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puce CONGO-BRAZZAVILLE : SASSOU N'GUESSO CONFESSE « SES CRIMES CONTRE LES AUTRES ». (le 15/08/2014 à 11h35)

 
   
   
 

 

 
 

 

CONGO-BRAZZAVILLE :  SASSOU N'GUESSO CONFESSE « SES CRIMES CONTRE LES AUTRES ».


Au cours de son Message devant son parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, reconnaît ses crimes de génocide contre les « autres ». Que veut dire ces autres ?
 

 


Le président congolais, Denis Sassou N'Guesso, lors de son discours à la nation de fin d'année 2009.

 

L'extrait du (Message de Denis Sassou N’Guesso, devant le parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville) :

(...)

« Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : Ça suffit ! »

(...)

Modeste Boukadia, président de L'État du Sud-Congo apporte des éclaircissements :  « Entendre par les + autres +,  les populations du Sud-Congo ce qui signifie qu’aux yeux de Sassou, les  + autres + ne sont pas des Congolais mais bien des étrangers ».

Rebondissant encore sur l’occasion, Modeste Boukadia martèle : « Que l’État du Nord existe depuis longtemps, la preuve irréfragable, irréfutable est là », et ajoute : « C'est pourquoi, L’État du Sud-Congo est créé pour se prémunir du génocide en préparation » car quand Denis Sassou N’Guesso assume « Nous disons ça suffit ! ». C’est une manière d’appeler à l’extermination finale des « autres » vivant au Sud de l’ex-République « unie » du Congo.

Souvenez-vous de son discours de clôture de la Conférence Nationale Souveraine « J'assume Tout ! », rappelle Modeste Boukadia, le résultat d’avoir « tout assumé » se trouve résumé dans cette phrase : « Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays ».

Réagissant, également, au message du président Denis Sassou N'guesso, Mbiki De Nanitélamio, blogueur et opposant congolais rejoint, également,  les mêmes positions que le Sud-Congo  : « Le comble de sa confession sans contrition, la reconnaissance par Sassou Nguesso de s’être nourrit du sang et des larmes des autres en promettant comme en 1991 à la Conférence nationale Souveraine : qu’il ne recommencerait plus. Menteur, il est revenu par des armes et, a fait pire que durant ses 12 premières années sans partage avec le + PCT + ».

Enfin, il ajoute : « Sassou Nguesso qui a cru en sa fille et à ses conseillers en se présentant dans la peau de Salomon pour prétendre bénéficier des circonstances atténuantes devant le peuple : a finalement confirmé les charges dont avait besoin la + CPI +. Sassou Nguesso a reconnu être à la tête d’un État irresponsable où la Paix et la sécurité ne sont pas préservées, un pays dictatorial, donc partial où les libertés fondamentales ne sont réservées que pour son clan ».


QUI SONT LES AUTRES ?

La présente définition est donnée par Modeste Boukadia, Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, président de l’État du Sud-Congo et Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés pour crime de démocratie et d’exigence de bonne gouvernance.

(...)

« Pour ceux qui n’ont pas compris ou qui ne veulent pas comprendre, il s’agit des trois quart de million (750 000) de personnes qui manquent à l’appel dans le sud du Congo, d’après l’estimation des Nations Unies.(Cf. programme post-conflit de novembre 1999 signé par Denis Sassou N’Guesso, Pierre Oba, Mathias Dzon entre autres) et des 353 jeunes gens enfermés vivants dans des containers puis jetés dans le fleuve Congo tandis que d’autres seront jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs. C’est le dossier nommé pudiquement + les disparus du Beach + ».

(...)

Voilà les crimes de génocide que Denis Sassou N’Guesso reconnaît volontiers avoir commis dans son Message devant son parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville.

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce SASSOU N'GUESSO PROPOSE QUE LA RDC REVIENNENT À SON ANCIENNE APPELLATION « ZAÏRE ». (le 02/08/2014 à 19h34)

 
   
   
 

 

 
 

 

SASSOU N'GUESSO PROPOSE QUE LA RDC REVIENNENT À SON ANCIENNE APPELLATION « ZAÏRE ».


