréquentes. Au Congo, Global Witness chiffre à 250 millions de dollars les pétrodollars évanouis chaque année, principalement au profit de Sassou et de ses proches. En Guinée équatoriale, une part substantielle des revenus du pétrole ne se retrouve pas dans les comptes officiels du pays : de l’ordre de 170 millions de dollars pour 2000-2001, essentiellement au profit d’Obiang Nguema qui a la haute main sur les pétrodollars. En Angola, selon Human Rights Watch, entre 1997 et 2002, les ventes de pétrole ont rapporté 17,8 milliards de dollars à l’État, soit 80 % des recettes budgétaires, mais 4,22 milliards de dollars ont disparu comme par magie. Pendant ce temps, les budgets sociaux s’élevaient à 4,27 milliards de dollars, donc le gouvernement aurait pu les doubler pendant cette période. Est-ce un hasard alors si en juillet 2003, sur 168 tribunaux municipaux en Angola, seulement 23 d’entre eux rendaient vraiment la justice ? L’impunité permet justement qu’un quart des revenus du pétrole pour l’État soit détourné par le clan Dos Santos au pouvoir. Les poches de ces gens-là sont des puits sans fond.
Aux côtés des multinationales, n’oublions pas l’implication des institutions financières internationales, comme le prouve la construction très controversée du pipe-line Tchad-Cameroun, lancée au milieu des années 1990 et achevée en 2004, permettant d’amener le pétrole de la région de Doba (Tchad) au terminal maritime de Kribi (Cameroun), à 1 070 kilomètres de là. La Banque mondiale a pesé de tout son poids pour sa réalisation. Devant la mobilisation des populations vivant sur le tracé de l’oléoduc, devant la pression des organisations écologistes et de solidarité internationale, des multinationales comme Shell et Elf ont reculé. Mais le consortium regroupant ExxonMobil, ChevronTexaco (États-Unis) et Pétronas (Malaisie) a pu mener ce projet de 3,7 milliards de dollars à son terme grâce au puissant soutien stratégique et financier de la Banque mondiale.
Pour calmer ceux qui avançaient le fait que le dictateur tchadien Idriss Déby (militaire formé en France, au pouvoir grâce au soutien des différents présidents français) aurait la haute main sur le magot pétrolier, la Banque mondiale, qui réalisait là son plus important investissement en Afrique noire, a imposé à Déby de consacrer 90 % des sommes récupérées par la vente de pétrole à des projets sociaux sélectionnés avec son aval et à des investissements dans la région de Doba.
Ces sommes doivent être déposées à la Citibank de Londres, sous le contrôle de la Banque mondiale. Pour gérer ce compte, la Banque mondiale a avancé l’idée d’un Collège de contrôle et de surveillance des revenus pétroliers (CCSRP), composé de neuf membres. Mais cinq d’entre eux ont été nommés par Déby lui-même…
Le grand gagnant de cette exploitation pétrolière est le consortium pétrolier, mais les proches du pouvoir ne sont pas à plaindre. La répartition des revenus entre l’État tchadien et le consortium pétrolier semble très défavorable à l’État qui devrait récupérer seulement 12,5 % de royalties sur la vente directe de ce pétrole... S’y ajoutent des taxes et bonus divers, qui seront versés directement au Trésor public tchadien |21|. Le premier bonus ne fut pourtant pas un modèle du genre : « Le détournement de 7,4 millions de dollars sur les 21 millions de + bonus + versés à titre d’avance au gouvernement tchadien, constaté récemment par le FMI, a confirmé les craintes de la société civile tchadienne, qui estimait, dès 1999, que les conditions pour une gestion transparente n’étaient pas réunies. D’autant que s’y est ajouté un autre détournement de 4,5 millions de dollars, qui selon certaines sources tchadiennes, auraient servi à l’achat d’hélicoptères par le fils du président|. »
Et à chaque détournement futur, il est à craindre que la Banque mondiale, très impliquée dans le projet, continue de fermer les yeux pour ne pas entacher sa crédibilité.
