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puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce CONGO-BRAZZAVILLE : LE DICTATEUR DENIS SASSOU NGUESSO ET LES SYMBOLES. (le 10/07/2009 à 02h11)

 

 

 

Le 6 juin dernier, c’est devant une foule en liesse, comme communiée dans un même élan, que Denis Sassou Nguesso s’était déclaré candidat à sa propre succession. Plusieurs opposants, et pas des moindres, ont rallié sa candidature.

 

 

 

 Le président congolais se rallie l’opposition et publie un essai : « Parler vrai pour l’Afrique »

 

Il flottait sur le boulevard des Armées un parfum de Grèce antique où, pour finaliser une transaction ou valider un serment, on recollait les fragments de poterie ou de pièces de monnaie. Le Symbolon, s’exclamaient-ils. Justement, « La symbolique répond aux défaillances de la représentation, écrit Lucien Sfez dans La politique symbolique. (…) Images enchantées. Qu’elles soient attirantes ou repoussantes. Elles ont toutes un même effet : recoller les morceaux pour en faire une totalité. » (Grandiose citation reprise par Patrick Tudoret dans La gloire et la cendre). C’est en effet une « image enchantée » qu’offrirent Denis Sassou Nguesso et ses ex-opposants. Ces derniers, tous ou presque, étaient aux premières loges. Mais que valent-ils vraiment ? Qui sont-ils ?

Il y a Joachim Yhombi Opango, un homme qui adore la vie, affable dans le privé. Il aurait pu choisir une autre carrière, car la politique ne lui réussit pas. C’est le symbole de la fragilité, « du baobab tombé sans vent ». A-t-il été réellement président de la République puis, quelques années plus tard, premier ministre ? Les historiens y répondront. Il y a Charles Ganao, autre ancien premier ministre de l’outrecuidant et égocentrique Pascal Lissouba. C’est le symbole des « formules, des arguments à priori, de l’abstraction et de l’artificiel ». Il met une telle autorité dans ses propos qu’on le croirait détenteur de la Vérité. Un jour, il plancha à la Conférence économique du Pool. Dans une friandise de métaphores et de synecdoques, il rumina que pour sortir cette région de sa torpeur économique, Kolelas et Milongo devaient se réconcilier, comme s’ils étaient propriétaires du Pool. « … vous avez une paire de chaussures qui va déjà à vos pieds… », a-t-il au président.

Il y a Théophile Obenga, un intellectuel, peut-être, en mal de reconnaissance. C’est le symbole de l’intellectualisme africain. Et, quand on sait la virulence avec laquelle il critiquait Denis Sassou Nguesso, son ralliement est cousu de fil blanc. Un coup de Jarnac. Dans son épithalame, celui qui prône la « Maat », compare désormais le président à un « twéré » – mot de l’ethnie mbochi qui signifie « réfléchi », « sage », « mesuré ». Résultat des courses : tous trois ne jouissent pas d’une audience épaisse dans le théâtre congolais de la politique.

Il y a Bokamba Yangouma, ancien syndicaliste, symbole fort de la contestation de Sassou 1, peu de temps avant la Conférence nationale ; mais aussi de la souris (entendez : trahison). Hélas, il a depuis épousé le verbe flasque. En fait, durant son exil, il a rencontré Dieu. Et il a demandé « pardon ». Aujourd’hui, il serait une sorte de Paul sur la route de Damas – son parti, peu à peu, s’est mué en Mouvement général des Chrétiens du Congo. Mais il est à craindre qu’il ne soit devenu une sommité de l’amalgame. Jésus Christ lui-même a établi une distance claire entre la politique et la religion : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Le mot « laïcité » est d’une grande noblesse au Congo.