À la question posée par des journalistes, En marge du sommet Afrique - USA « de quel Congo êtes-vous monsieur le président ? » Le président congolais Denis Sassou N'Guesso avant de répondre à la question à d'abord répondu par une proposition : « Que la république Démocratique du Congo revienne à son ancienne appellation qui était la République du Zaïre, afin d'éviter la confusion sur le Plan international ».
 


Des manifestants au meeting populaire de l'opposition à Brazzaville, le 09 mars 2013.

 

En fait, Sassou N'Guesso dit tout haut ce que certains congolais pensent tout bas ... de la confusion entre les deux pays ou entre les deux nationalités.

Dans la réalité, les ressortissants des ces deux pays sont appelés « congolais » quel que soit la pays. Cette confusion qui ne laisse pas certains congolais indifférents, comme vous le constatez, de cette appellation, il ne ressort pas de distinction entre congolais des deux côtés de rive. De nombreux congolais souffrent de cette confusion, certains parlent même d'embrouille : « Quand on entend un fait, on ne sait plus de quel pays dont il s'agit, ou de quelle nationalité, il s'agit ?  selon madame [X] qui a régit sur sa page Facebook et ajoute : « Le président Sassou a exprimé mon rêve ». « Lorsqu'on parle de la prostitution congolaise en Europe et en Belgique en particulier, je me sens visée par mes collègues, alors que je ne suis pas zaïroise », réagit madame [Y] sur Facebook.

Depuis que le Zaïre est redevenu Congo par l’appellation république démocratique du Congo, les congolais de Brazza se sont vu obligés de s'adapter, une adaptation pas facile, car ils ont usés d'imagination pour lutter contre la confusion. Ainsi, de nombreux congolais continuent de dire Zaïre ou Zaïrois. Mais, également, de nouveaux noms ont été inventés par les congolais de Brazzaville pour se distinguer de ceux de l'ex-Zaïre : Congo-Brazzaville lorsqu'il s'agit d'eux et Congo-Kinshasa lorsqu'il s'agit des ex-zaïrois. On rencontre, également, pour les ex-zaïrois, les termes : RDCéens ou RDCiens. Malgré l'adoption de ces nouveaux noms locaux qui consistent à faire de distinction ; au niveau international :

- Le Congo-Brazzaville est reconnu sous le nom officiel de la république du Congo
- Le Congo-Kinshasa est reconnu sous le nom officiel de la république démocratique du Congo

Après la bourde de monsieur Sassou, en marge du sommet Afrique - USA, les congolais prennent des ailes, rebondissent et soutiennent la proposition de leur président : « La parole est enfin libérée, car il y en a marre de dire Congo-Brazzaville à chaque fois depuis que nos voisins ont changé de nom, alors qu'on est habituié de dire Congo », où « il y en a marre de la confusion des nationalités lorsqu'on entend par exemple, les congolais ont fait ceci et cela ... ». D'autres par contre, ne veulent pas entendre le mot Congo-Brazzaville, et continuent de dire Congo qui est l'appelation en vigueur au niveau international.

Le combat contre la confusion des nationalités est plus palpable au Congo-Brazzaville, le retour de la RDC à son nom du Zaïre est un rêve que nombreux souhaitent devenir une réalité, pourquoi les congolais cherchent t-ils à se distinguer de ceux de la RDC ? L'histoire enseigne que ces deux peuples au bord des deux rives sont des frères.

Visiblement, Sassou N'Guesso était surpris, qu'il ne soit pas connu comme président du Congo, une confusion qu'il n'a pas vécu lorsque la RDC s'appelait encore Zaïre. En attendant, le Zaïre s'appelle désormais république démocratique du Congo, et Sassou N'Guesso vient de rejoindre ces citoyens en exprimant tout haut, ce que ces citoyens pensent tout bas.

