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puce LE CONGO-BRAZZAVILLE EXPULSE UN EX-EMPLOYÉ DE L'AMBASSADE DE FRANCE. (le 24/07/2014 à 01h15)

 
   
   
 

 

 
 

 

LE CONGO-BRAZZAVILLE EXPULSE UN EX-EMPLOYÉ DE L'AMBASSADE DE FRANCE POUR SA PROXIMITÉ AVEC L'OPPOSITION CONGOLAISE.


Un Français a été expulsé de République du Congo le 09 juillet 2014 dernier. Jérémy Filippi est un ancien employé de l’ambassade de France à Brazzaville. Il avait effectué un contrat de « Volontaire international en administration (VIA) ». Entre juin 2011 et juin 2013, il était chargé de la communication et de la politique intérieure pour le compte de l’ambassade. Revenu au Congo mi-juin 2014 pour travailler pour une société privée, il s’est finalement fait expulser. Les autorités l’accusent de s’être immiscé dans la politique congolaise. Source :  « RFI ».
 


Drapeau de la république du Congo.

 

Durant deux ans, Jérémy Filippi rencontre un grand nombre de politiciens congolais. « C’était l’une de mes missions », dit-il. Le Français, âgé aujourd’hui de 28 ans, mène des entretiens avec quelques représentants de la majorité, mais surtout avec des opposants. « J’en voyais un à deux par semaine. Même si, parfois, j’arrêtais pendant quelques mois. Selon les relations entre Paris et Brazzaville, l’ambassadeur me demandait de lever le pied au besoin », explique l’ancien expatrié.

Avec les opposants, il parle de la situation du pays. Il leur demande leurs avis, leurs projets et leurs stratégies pour l’avenir. « Mon rôle était d’écouter ce qu’ils avaient à dire. Je rédigeais une note et la transmettais directement à l’ambassadeur », indique Jérémy Filippi. Ces rendez-vous se tiennent systématiquement dans un lieu public, le plus souvent à l’institut français, « jamais chez eux ou chez moi, justement pour ne pas être accusé à tort de conspiration », déclare le jeune homme.

Une mission somme toute classique. « Dans le travail d’une ambassade, il est parfaitement admis de rencontrer des opposants, à condition de ne pas trop en faire état », confie une source diplomatique. « L’ambassadeur ne peut pas les voir directement en tête-à-tête. Cela peut créer des tensions avec les autorités, et bloquer des dossiers. Donc il délègue », explique cette même source. Par contre, l’ambassadeur côtoie officiels et opposants de manière transparente, « dans un cadre plus large, comme des réceptions, etc. Cela permet de ne pas être utilisé par un camp ou l’autre », conclut un diplomate.


AVERTISSEMENT

Le 13 juin 2014, Jérémy Filippi revient au Congo, cette fois à titre privé. Il doit réaliser un contrat d’un mois avec la société « SIP Editions », une entreprise qui se trouve éditer l’agenda de l’ambassade de France.

Un premier avertissement lui est envoyé le 25 juin 2014 par un contact à l’ambassade. Un message l’informant avec inquiétude que le secrétaire général du « Conseil National de Sécurité (CNS) », Jean-Dominique Okemba, exige qu’il quitte le pays, à cause de « contacts subversifs avec les membres de l’opposition ».

Le conseiller spécial du président Sassou-Nguesso aurait averti l’ambassadeur de France. Il aurait aussi chargé de l’affaire le colonel Elie Atipo-Etou, directeur des Affaires intérieures de la « Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) ».

L’expatrié est alors convoqué pour le 1er juillet 2014 à la « DGST ». Il se rend au rendez-vous, où il est interrogé par l’officier et un de ses adjoints. « Ils n’étaient pas menaçants, mais le ton était froid et ferme », se rappelle Jérémy Filippi. Ce dernier affirme avoir été questionné sur les raisons de son retour au Congo. La nature de son nouveau travail.

Puis on lui aurait demandé des précisions sur son ancien emploi à l’ambassade. Pourquoi il avait rencontré des opposants, s’il avait par exemple eu des entretiens avec Mathias Dzon (NDLR : président du parti « ARD »), et s’il avait de nouveau contacté des opposants lors de son séjour actuel. Jérémy Filippi signe un procès-verbal, et l’affaire en reste là. Pour l’instant.


TON MENAÇANT

Le 04 juillet 2014, la « DGST » le convoque de nouveau. « Cette fois le ton était plus menaçant », indique le jeune homme. Le colonel Atipo-Etou lui indique que sa hiérarchie demande son départ. « Pour seul motif, il m’a donné le fait que j’avais rencontré des opposants. J’ai demandé en quoi était-ce un problème? Il m’a répondu que si je voulais que ça se passe bien, il fallait que je parte », se souvient l’ancien expatrié.

Son contact à l’ambassade lui conseille également de plier bagage, vu « l’imprévisibilité des forces de l’ordre congolaises ».

Mais le Français n’en fait rien. « Je refusais de céder. Je voulais qu’ils aillent au bout de leur logique », explique Jérémy Filippi. Le week-end passe. Lundi 07 juillet 2014, la « DGST » le convoque pour le lendemain. Le Français prévient cette fois son ambassade.