Pourtant Déby n’est pas content… Les chiffres permettant de calculer ce qui revient au pays producteur proviennent d’ExxonMobil et du consortium lui-même. Le Tchad n’a pas l’expertise ni les moyens techniques pour suivre les variations continues des prix et les rapprocher des quantités de pétrole produit. Voilà pourquoi le 7 octobre 2004, la présidence tchadienne a publié un communiqué très inhabituel intitulé « Arnaque, opacité et fraude du consortium », dénonçant le fait que les multinationales s’accaparent cette rente pétrolière et que le Tchad ne peut contrôler l’exactitude des déclarations du consortium, fortement mises en doute. Le suivi du côté tchadien est compliqué : « Trois personnes seulement ont suivi ce dossier à l’époque, confie un proche du pouvoir. L’un d’entre eux a été démis de ses fonctions après le coup d’État raté du 16 mai, le deuxième est décédé et le troisième est parti faire carrière à l’étranger. » Visiblement, les prédateurs se déchirent un peu entre eux, mais ils n’oublient pas de maltraiter leurs proies… Des représentants de la population affirment : « Les modes de vie ont été bouleversés. L’argent a perverti les mentalités et les habitudes. Les changements ont été essentiellement négatifs. »
Le pétrole africain ne porte pas malheur, pourtant tout porterait à le croire. Les pays producteurs sont courtisés par toutes sortes de mafias, et les investisseurs occidentaux s’acoquinent avec les élites locales pour spolier le peuple de cette richesse, que ce soit chez les « anciens » comme le Nigeria, la Libye, l’Algérie, l’Angola, l’Egypte, le Congo, les « récents » comme la Guinée équatoriale, le Soudan, le Tchad ou la Mauritanie, les « futurs » comme le Sénégal, le Mali, la Sierra Leone ou Sao Tomé et Principe. Il faut dire que les graves soucis des États-Unis au Moyen-Orient les incitent à se tourner vers l’Afrique qui produit un pétrole brut d’excellente qualité, mettant ainsi en ébullition les élites africaines. Le président malien, Amadou Toumani Touré, n’a-t-il pas déclaré : « Je me couche en pensant au pétrole, je rêve de pétrole et quand je me réveille, je pense encore au pétrole » ?
Auteur :Extrait du livre de Damien MILLET (Président du CADTM)
USA : OBAMA NOMME UN NOIR À LA TÊTE DE LA PRESTIGIEUSE INSTITUTION SPATIALE MONDIALE « LA NASA ». (le 24/05/2009 à 23h42)
Le président Barack Obama a choisi samedi 24 mai 2009, un ancien astronaute noir, Charles Bolden, pour prendre la tête de la NASA. Si sa nomination est confirmée par le Sénat, cet homme de 62 ans deviendra le premier administrateur noir de l'Agence spatiale américaine.
Bolden, Photo « La NASA »
Ce sera également la deuxième fois seulement en 50 ans d'histoire de la NASA qu'un astronaute dirigera la prestigieuse National Aeronautics and Space Administration.
Bolden, un homme de petite taille aux cheveux poivre et sel, a volé quatre fois dans l'espace au cours de sa carrière d'astronaute -entamée en 1980- et a occupé pendant quelque temps un poste d'adjoint auprès du vice-administrateur de la NASA.
Bolden fait l'unanimité parmi les personnes qui ont travaillé ou volé dans l'espace avec lui. « Charlie connaît la NASA et les gens connaissent Charlie. Il y a une certaine familiarité », a souligné samedi un autre astronaute à la retraite, Steve Hawley, qui a volé deux fois dans l'espace avec Bolden.
« C'est un vrai leader. La NASA cherchait un leader comme lui, dans lequel elle pourrait avoir confiance », s'est félicité pour sa part l'ancien directeur du Centre spatial Johnson de Houston (Texas), George Abbey, ami de longue date de Bolden.
La nomination de Bolden a été annoncée alors que la navette spatiale Atlantis achève une mission réussie de réparation et de modernisation du télescope spatial Hubble. Ironie de l'histoire, Bolden était le pilote du vol qui a mis Hubble en orbite en 1990.
Samedi 23 mai 2009, le président Obama a également nommé Lori Garver au poste de numéro deux de la NASA. « Ces personnalités talentueuses permettront à la NASA de pousser avec audace les frontières de la science, de l'aéronautique et de l'exploration au XXIe siècle et d'assurer le retentissement à long terme du programme spatial de l'Amérique », s'est réjoui le chef de la Maison Blanche dans un communiqué.
En 2008, Bolden avait fait don de 750 dollars à la campagne présidentielle du candidat démocrate Barack Obama.
Bolden, qui est né à Columbia en Caroline du Sud, vit à quelques kilomètres du Centre spatial de Houston, où il a passé une dizaine d'années comme astronaute.