Du coté des ressortissants de la RDC sur Facebook, les injures contre la personne de Denis Sassou N'Guesso : « Sassou a beli liboma (Traducton ; Sassou est devenu fou », « Ce n'est pas à lui de nous dire, ce qu'il faut faire », sur une autre page Facebook, on a relevé ceci : « Il y a plusieurs Guinée, pourquoi n'aura t-il pas plusieurs Congos ? », enfin : « Yé Sassou na yé N'Denguet ba boma bango (Traduction : Qu'on tue Sassou et N'Denguet » etc ....


NOTE :

[X] et [Y] sont des noms d'emprunts, ramenées aux deux jeunes femmes congolaises ayant réagit sur Facebook.

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce DENIS SASSOU N'GUESSO : « CHANGER LA CONSTITUTION DANS L’INTÉRÊT DU PAYS ». (le 02/08/2014 à 19h28)

 
   
   
 

 

 
 

 


DENIS SASSOU N'GUESSO :  « CHANGER LA CONSTITUTION DANS L’INTÉRÊT DU PAYS ».


Le président du Congo-Brazzaville ne ferme pas la porte à un nouveau mandat. Denis Sassou Nguesso est arrivé à Washington bien avant l’ouverture du sommet Etats-Unis/Afrique des 4, 5, et 6 août. Son deuxième mandat arrive à échéance en 2016. En théorie, il ne peut pas se représenter : Il est visé par la limite d’âge et le plafond des mandats, mais cet obstacle pourrait être levé par une révision de la Constitution, n’en déplaise à la Maison Blanche. Il s’en explique longuement sur « RFI » ? Sassou N'Guesso vient de montrer clairement qu'l va « changer » sa constitution de 2002.

 


Le dictateur congolais au pouvoir, monsieur Denis Sassou N'Guesso.

 

RFI :  Monsieur le Président Bonjour
Sassou :   Bonjour


RFI :   Vous êtes arrivé à Washington tôt avant le sommet flanqué de 3 ministres, est ce à dire que ce sommet USA-Afrique suscite votre enthousiasme, quel retombé attendez-vous

Sassou :  Nous pensons que c’est une rencontre importante, les États Unis d’Amérique et l’Afrique je crois que ont un partenariat important dans tous les domaines à développé, il est heureux que le Président Obama ait pris l’initiative d’organiser cette rencontre, l’Afrique ne va continuer éternellement d’être la cinquième roue du carrosse, beaucoup d’observateur pensent que au cours de ce siècle l’Afrique peut connaître une marche en avant et je pense qu’il est important que la plus grande puissance économique, militaire, technologique même du monde s’intéresse à un continent comme celui-là, nous allons donc échanger avec le Président Obama sur ces thèmes là, si cela débouche sur la définition d’un partenariat gagnant-gagnant, je crois que ça serait un bon message qu’on passerait au monde.


RFI :  La maison Blanche et le département d’État l’ont dit à plusieurs reprises, modifier la constitution pour pouvoir prétendre à un mandat supplémentaire ils sont contre, envisagez vous de modifier la constitution en 2016 pour pouvoir de nouveau vous présenter.

Sassou :  Nous n’avons pas ce débat au Congo, le débat qui se développe au niveau du peuple c’est le débat en vu du changement de la constitution parce qu’on pense que la constitution actuelle a atteint certaines limites, il s’agit du débat pour changer la constitution, pas pour que un président par une volonté de puissance veuille changer la constitution pour lui, mais pour le pays, pour que les institutions du pays progressent.


RFI :  La modification de la constitution ne doit pas nécessairement touché selon vous la limite d’âge pour se présenter au pouvoir ou le nombre maximum de mandats.

Sassou :  Mais cela dépend de la volonté populaire, de toute façon la constitution si elle doit être changé elle ne peut l’être qu’à travers un référendum, et si il y a référendum populaire, je vois pas quelle est la force de la démocratie qui pourrait être au dessus de la volonté du peuple exprimé par référendum.


RFI :  Si on résume ce que vous nous dites aujourd’hui vous ne fermez pas la porte à une nouvelle candidature en 2016

Sassou :  Bon, cette question n’est pas à l’ordre du jour, la question qui est à l’ordre du jour, c’est celle de savoir si on change la constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie ou pas.