Il y a Bernard Kolelas, le Moïse congolais. Homme de conviction, leader charismatique, symbole puissant de l’opposition au Stalinisme, hélas flapi par la longue marche vers la terre promise. En chemin, il s’est enlisé dans les marécages des jugements erronés. Il s’est rangé derrière Denis Sassou Nguesso, sans doute pour ne pas gêner la carrière politique de son fils, Parfait Kolelas, ministre de son état. Cependant, Bernard Kolelas demeure incontournable, tant il bénéficie encore d’une large audience. Tous ces symboles locaux, forts ou moins forts, ont pour ainsi dire ressuscité Jules Renard : « … placer des éloges comme on place son argent, afin qu’ils nous soient rendus avec des intérêts… »

Il y a Nelson Mandela, symbole africain de lutte contre l’injustice. Lui n’a pas rallié la candidature du président sortant, du moins officiellement. Toutefois, dans son livre (lire encadré), dont l’avant-propos est du grand-homme et date de 1996, Denis Sassou Nguesso rapporte (Page 50) que Nelson Mandela lui avait dit : « Vous travaillez pour l’histoire, et c’est la seule chose qui compte. » Laquelle Histoire, un jour, rendra son jugement…

 

LE PROJET, PREMIER SYMBOLE

 

 

« Parler vrai pour l’Afrique » (éditions Michel Laffon) est, surtout, un livre d’histoire politique africaine, doublé d’une réflexion sur le monde (pourquoi ne s’est-il pas présenté au poste de secrétaire général de l’ONU ?) Denis Sassou Nguesso analyse plus qu’il ne juge. Une once de franchise, parfois, le traverse – il ignore s’il est né en 1942 ou en 1943. On y apprend que Sékou Touré voulait débaptiser « Brazzaville », et suggéra le nom de « Ngouabiville » ; etc. Mais, sur certains points importants de son projet (11 pages seulement sur les 263), le président est moins loquace, et le journaliste aurait dû le relancer. Par ailleurs, des omissions. Exemple : il y a pléthore de ministres au Congo ! Ne pense-t-il pas que 15, tout au plus 20, suffisent, pour 4 millions d’habitants ? Malgré tout, c’est un livre à lire, rien que pour agrandir l’âme ou pour connaître davantage l’homme. Le style est dépouillé, sans fioritures, parfois direct. Les chapitres, courts, sont agréablement structurés en quatre parties. Un livre d’une allure calme. Hélas, peu de Congolais le liront. Il coûte 20 euros, soit 13000 CFA, difficile d’imaginer un Congolais moyen débourser une telle somme. Et puis, vendre désormais un livre au Congo, relève du miracle. Les hommes politiques eux-mêmes se sont fâchés avec la lecture.

 

 

Exemple symbolique de cette maladie : sous Sassou1, le Congo avait un taux de scolarisation de presque cent pour cent – il le reconnaît dans son livre. Sous Sassou2, il est tombé à moins de cinquante pour cent. Certes, il y a eu, entre temps, Pascal Lissouba ! Mais la vacuité et la platitude du mandat du professeur ne sont pas un exutoire. Le fait est que beaucoup d’enfants de 10, 11, 12 ans, ne savent ni lire ni écrire. L’école publique se trouve enfouie dans un même cimetière que la santé. Plus honteux, le bâtiment qui abrite le ministère de l’Education nationale semble sortir du Moyen-âge. A côté de celui des Affaires étrangères, il n’y a pas photo. Rien d’étonnant : le président adore l’International – il suffit de lire son livre. « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, dixit Abraham Lincoln, essayez l’ignorance. » Il promet que s’il est réélu, ce sera son dernier mandat. Dont acte. Mais, avant ce terme, la vie des Congolais doit changer.

 

Maintenant ! Pas demain ni après-demain !

 

CONCLUSION

Les Congolais savent d’où ils viennent ; en revanche, ils ne savent pas où ils vont. Ils ont besoin d’une vision, d’une philosophie, d’un projet. Il va sans dire que Denis Sassou Nguesso est un d’homme d’Etat, une forte personnalité. Entre autres, il a rétabli la sécurité au Congo ; à sa manière, il a apporté sa pierre à l’UA… Mais le Congo agonise ; une métastase le ronge. La Nouvelle Espérance constitue-t-elle une chimiothérapie salutaire ?

 

VIDÉO :  SASSOU NGUESSO PARMI SES PÈRES ET PAIRS

 

 

Publié   le :   05  juillet  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : http://www.afrik.com 

 

 

 

 

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puce CONGO-BRAZZAVILLE : LE CANDIDAT UNIQUE VERS UNE VICTOIRE UNIQUE AU TOUR UNIQUE ! (le 10/07/2009 à 02h10)

 


Veille d'élection présidentielle au Congo-Brazzaville en ce début de juillet 2009.Il y a, paraît-il, plusieurs candidats dans la course.