Le 08 juillet 2014, il arrive devant le colonel Atipo-Etou à 8h30, lui dit qu’il estime n’avoir rien fait d’illégal et que s’il était expulsé, il fallait lui notifier officiellement. « Il m’a répondu -d’accord, vous ne voulez pas partir, je vous place en garde à vue et on vous expulse », raconte le jeune homme.

Il est alors placé en cellule à la « DGST », avec 7 autres détenus. « Certains m’ont dit être là depuis des mois, voire des années, dans l’attente d’un procès », détaille Jérémy Filippi. Prévenue, l’ambassade lui apporte des vivres. Il passe la nuit en détention et le lendemain soir, la police l’escorte jusqu’à l’aéroport et le met dans un avion pour Paris.


AMERTUME

« Je suis choqué, mais pas surpris quant on connaît la nature du régime congolais. On ne me reproche pas d’avoir appuyé, encouragé et encore moins financé des opposants. On me reproche simplement d’avoir discuté avec eux, de les avoir rencontrés. Le Congo veut donner l’impression qu’il est un Etat de droit, mais sur les questions politiques, le régime est encore très tendu, et limite paranoïaque. Comme si moi, petit volontaire international j’étais capable d’exciter qui que ce soit pour renverser le régime. Je trouve ça hallucinant », réagit le Français, qui demande à Paris de prendre ses responsabilités.

Selon lui, le ministère des Affaires étrangères doit protester officiellement. « On ne peut pas demander à des agents de s’investir dans un pays sensible comme le Congo si ces mêmes agents risquent demain d’être arrêtés, intimidés ou expulsés au seul motif qu’ils font le travail demandé ».

Interrogée, l’ambassade de France à Brazzaville renvoie la balle au Quai d’Orsay, qui lui n’est pas très bavard sur cette affaire. « Son expulsion n’a aucun lien avec notre ambassade. C’est un problème d’ordre privé. Ce que les autorités du Congo lui reprochent c’est une affaire de justice et nous n’avons pas à nous en mêler », indique un officiel du ministère. Il n’en dira pas plus.


SILENCE RADIO

D’autres sources diplomatiques étrangères, au courant de l’affaire, ont aussi du mal à y voir clair. « Les autorités nous ont opposé un silence radio. Nous n’avons rien pu savoir à part que sa présence était indésirable. Brazzaville a décidé que c’était son choix souverain », indique un diplomate européen, avant d’ajouter une hypothèse : « Le pays est dans un contexte spécial, avec la perspective d’élections. Il y a une certaine crispation concernant tout ce qui va à l’encontre du pouvoir ».

Un autre contact diplomatique étranger ajoute que ce genre d’expulsion est rare : « C’est peut-être une mauvaise interprétation du nouveau travail qu’il venait faire au Congo. Peut-être un excès de zèle. Peut-être un peu de paranoïa. On peine à comprendre ».

Joint par téléphone, le colonel Atipo-Etou a refusé de répondre aux questions. Interrogé sur l’affaire, l’officier s’est aussitôt mis en colère, affirmant que les médias ne parlaient jamais des Congolais expulsés de France, avant de mettre brutalement fin à la conversation.

Le porte-parole du gouvernement a lui accepté de s’exprimer sur le sujet. Selon Bienvenu Okiemy, également ministre de la Communication, « il lui est reproché d’avoir développé une intelligence, visant à dresser les Congolais les uns contre les autres. Il lui est reproché aussi de s’être immiscé, sans aucun titre, dans la vie politique de notre pays. En somme, ce monsieur a développé des activités qui étaient tout sauf commerciales. Et il aura foulé au pied le droit congolais ».

Ce serait donc son retour à Brazzaville le mois dernier, et l’activité qu’il aurait exercé dans le pays depuis cette date, qui poserait problème. Mais le ministre ne donnera pas plus de détails. En tout cas Jérémy Filippi lui tombe des nues. « Je ne comprends pas. Je ne vois pas ce qu’on me reproche. Je n’ai même pas rencontré d’opposants depuis mon retour ».


PRISON POUR LA PROCHAINE FOIS

Interrogé sur ce qu’il entendait par « intelligence » et avec qui, Bienvenu Okiemy répond : « Quand nous parlons d’intelligence, il y a certainement eu collusion. Mais nous nous en sommes arrêtés à une mesure administrative d’expulsion. S’il y avait eu une instruction d’engagée, on aurait peut-être aujourd’hui les résultats, s’il sagissait d’une intelligence à titre personnel ou à titre collectif. Quoiqu’il en soit, à la lumière de nos relations avec la France, nous avons décidé de l’expulser mais de ne pas engager de procédure pénale ».

Au passage, le ministre lance un ultime avertissement : « La République du Congo n’est pas une terre d’aventure. À l’avenir, de tels comportements se solderont bien par une sanction pénale, avec la possibilité d’effectuer un séjour en prison, si le juge congolais l’estime nécessaire ».