« Le vieux dictateur Sassou Nguesso se compare à Angela Merkel et confond sa dictature à la démocratie allemande’intérêt ». 


RFI :  L’intérêt des pays africain selon le Président Barack Obama c’est le renouvellement, du sang neuf, il l’a dit devant des jeunes cadres africains, quand un homme ou une femme reste trop longtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer et non pour le bien du pays. Est ce que vous partagé son analyse.

Sassou :  Bon, je n’engage pas une polémique sur cette question là, vous savez en Allemagne lorsque les allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merckel à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et il pouvait encore peut-être lui en donné un quatrième. Voyez le premier ministre du Luxembourg est resté très longtemps Premier ministre au Luxembourg, c’est maintenant seulement qu’il va à la commission de l’« Union Européenne », je crois que c’est la volonté des peuples, il faut toujours l’interprété comme ça et non pas le voir à travers quelque volonté de puissance.


>>  CONSTITUTION : LE PRÉSIDENT BÉNINOIS BONI YAYI DIT « NON » À LA MODIFICATION, FAIT « LA LEÇON DE MORALE » AUX DICTATEURS AFRICAINS ET DIT « FERMEMENT » PARTIR LE 05 AVRIL 2016.

Ou cliquez ci-contre :  >>  https://www.youtube.com/watch?v=iqDSqL57mRI

(...)

Vous comprenez à travers les mots clairs de cette vidéo, pourquoi le président béninois Boni Yayi n’est plus le bienvenu chez les dictateurs congolais Denis Sassou Nguesso. Le général d’armées despote et pillard est à la croisée des chemins :

Quoi qu’il fasse, le dictateur sera vaincu et contraint à la sortie par notre peuple Il répondra en toute liberté et dans le respect des règles de justice, à toutes les plaintes qui sont instruites non pas contre sa personne, mais contre les différents personnages immondes, maléfiques et assassins qu’il aura incarnés durant son règne.

Entre un homme qui dit clairement défendre la constitution de son pays et partir le jour de la fin de son mandat et un homme [Sassou N'Guesso]] qui chosifie les anciens des villages et même des handicapés tout en distribuant des pétrodollars aux lobbies étrangers afin de le soutenir dans une aventure suicidaire de changement de sa propre constitution, qui est vraiment le plus sage ?

(...)


RFI :  À Brazzaville, vous avez réuni les principaux belligérants autour de la table, ils ont accepter de signer un accord, ce qui n’était pas gagner d’avance, en revanche les combats se poursuivent, on l’a vu notamment dans le nord du pays et cet accord est contesté par certains membres de la Séléka, comment faire en sorte qu’il soit vraiment appliqué.

Sassou :  Nous avons à Brazzaville voulu parler avec toutes les parties, les « Sélékas » étaient représentés, l’accord a été signé par l’un des vice président de l’organisation de la « Séléka » et par les responsables Anti-balakas et autres responsables religieux, les ONG, les partis politiques, maintenant s’ils y a quelques divergences au sein de la « Séléka », on a déjà vu des cessez-le-feu violés par certaines parties. Mais les personnes qui ne croient pas aux efforts qui ont été engagés à Brazzaville en vu de permettre la cessation des hostilités, il faut que ces personnes là aient une alternative, s’il n’y a pas d’alternative nous pensons que avoir posé le premier pas est très important, et nous pensons que il faut poursuivre ce travail à l’intérieur de la RCA, nous ne pensons pas que la « Séléka » a une autre alternative qui dépasse le fait d’abord de cesser les hostilités, d’engager le dialogue en vu de la réconciliation nationale, la mise en place d’institutions définitive à travers les élections.


Cordialement,
La Direction du RÉSEAU NERRATI-PRESS.

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR : LE GÉNOCIDE DES TUTSIS AU RWANDA ET CRIMES POLITIQUES EN AFRIQUE. (le 28/07/2014 à 00h43)

 
   
   
 

 

 
 

 

CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR :  « LE GÉNOCIDE DES TUTSIS AU RWANDA ET CRIMES POLITIQUES EN AFRIQUE ». COMMENT SORTIR DE L'IMPUNITÉ ?