En fait, les murs des maisons et des commerces, les panneaux publicitaires(de préférence les plus imposants et les plus voyants), les véhicules(surtout les innombrables pick-up flambant neufs), les poitrines et les dos des femmes et des hommes-sandwiches portant des T-shirts à l'effigie immuable, tout cela désigne à la contemplation de tous le seul, le vrai, le beau, l'unique candidat qui occupe tout l'espace utile dans le pays: le Candidat Unique Sassou Nguesso ».

 

Chef unique de l'ex-parti unique du Congo-Brazzaville, le « Candidat Unique »  en a gardé une vision des choses unique, de même qu'un parler unique dans ses meetings électoraux. Parler unique, sans imagination aucune, et très passéiste puisque nous renvoyant à une époque qui rappelle de très mauvais souvenirs dans le Congo voisin:  l'ère de feu Mobutu Sese Seko.

 

Ainsi auto-promu héritier politique unique de celui-ci, le « Candidat Unique » débite mécaniquement des << nien-nien >> qui, comme le disait récemment un chauffeur de taxi, font se tordre de rire jusqu'aux enfants de douze ans recrutés avec les adolescents et les adultes pour faire la claque aux rassemblements électoraux du « Candidat Unique Sassou Nguesso ».

 

Mais le « Candidat Unique »  n'a cure de toutes ces subtilités. En effet, de l'ex parti unique, le Candidat Unique a aussi conservé la perspective unique: il lui est impossible de regarder derrière et autour de lui  (si c'était le cas , il s'apercevrait très vite de la misère matérielle et morale unique des Congolais).; les yeux rivés devant lui, seul compte pour le Candidat Unique l'objectif unique de la confiscation du pouvoir à son profit et à celui de ses affidés.

 

Il faut dire qu'en bientôt cinquante ans d'indépendance du Congo-Brazzaville, Le « Candidat Unique »  en a déjà occupé à lui tout seul la moitié! Vingt-cinq ans de pouvoir absolu sur cinquante vous coupent fatalement de la réalité, vous grisent et vous donnent la sensation fallacieuse d'être un personnage unique, et, au bout du compte d'être l'unique Congolais digne d'exercer jusqu'à son dernier souffle cette chose unique qu'est le pouvoir.

 

 

L’ELECTION À 2 TOURS SELON SA CONSTITUTION, MAIS POUR LE CANDIDAT UNIQUE IL DOIT ÊTRE À TOUR UNIQUE :  (VIVE LA FRAUDE)

 

Le « Candidat Unique Sassou Nguesso »  a bien signé de ses blanches mains une loi électorale qui prévoit une élection présidentielle à deux tours. Mais, dans l'esprit du « Candidat Unique », perspective unique oblige, l'élection présidentielle est au tour unique, lequel doit impérativement entraîner automatiquement sa victoire que lui même et ses comparses claironnent bien avant la tenue de l'élection, ce qui à tout le moins dénote une conception très unique de la démocratie.

 

Il est vrai qu'un deuxième tour exposerait gravement le Candidat Unique à un débat télévisé avec un rival éventuel, et il n'est pas sûr que ses<< nien-nien >> et son habituelle élocution hésitante lui soient à ce moment-là d'un quelconque secours.

 

Et le peuple du Congo-Brazzaville, dans tout cela, diront des objecteurs uniques?  Pour le « Candidat Unique Sassou Nguesso », il s'agit d'un peuple unique, c'est-à-dire qu'il est sa chose unique à lui, et que l'unique idéal de ce peuple unique est, toujours selon le Candidat Unique, de le voir indéfiniment occuper le fauteuil présidentiel.  A en croire le « Candidat Unique »  et ses vassaux divers et variés, ce peuple unique que sont devenus malgré eux les Congolais a un rêve unique: subir le règne unique, sans fin et sans partage du personnage unique.