Publiéle :23mai2009
Rubrique : International
Source : REUTERS
NOTEDELAREDACTION AFRICDOSSIER :
Découvrez le nouveau patron de « La NASA», en lisant Sur Internet la Biographie officielle de Bolden par « La NASA», en cliquant ci-dessous:
BIENS MAL ACQUIS : JUSQU’OU IRA LA JUSTICE FRANÇAISE AVEC LES CHEFS D’ETAT AFRICAINS ? (le 20/05/2009 à 22h28)
La France peut –elle trahir ses vieux amis africains ? 2 ONG ont porté plainte contre le gabonais Omar Bongo, le congolais Denis Sassou Nguesso, l’équato-guinéen Théodoro OBiang NGuema, concernant leurs patrimoine immobilier, acquis avec les biens public détournés. Emission « Le Zoom » sur RFO……
INVITÉSAU DÉBAT :
·Bruno BEN MOUBAMBA( Acteur libre des représentants de la société civile gabonaise)
·Maître Jean-PierreVERSINI( Avocat du président congolais Denis Sassou Nguesso)
·Thomas DODUIK(Journaliste du quotidien Libération)
DISCRIMINATION RACIALE CONTRE LES NOIRS AUX USA : LE COURAGE DE ROSA PARKS. (le 11/05/2009 à 22h55)
BIOGRAPHIE:
Rosa Parks
, de son vrai nom Rosa Louise Mac Cauley, est née le 4 février 1913 en Alabama. Elle est fille de James Mac Cauley, charpentier, et de Leona Mac Cauley, institutrice. Après le divorce de ses parents, elle a été élevée par ses grands-parents, dans une ferme. Son grand-père lui inculque des principes de justice sociale, de dignité et de fierté de ses origines en lui léguant comme viatique la recommandation suivante : « n’accepte jamais les traitements iniques, d’où qu’ils viennent, et ne baisse jamais les bras devant l’injustice». Les paroles que lui répétait sa mère alors qu’elle était enfant ont également fait leur chemin : « qu’il n y a aucune loi qui nous oblige à souffrir » ou encore « sois fière d’être ce que tu es ! Deviens quelqu’un qui sera respectée des autres et qui les respectera aussi! ». C’est cette éducation empreinte de justice sociale qui a constitué le sous bassement faisant d’elle une icône de la liberté et une pionnière de la lutte contre la discrimination raciale.
UNE ICÔNE DE LIBERTÉ:
Une icône de la liberté.
Son mariage avec Raymond Parks facilite comme qui dirait les choses. En 1940, malgré les lois ségrégationnistes, elle est, avec son mari, membre de la ligue des électeurs « Voters League » qui milite pour obtenir le droit de vote pour leurs frères de race. A cette période, Rosa Parks obtient un emploi dans une base de l’Armée de l’Air américaine (Maxwell Air Force Base) où sa prise de conscience s’accentue. Plus tard, elle écrira dans son autobiographie : « on pourrait dire que la base de Maxwell m’a ouvert les yeux ».En décembre 1943, les Parks sont membres du mouvement américain pour les droits civiques et militent dans la section de « l’Association pour l’avancement des gens de couleur » (NAACP en anglais) de l’Alabama.
UNE PIONNIÈRE DE LUTTE CONTRE LES DIXCRIMINATIONS RACIALES:
Une pionnière de la lutte contre la discrimination raciale.
Le 1er décembre 1955, quand Rosa Parks, femme noire, couturière de 42 ans, refuse de céder sa place à un homme blanc dans un autobus à Montgomery, Etat d’Alabama au sud des Etats-Unis, elle ignorait que son geste aboutira à l’abolition de la ségrégation raciale en 1964. Surnommée « la mère du mouvement des droits civils», la vie de cette pionnière de la lutte pour les droits civils est une vie de lutte contre le poids de quatre siècles d’esclavage. Ce combat semble naturel aujourd’hui mais pour les pionniers comme Rosa Parks, c’était une mise en danger permanente. Un refus pourtant anodin de nos jours, mais c’est bien lui qui a révélé l’ampleur de la révolte du peuple noir, avec l’implication que l’on sait d’un jeune pasteur de 26 ans encore inconnu à cette époque: le révérend Martin Luther King.
Des interrogations voire des réponses diverses ont été données à cet acte. Cependant, malgré les sollicitations, Rosa Parks ne trouvait pas utile de donner le vrai sens de son acte. Il a fallu attendre trente cinq ans, soit 1992, pour qu’elle décide en toute modestie de faire une mise au point sur son acte : « certains disent que j’avais refusé de céder ma place ce jour là, parce que j’étais trop fatiguée, j’avais mal aux pieds et que je ne savais pas pourquoi j’avais refusé de me lever comme on me le demandait. Mais, ce n’est pas exact. Je n’éprouvais pas un sentiment de fatigue physique, ou du moins pas plus qu’à l’accoutumée après le travail, qu’il m’était impossible de bouger les pieds. Or, ce n’est pas aux pieds que j’avais mal ; mais dans mon cœur d’être humain. Ma fatigue était plutôt morale : j’en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des blancs. J’étais surtout fatiguée de devoir capituler. J’avais le sentiment d’avoir le droit d’être traitée comme n’importe quel autre passager. Nous supportions ce traitement depuis trop longtemps».
Tout bien considéré, aujourd’hui au regard de l’évolution des mentalités Rosa Parks aurait été certainement satisfaite du chemin parcouru, car comme l’a dit le révérend Jesse Jackson « elle s’est assise pour que nous puissions nous tenir debout ». Pour autant, peut-on considérer cette victoire égalitaire de totale ou reste t-il encore beaucoup à faire de par le monde?