Organisée le Samedi 21 juin 2014 de 09H à 15H au Palais Bourbon par Brice Nzamba et Kovalin Tchibinda Kouangou, la « Conférence internationale sur le Génocide des Tutsis et les crimes politiques en Afrique » a été un grand moment de réflexion et de partage sur l'avenir de l'Afrique. La présence de nombreuses personnalités de renom a donné à cet événement un caractère très particulier.
 


Conférence internationale sur le génocide rwandais et crimes politiques en Afrique du 21 juin 2014 au palis Bourbon à l'Assemblée nationale de Paris : Au centre de la photo, Brice Zamba (gauche) et kovalin Tchibinda (droite).

 

La conférence a pour objectif, d'éviter les génocides en Afrique, de sortir de l'impunité, de comprendre les mécanismes politiques et sociaux qui préparent et annoncent la réalisation des crimes de masse afin de mieux les prévenir, et rendre plus efficace l’action préventive de la communauté internationale ? Enfin, comment sortir de l’impunité orchestrée par certains régimes Africains au profit des criminels de guerre et des dictateurs ?

Des définitions juridiques internationales ont été rappelés au cours de la conférence :

- Crime de masse = « Crimes contre l'humanité », s'il y a violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux. Et imprescriptibilité.

- Crime de masse = « Génocide », si l'extermination physique est planifiée, intentionnelle, systématique et programmée. Et imprescriptibilité.

« Le droit international définit le génocide, le crime des crimes, et donc, supérieur au crime contre l'humanité », affirme Nizar AYED, Avocat à la cour de cassation en Tunisie, et ajoute : « la jurisprudence internationale a évolué, peut être considérée Génocide d'une personne, si l'extermination de la personne est planifiée, programmée par un État ou un gouvernement ».


GÉNOCIDE ET ORGANISATION

Dans son intervention, Yonathan Arfi, vice-président du « CRIF » évoque les questions de « Prémices de crimes de masse » et de leur « organisation ». puis, il souligne : « Le génocide arménien, La Shoah et le génocide des Tutsis ont en commun un processus sociétal clairement établi et qu’il convient ici d’expliquer pour pouvoir le distinguer », selon lui, «  la question spécifique des médias et de la propagande » joue un rôle capital dans la préparation au génocide :

- D’abord, la désignation d’un groupe comme bouc émissaire coupable de tous les maux,
- Ensuite, la libération de la parole à l’encontre de ce groupe,
- Puis, le positionnement des élites politiques et intellectuelles,
- Et enfin, le passage à l’acte.

Par suite, le vice-président du « CRIF » attire l'attention de l'Assemblée, en disant : « Pour rendre une population criminelle, il faut d’abord désigner un bouc émissaire, puis la déshumaniser pour supporter la violence qu’on va exercer contre lui. Sans cette propagande, il ne peut y avoir de génocide ».  Yonathan Arfi, pour conforter son propos, il s’appuie sur les propos qui étaient tenus par la radio mille colline, avant le génocide rwandais.

Enfin, il termine, en rappelant la particularité de toutes ces violences : «  Que, par son mode opératoire, le génocide de Tutsy et Rwanda, rappelle aux razzias des nazis contre les juifs en Europe ».


PRÉVENTION DES GÉNOCIDES

L'écrivain et éitorialiste rwandais, David GAKUNZI, dans son intervention demande « d'être attentif et vigilent de la politique conduite par des dictateurs » avant d'ajouter : « Soyez vigilent au niveau des décisions qui dérivent dans la société », et il précise : « Qu'on ne tue pas, Qu'on ne dispose pas et le génocide c'est le crime des crimes ».

Un autre intervenant a jugé la nécessité d'engager les débats, d'engager le dialogue lorsque les politiques ont tendance à dériver. Un exemple sur le cas du Rwanda a été soulevé en ces points : « Si en France, on avait déclenché les mécanismes d'alerte public, de débat, l'Assemblée nationale aurait débattu sur le cas Rwanda, et peut-être, on aurait éviter le génocide et par conséquent, la France ne serait pas l'un des responsable du génocide Tutsi ».