 

En vérité, ce peuple unique que forment les Congolais aux yeux uniques du Candidat Unique et de ses zélateurs uniques est plus préoccupé par sa survie quotidienne que par quoi que ce soit d'autre. L'élection présidentielle de juillet 2009 représente pour lui des jeux sans enjeux. Elle est surtout un sujet de vives inquiétudes. D'autant plus que tout montre que le Candidat Unique recueille aujourd'hui les fruits politiques de la manière dont il a délibérément conduit la guerre civile dans le pays de 1997 à 2000:en terrorisant les populations par des bombardements, des dévastations, des massacres de sang froid  (au rang desquels l'affaire des disparus du beach de Brazzaville), il leur a enlevé pour longtemps le goût de se mêler de politique. C'était là l'objectif unique visé par le Candidat Unique avec cette façon unique de faire la guerre sur l'ensemble du territoire national.

 

Ayant de la sorte terriblement traumatisé son peuple, réduit celui-ci au mutisme, à la résignation, au rang de simple spectateur de son propre destin, le Candidat Unique s'apprête donc à se reconduire à la tête du Congo-Brazzaville. Et n'allez pas lui dire qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire: il vous fusillerait de son regard unique, avant sans doute de s'y prendre autrement avec vous.

 

 

Auteur :  Le Râleur Unique

Publié   le :   08  juillet  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : Infopagecongo.oldiblog.com 

 

 

 

 

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puce LE RÊVE POLITIQUE DU DICTATEUR SASSOU NGUESSO : MOURIR AU POUVOIR COMME LE MOLLAH OMAR BONGO. (le 11/06/2009 à 10h18)

 

 

Après un quart de siècle de règne, Sassou est  de nouveau candidat à la présidence : candidat pour mourir au pouvoir en réalité. Curieux programme politique.

 

 

 Omar Bongo et Sassou Nguesso unis pour le pire et pour le meilleur.

 

 

Contraste dans les réactions en France et en Afrique après l’annonce de la mort d’Omar Bongo, ce chef d’Etat « nommé » par Elf aux dires même de Loïc Le Floch Prigent, l’ancien PDG de cette société pétrolière ancêtre de Total.

 

« Ami  de la France » ont déclaré en chœur Sarkozy, Chirac et Valéry Giscard d’Estaing (1), actuel et anciens chefs d'Etat français. « Il a bien servi les intérêts de la France et des hommes politiques français » a rectifié Eva Joly, ancien  juge d’instruction de l’affaire Elf. Noël Mamère, député vert français, fidèle à sa réputation de franc-tireur, a quant à lui tranché : « on ne va pas pleurer sur une crapule de plus qui disparaît de la planète » a t-il observé….

 

Sans être aussi sadique, l’opinion publique africaine partage néanmoins ce dernier avis, à propos de ce dinosaure de la Françafrique qu’était Bongo. Qu'on en juge.

 

« Avec sa disparition, c'est un grand symbole de la Françafrique qui s'efface. Homme de main de l'ancienne puissance colonisatrice, il est certainement mort avec la conviction d'avoir été lâché et trahi par la douce France dont la justice ne cesse de le harceler pour abus de biens sociaux » a tranché le journal Burkinabé « L’observateur Paalga » lequel a ajouté : « S'il y a une satisfaction qu'il pourra emporter avec lui au-delà, c'est bien la réalisation de son rêve, celui de mourir au pouvoir. Un rêve que caressent aussi, sous nos tristes tropiques, nombre de rois-nègres qui nous gouvernent et qui n'entendent pas du tout passer la main ».

 

Sassou Nguesso, qui vient de se déclarer encore candidat à la présidence,  malgré un quart de siècle passé au pouvoir sans résultats tangibles, est bien de ceux qui caressent l’ambition, dissimulée sous les oripeaux de la « Nouvelle Espérance » (son prétendu projet), de « Mourir au pouvoir » d’autant que dans sept ans, le « Bâtisseur infatigable » autoproclamé a dû calculer qu'il sera âgé, comme Bongo,  son beau-fils à sa mort, de… 73 ans.

 

A ce moment là, comme Eyadema et Bongo, il aura eu le temps de mettre sur orbite ses enfants pour lui succéder.