Prévenir, c'est surveiller les politiques, et, en cas de dérive alerte l'opinion nationale, l'opinion internationale et les institutions internationales.

Cette mobilisation internationale passe par le lobbying des sanctions économiques et personnelles visant les dictateurs eux-mêmes. En effet, ces dictateurs sont sensibles à la saisie de leurs biens à l’étranger, aux interdictions de voyager etc.

Enfin, Pour palier au déficit d'alerte, de mobiliation international et de prévention, Sacha Reingewirtz, Président de l'« Union des étudiants juifs de France (UEJF) ». a été définit des zones de haut risques :

- Sort reservé aux homosexuels,
- Sort reservé aux femmes,
- Sort reservé aux minorités ethniques,
- Sort reservé aux minorités religieuses.


ÉVITER L'IMPUNITÉ

Dominique Soppo, militant associatif et ancien président de « SOS Racisme », déplorent, la volonté des présidents africains qui tentent d'exclure le continent à la justice internationale : « On ne peut pas se justifier contre les imperfections de justice, pour ne pas appliquer la justice internationale aux bourreaux responsables de crimes contre l'humanité ou de génocide ».

Monsieur Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre du Tchad, interpellant l'assemblée, il met en garde entre la lutte contre l'impunité et la justice punitive. En s'appuyant sur le cas de l’apartheid en Afrique du sud, qu'il a sévèrement classé comme un crime contre l'humanité, une politique déshumanisant l'individu, il souligne : « Pour lutter contre l’impunité, la société sud-africaine et à sa tête, Nelson Mandela a eu besoin de + Vérité et Réconciliation +, ceci, afin d'éviter une justice punitive ».

Poursuivant son intervention, l'ancien ministre tchadien rappelle : « Les bourreaux qui n'ont pas demandé pardon et qui ont commis des crimes contre l'humanité, ont été poursuivis et condamnés par le tribunal ».

Par ailleurs, David Gakouzi, écrivain et éditeur de la « Maison d'Afrique », enfonce le clou : « Pour lutter contre les crimes et génocides, la lutte contre l'impunité est nécessaire », « l'impunité n'est pas une question de vengeance, mais une prévention. Lutter contre l'impunité  est un mécanisme de soulager et de guérir les victimes et les familles endeuillées » rétorque t-il. Puis, il ajoute, pour le cas du Rwanda, la démocratie est pour l'instant difficile, puisque la priorité c'est la sécurisation, la reconstruction et la mémoire pour que les crimes de masse ne se reproduisent plus.

Enfin, l'éditeur de la « Maison d'Afrique » martèle : « Prévenir, c'est situer les responsabilités locales de crime de masses avant de situer les responsabilités internationales de ce même crime de masse. Dans le cas du Rwanda, la responsabilité de la France a été établie, dès lors la France savait ce qui se préparait, mais n'a rien fait pour l'éviter ».


LE CAS CONGO-BRAZZAVILLE

Après les interventions sur le Rwanda, il a été examiné par l'assemblée, le cas Congo-Brazzaville, si ce cas porte les germes du « génocide ». Ce cas a été exposé par Benjamin Moutsila qui et l'auteur d'une procédure judiciaire contre l'état congolais. Dans son exposé Benjamin Moutsila fait remarquer qu'il y a eu instrumentalisation des masses par le régime de monsieur Sassou et des massacres à grande échelle commis par les miliciens de l'actuel homme fort du Congo contre des populations civiles, entre 1998 et 2002 des populations de ses rivaux Pascal Lissouba et Bernard Kolélas dans le sud du Congo où prédomine le groupe Kongo.

Et ces massacres ont été effectué par l’ethnie M'bochi de monsieur Sassou et organisé puis planifié par ce dernier. François Ibovi, porte parole du gouvernement, promet l’enfer aux habitants des quartiers Sud « Nous allons, déclare-t-il à la radio, ratisser, nettoyer Bacongo, quartier par quartier, rue par rue, maison après maison ».

« La violence déployée contre les Lari prend l’allure d’un ethnocide », déclare Eugène Jubault, un missionnaire, au journal Ouest France  (Ed. du 5 octobre 1999). Pierre Loubier, son collègue, en est si convaincu, qu’il affirme avoir perçu « une volonté manifeste de supprimer les Lari ». L’ONU évalue à 250.000 le nombre de « personnes déplacées », soit près d'un quart de la population congolaise.

Finalement, Sous la pression des organisations des droits de l’homme, un cessez le feu est proclamé. Sassou Nguesso invite les congolais réfugiés en république démocratique du Congo, à regagner le pays. Il leur promet sécurité et protection. Sous l’égide du HCR, nombre d’entre eux acceptent de rentrer au pays par bateau à partir du 05 mai 1999À leur arrivée au port fluvial de Brazzaville (le « Beach »), des milliers d’entre eux disparaissent sans laisser de traces. Ainsi débute l’affaire des 353 disparus du Beach.

Pour  Benjamin Moutsila, l'enquête instruit actuellement les « crimes contre l'humanité » et ce dossier serait en voie de requalification en « génocide » par le juge.


CRÉATION D'UN BUREAU INTERNATIONAL

À la fin de la conférence, il a été décidé, par les organisateurs (Brice Nzamba et Kovalin Tchibinda Kouangou), la création d'un bureau international de prévention de génocides dans le monde. Ce bureau sera un organe de veille contre les génocides :

Ce bureau international sera mis sur pied, en septembre 2014 prochainBrice Nzamba et Kovalin Tchibinda Kouangou seront soutenus et parrainés par l'« OEJF (Organisation des etudiants juifs de france) », le « CRIF (Conseil Représentatif des institutions juives de France) », du « CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France) » etc …  Dans un premier temps, monsieur  Kovalin Tchibinda Kouangou en sera le président et se chargera en même temps du département africain de veille contre le génocide et de la surveillance des dictateurs, au sein de ce bureau international.



Conférence internationale sur le génocide rwandais et crimes politiques en Afrique du 21 juin 2014 au palis Bourbon à l'Assemblée nationale de Paris : Photo de l'ensemble des intevenants.


Jamais dans l'histoire des conférences, meeting ou débats organisés par la diaspora congolaise sur la place de Paris, on a vu des invités d'un tel niveau.  Brice Nzamba et Kovalin Tchibinda Kouangou ont affiché leur volonté d'amitié et de travaillé ensemble. À travers cette conférence les deux organisateurs ont démontré leur savoir faire et leur maîtrise du sujet. Ils ont également démontré que l'union fait la force.

Pour sortir l'Afrique des génocides et des crimes politiques, nous devons toujours garder notre capacité d'indignation. C'est cette capacité qui a réunit deux frères du Congo-Brazzaville dans ce combat noble que seules des âmes de lumières peuvent engager.

La conférence été ouverte par un discours d'ouverture de Kovalin Tchibinda Kouangou (Président de l'observatoire panafricain de la Tribalité) et elle a pris fin par un discours de clôture de  Brice Nzamba (président du Cercle de la Rupture).


LES INTERVENANTS :

- Nestor  BIDADANURE, Philosophe et écrivain franco-burundais

- José MENE BERRE, Consultant, journaliste, éditorialiste (Gabon)

- Benjamin MOUTSILA, Président de la fédération Congolaise de la Diaspora (Congo-B)

- Raphaël DORLIN, Consultant international

- Alain GAUTHIER, Président du collectif des parties civiles pour le Rwanda

- Nizar AYED, Avocat à la cour de cassation (Tunisie)

- Yonathan ARFI, Vice président du « CRIF »

- David GAKUNZI, Écrivain, militant des droits de l'homme, Directeur de l'« Irea (Institut de Recherche et d'études africaines) », Maison de l'Afrique

- Achaikh ibn-Oumar, Ancien ministre des affaires étrangères et haut représentant du Tchad auprès des Nations unies (Tchad)

- Dominique SOPO, Militant associatif, ancien président de « SOS Racisme »

- Sacha REINGEWIRTZ, Président de l'« Union des étudiants juifs de France (UEJF) ».