 

Nul n’ignore en effet qu’au Gabon, les noms les plus cités, surtout dans la presse française (un signe ?) pour succéder à Omar Bongo ne sont autres que ceux de ses enfants : Ali, l'actuel ministre de la Défense,  et Pascaline, la directrice de cabinet de Papa.

 

Comme au Sénégal où Abdoulaye Wade envisagerait de passer un jour le témoin du pouvoir à son fils Karim à qui il vient de tailler un super ministère sur mesure, malgré la gifle électorale retentissante infligée par le peuple sénégalais à ce dernier lors des dernières élections.

 

Au Congo Sassou s’avance également sur ce terrain : de source informée on a appris que Christel Nguesso, fils de son père, héritera bientôt de la SNPC, la société nationale du pétrole, vache à lait du régime, en remplacement de l’actuel PDG  qui aurait des ennuis de santé. En attendant, le fiston « Kiki »  a été nommé « Chef du département des supports électoraux » pour la campagne de papa, Antoinette Sassou l'épouse aimée héritant du « département des relations avec les confessions religieuses et l’électorat féminin »…

 

On ne parlera jamais de moi en tant qu’ « ancien chef d’Etat » se vantait Mobutu. C'était avant qu’il ne soit chassé piteusement du pouvoir par Kabila et qu’il ne finisse enterré presque en catimini du côté du Maroc...

 

De même « l’homme des masses » pourrait aujourd’hui crier : « seule la mort me fera partir du pouvoir ! ». Normal : ainsi que l’écrit  «  L’Observateur Paalga »  le président congolais fait donc partie de cette race de dirigeants africains qui pensent qu’ils sont nés pour commander les autres et entendent de ce fait rester aux affaires par tous les moyens ».

 

Evidemment, en « vestige de la vieille Afrique qu’il est, ce chef d’Etat qui ne veut pas laisser la place à la jeune génération » ne conçoit d'ailleurs celle-ci qu’en porteur d’eau.

 

Sassou, cet « autre symbole de la vieille Afrique ».

 

 

Lire dans la même rubrique …

LE POUVOIR À VIE : SASSOU NGUESSO, CET AUTRE SYMBOLE DE LA VIELLE AFRIQUE ET DE LA FRANÇAFRIQUE.

 

 

Publié   le :   10  juin  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : Mwinda-Press 

 

 

Note :

(1) Valery Giscard D'estaing vient d'ailleurs de confirmer (sur une radio, Europe 1) ce que tout le monde savait déjà à savoir que Bongo et certains chefs d'Etat africains financent les campagnes électorales en France. En l'occurrence Bongo avait financé la campagne de Chirac en 1981. Qu'on aille encore s'étonner que ces gens-là s'appellent «  amis »  entre eux...

 

 

 

 

 

 

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puce LE FRONT A DÉCIDÉ DE PRESENTER TOUS SES CANDIDATS A L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 JUILLET 2009. (le 11/06/2009 à 10h16)

 

Les candidats des Partis membres du F.P.O.C. (Front des Partis de l’Opposition Congolaise) participeront bel et bien à l’élection Présidentielle dont le premier tour est fixé au 12 juillet prochain. C’est la décision qu’a annoncé Guy Romain KINFOUSSIA, Président de cette plate-forme politique, au cours d’une conférence de presse, jeudi 04 juin 2009, au siège de l’A.R.D, à Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville. 

 

Fini donc le doute. Le F.P.O.C. ne boycottera pas l’élection Présidentielle comme il l’a fait pour la Concertation politique d’avril dernier. Les candidats des Partis membres de cette plate-forme politique de l’opposition, participeront à l’élection présidentielle.

L’on a appris, par exemple, que Mathias DZON, a déjà introduit son dossier de candidature. «Le Front des Partis de l'Opposition, soucieux de préserver la paix chèrement acquise dans notre pays et déterminé à obtenir des conditions permissives d'une élection équitable, a décidé d'inscrire les candidats déclarés en son sein à l'élection présidentielle de juillet 2009», a dit Guy Romain KINFOUSSIA, dans son mot liminaire, à la conférence de presse.