Reportage réalisé par :
Appolinaire Noël KOULAMA (ANK).

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce SARKOZY PARTICIPE CE VENDREDI 25 JUILLET 2014 AU « FORUM ÉCONOMIQUE 2014) » À BRAZZAVILLE. (le 27/07/2014 à 23h30)

 
   
   
 

 

 
 

 

SARKOZY PARTICIPE CE VENDREDI 25 JUILLET 2014 AU « FORUM ÉCONOMIQUE (FORBES AFRICA-2014) » À BRAZZAVILLE.


L'ancien chef de l’État français, Nicolas Sarkozy, participe ce vendredi 25 juillet 2014 à Brazzaville au forum « Forbes Africa », en présence du controversé président congolais Denis Sassou Nguesso réputé pour sa dictature et ses intentions de modifier la constitution pour se représenter.
 


L'ancien président français Nicolas sarkozy.

 

Un hôte de marque a interrompu ses vacances pour se rendre, selon nos informations, au Forum économique « Forbes » qui se tient à Brazzaville, au Congo : Nicolas Sarkozy. L'entourage de l'ancien président a confirmé à L'« Express » sa présence -qui n'avait pas été annoncée préalablement. C'est la deuxième fois qu'il se rend en Afrique noire depuis son départ de l’Élysée.

La messe et ses invités sont veillés au grain par Denis Sassou Nguesso, le tout-puissant président congolais, que ses opposants soupçonnent de préparer une petite réforme constitutionnelle afin de pouvoir briguer un troisième mandat à la présidentielle de 2016. Christine Ockrent, le député « UMP » Alain Marsaud et le vice-président d'Havas, Stéphane Fouks, seraient également sur place, après être partis jeudi de Paris dans un avion affrété par Sassou. Plusieurs chefs d’État africains assistent à la troisième édition de cette réunion internationale.


UNE CONFÉRENCE À 100.000 EUROS

Nicolas Sarkozy toucherait, pour sa participation au Forum à titre d'« ami », 100 000 euros. L'an dernier, Jean-François Copé s'était fait inviter au même Forum. Il avait reçu, selon le Journal du dimanche, environ 30000 euros -une somme alors jugée « extravagante » par Jérôme Lavrilleux, son directeur de cabinet, qui avait évoqué un montant « largement inférieur ».

L'ex-chef de l’État français doit annoncer à la rentrée s'il se présente à la présidence de l'« UMP », comme tout semble l'indiquer, ou s'il se consacre à des activités privées.


LE DISCOURS À 100.000 EUROS

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L’ancien Président français, Nicolas Sarkozy, a déclaré Vendredi 25 juillet 2014, à Brazzaville à l’ouverture de la troisième édition du Forum économique Forbes Afrique 2014, que « la perception du risque en Afrique est plus grande que la réalité ».  

« La perception du risque en Afrique par les investisseurs est plus grande que la réalité sur le terrain », a affirmé Nicolas Sarkozy, un des invités du Forum. « À cause de leur instabilité, certains pays viennent saper les efforts de nombreux pays africains » en termes de développement, a-t-il déploré faisant remarquer que l’Afrique est la zone la plus dynamique au cours des dix dernières années avec une moyenne annuelle 5,1 pour cent de croissance régulière du + PIB + », a dit l’ancien président français.

Il a affirmé par ailleurs, « la bancarisation ne va pas de pair avec frilosité », a encore lancé l’ancien chef de l’Etat français dénonçant ainsi les réticences des banques à financer les projets.

M. Sarkozy a salué dans ce cadre, « l’arrivée des investisseurs chinois en Afrique car ils croient en le potentiel africain contrairement aux Européens ». Il a conclu en insistant sur la nécessité pour les banques africaines de travailler en « syndication » en ce sens que « les faiblesses des unes puissent faire la force des autres afin qu’elles puissent se compléter ».

Le 3è Forum de Forbes Afrique 2014 est consacré au thème : « Les défis de la bancarisation : le modèle africain ».

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Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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