Mais, avant cela, il a critiqué la politique du Gouvernement qui, à ses yeux, ne favorise pas le dialogue. «Le Congo, notre pays, se prépare à élire l'homme ou la femme qui va présider à ses destinées pendant les sept prochaines années. Toute la classe politique Congolaise est en train de fourbir ses armes pour affronter cet évènement majeur de la vie politique nationale. Vous vous souviendrez qu'à cet effet, le Front des Partis de l'Opposition Congolaise, issu des états généraux, en a appelé à la tenue de cette élection dans un cadre apaisé, offrant à tous les candidats d'y participer dans des conditions de transparence et d'équité. Un dialogue entre le pouvoir et l'opposition a été longtemps réclamé pour convenir d'un tel cadre. Hélas ! C'était sans compter avec les manœuvres dilatoires du pouvoir qui ont parsemé d'entraves le chemin qui aboutirait à un véritable dialogue.

Un monologue s'est tenu dans ce pays, dans des conditions auxquelles il est inutile de revenir, présentement. Ceci n'empêche, cependant pas, de noter que, une fois de plus, des fonds auront été inutilement retirés du trésor public pour financer une activité sans impact réel sur la vie politique nationale. En effet, aucun changement tangible ne s'observe sur l'échiquier national, qui soit le reflet des conclusions attendues par le peuple tout entier. Le climat politique est des plus malsains. Pour preuve, non seulement l'importation massive et accélérée d'armes et munitions de guerre, à l'orée de l'élection présidentielle dans notre pays, mais bien surtout, le dispositif de dissuasion, tout attirail visible, mis au point par la force publique», a-t-il dit.

Signalons que le Front des partis de l’opposition Congolaise présente deux candidats, Mathias DZON, candidat de l’A.R.D, et Ange-Edouard POUNGUI, candidat de l’U.P.A.D.S.

 

Publié   le :   09  juin  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : http://mampouya.over-blog.com 

 

 

 

 

 

 

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puce LA STRATÉGIE SECRÈTE DU COBRA ROYAL POUR SE MAINTENIR AU POUVOIR. (le 11/06/2009 à 10h14)

 

 

La course contre la montre dans laquelle s’est engagé ces derniers temps le Cobra Royal ne devrait étonner personne. Même les Congolais les plus apolitiques comprennent que le candidat des Eléphants et des Eléphanteaux, aujourd’hui en campagne électorale, est sûr de gagner dès le premier tour. 

 

 

A l’issue des descentes fracassantes, préélectoralistes et onéreuses qu’il a effectuées  dans les différents départements du pays, à quelques jours de l’élection présidentielle, tout porte donc à croire que ce caméléon passé maître dans l’art de l’achat des consiences et des brutalités de toutes sortes, ne se laissera distraire ni les Congolais ni par la communauté internationale

 

Pour « gagner dès le premier tour », le pouvoir de Brazzaville veut utiliser deux armes déjà connues des Congolais à savoir : militarisation et trucage des élections. Il faut donc réduire l’opposition au silence et apeurer les populations. Comme au bon vieux temps du mono, cette basse besogne a été confiée au "bras armé" du pouvoir qui s’est tout de suite mis au travail.

 

Les séminaires successifs de la police et de la gendarmerie particulièrement, sont à placer dans ce cadre. Le pouvoir est en effet prêt à sortir les engins de la mort pour mater, écraser toute velléité de contestation de la majorité silencieuse, quitte à se mettre à dos le Tribunal Pénal International (TPI) de la Haye.

 

Les conclusions du dernier séminaire sont éloquentes à cet égard : il faut réduire l’opposition au silence depuis les opérations de vote, jusqu’à la prestation de serment. Le scénario prévu serait semblable à celui que le Kenya a vécu. Il s’agit pour les vainqueurs de la guerre du 5 juin 1997, de s’auto proclamer vainqueurs avant même que tous les résultats soient connus ; le lendemain, la cour constitutionnelle valide les résultats truqués et dans la foulée, suit la prestation de serment devant le parlement réuni en congrès.

  

En cas de contestation active : marche, ville morte, sit-in, concerts de casseroles ou toute autre forme de désobéissance civile de nature à empêcher les autorités actuelles à se maintenir au pouvoir par une mascarade d’élection déjà prévisible, une frange des forces armées acquise au pouvoir (Notamment celle qui ne tient pas à perdre toutes les richesses accumulées frauduleusement depuis le retour au pouvoir du dictateur de Mpila), n’hésitera pas à mettre dans la rue, les engins blindés anti-émeute de fabrication chinoise, dotés de balles, d’eau chaude et de caméras espions avec instruction ferme de les utiliser.

 

Des menaces de mort pèseraient même sur les deux candidats les plus en vue, après validation des candidatures ; peu importe donc pour le pouvoir qu’il y ait des blessés ou des morts, l’important c’est de se maintenir au pouvoir et d’y demeurer à vie, la « paix » dans notre pays en dépend.

 

Les villes de Brazzaville, Pointe Noire, Dolisie, Nkayi et le Département du Pool que le pouvoir considère comme zones à haut risque, seront quadrillés par des éléments armés constitués en mercenaires.

 

Les Eglises du Congo Brazzaville tant redoutées et suspectées par le pouvoir ne sont pas épargnées par ce plan de la peur. En effet, dès la deuxième quinzaine du mois de mai, elles vivent sous l’œil du cyclone. Il leur est souvent reproché de faire des prophéties qui ne vont pas dans le sens voulu par le pouvoir. Des micros et caméras à distance seront déployées pour capter des messages que le pouvoir refuse d’entendre. Le pouvoir de Brazzaville suspecte aussi nos voisins. La mort des généraux Angolais dont les corps n’ont jamais été retrouvés, le problème des hommes de MBEMBA soutenus par Mpila, notre participation active au renversement de PATASSÉ, la controverse du transfert des restes de Madame Edith BONGO au Congo contre la volonté de son époux, sont autant de causes qui font que nos relations avec l’Angola, la RDC, la RCA et le Gabon, manquent de sincérité c’est pourquoi, le pouvoir de Brazzaville qui ne veut prendre aucun risque, s’apprête à fermer toutes les frontières bien avant la date de l’élection telle décidée par le pouvoir.

 

Il veut « par précaution », éviter des infiltrations et des complicités éventuelles entre l’opposition Congolaise et les opposants des pays voisins.

 

Les séminaristes ont aussi reconnu que le pouvoir de Brazzaville a perdu toute crédibilité et qu’une élection libre et transparente signifierait la fin du régime aussi, recommandent-ils au pouvoir de maintenir l’embargo de l’opposition sur les médias, d’utiliser ces mêmes média pour montrer les réalisations du Président. Le but visé étant de convaincre les populations.

 

Les séminaristes qui avaient convenu de se retrouver le 27 mai prochain n’ont pas dit comment les médias feront pour expliquer au peuple que ce pays qui a engrangé depuis l’avènement de la Nouvelle Espérance plus de dix mille milliards de francs CFA, ait maintenu les avancements et les reclassements au niveau de 1994 ?

 

Comment expliquer que le pouvoir soit resté sourd aux concerts de casseroles de ceux qui ont perdu leur emploi c’est-à-dire, les ex-travailleurs des entreprises liquidées ? Ils sont encore nombreux à attendre la régularisation de leur situation !

 

Et surtout, comment expliquer les richesses outrancières accumulées par le clan du Chef de l’Etat pendant que l’écrasante majorité du peuple croupit dans la misère la plus totale ?

 

Il n’est donc pas étonnant que les voyages du Président, les meetings, les défilés, les fêtes organisées par le pouvoir et surtout la dernière tournée d’adieu du Président, soient les seules occasions qui restent au peuple réduit à la mendicité, de grappiller quelques miettes.

 

Dans notre armée, il y a beaucoup de mécontents à cause de nombreuses injustices subies par nombre de soldats, certains sont restés au même grade et/ou radiés de l’armée, d’autres en douze ans, ont gravi tous les échelons : de Sergents, ils sont devenus Colonels. Qui douterait encore du caractère Républicain de notre armée ? Seule l’opposition qui, selon le pouvoir, n’aurait pas d’yeux pour voir.

 

 

Publié   le :   09  juin  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : http://mampouya.over-blog.com 

 

 

 

 

 

 

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