Jérémy Filippi explique la position de Brazzaville par le fait qu’il « est difficile pour un régime d’expliquer des expulsions prises pour des raisons politiques ». Il n’est par ailleurs pas surpris que l’ambassade n’ait pas pu empêcher son expulsion. « L’ordre est venu de très haut », dit-il. Quant à l’explication du « Quai d’Orsay », il se dit déçu : « Le ministère a une position de prudence extrême. Il doit avoir le courage de protester ».

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce SASSOU NGUESSO TRANSFÈRE LES MEMBRES DU CDRC DE LA MAISON D'ARRÊT DE POINTE-NOIRE À BRAZZAVILLE. (le 19/07/2014 à 19h09)

 
   
   
 

 

 
 

 

SASSOU NGUESSO TRANSFÈRE LES MEMBRES DU CDRC DE LA MAISON D'ARRÊT DE POINTE-NOIRE À CELLE DE BRAZZAVILLE.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE.
 


Logo CDRC.

 

Relatif au transfert des membres du CDRC de la prison de la maison d’arrêt de Pointe-Noire à celle de Brazzaville. Comme à l’accoutumée, Monsieur SASSOU N’GUESSO qui avait instruit lui-même le Préfet de Pointe-Noire, Monsieur Honoré PACKA, de procéder à l’arrestation du Président Modeste BOUKADIA, n’a pas communiqué les raisons de ce transfert. Nous alertons la presse et les Instances Internationales pour qu’elles veillent et soient garantes de la sécurité de ces hommes dont nous avons perdu la trace.

Le transfert concerne les membres du CDRC, arrêtés au nombre de vingt-huit (28) le 21 août 2013 au motif de demande de gouvernement d’union nationale manifestée sur la voie publique et emprisonnés à Pointe-Noire depuis ce jour, jugés le 9 Avril 2014 sur acte d’accusation délivré le 31 mars 2014 par la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" et dont il est impossible à ce jour d’obtenir de la part de la Cour Criminelle signification ou copie du jugement qui libère treize (13) des membres et condamne les quinze (15) autres à de lourdes peines de prisons et de travaux forcés, alors que, pour les mêmes raisons de gouvernement d’union nationale, le pouvoir arbitraire du Parti congolais (communiste) du Travail (PCT) et du Gouvernement d’Oyo de Monsieur SASSOU N’GUESSO vient d’organiser le 5 juillet 2014 au Palais des Congrès à Paris au même motif une manifestation pour l’Union Nationale.

Il s’agit de :

- Messieurs MIAKAMONA NZINGOULA Sylvain, MABIALA MPANDZOU Paul Marie et TSIAKAKA Valentin condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.

- Messieurs MBANZA Judicaël, KIMANGOU Joseph, BIBILA Gilbert, MABOYI Antoine, SILAHO René, MATSIMOUNA MOUYEKET Éloge, KIALOUNGOU Pierre Placide, TANDOU Jean Claude, BANAGOUNA Mesmin condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.

- Messieurs LONDE MOUSSA Landry et NGOMA Sylvain Privat condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

- Monsieur BOUKADIA Modeste, Président du CDRC, condamné par contumace à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES.

Le CDRC rappelle, d’après LE DROIT :

- A la communauté internationale, aux États-Unis d’Amérique qui organise le Sommet USA/Afrique les 5 et 6 août 2014 à la Maison Blanche, à l’organisme FORBES qui tient les 24 et 25 juillet 2014 à Brazzaville le troisième Forum économique que ces condamnations sont arbitraires et mettent en exergue le déni pour la démocratie et les droits de l’Homme par Monsieur SASSOU N’GUESSO ;

- Monsieur SASSOU N’GUESSO exerce la tyrannie à l’égard des populations du SUD CONGO qui sont pacifiques et n’aspirent qu’à l’essentiel, le droit à la vie ;

- A l’auto-détermination du Peuple du SUD CONGO pour la sauvegarde du génome Kongo et pour se préserver des crimes contre l’Humanité, des crimes de guerre condamnés par le procès de Nuremberg dont les populations du SUD CONGO sont victimes.

Le CDRC demande sur la base du DROIT :

- Où Monsieur SASSOU N’GUESSO a-t-il décidé d’aller en légitimant les membres du CDRC des prisonniers politiques dont le seul délit est la demande d’un gouvernement d’unité nationale ?

- LA LIBÉRATION DES MEMBRES DU CDRC ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SANS CONDITION et LA REMISE DE CES HOMMES AUX INSTANCES INTERNATIONALES.

Fait à Paris, le 19 juillet 2014

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates
et Républicains du Congo (CDRC)
.

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce ROMANS D'AFRIQUE CENTRALE : « LA BOUE DE SAINT-PIERRE » DE RALPHANIE MWANA KONGO. (le 17/07/2014 à 17h00)

 
   
   
 

 

 
 

 

ROMANS D'AFRIQUE CENTRALE :  « LA BOUE DE SAINT-PIERRE » DE RALPHANIE MWANA KONGO.


« La boue de Saint-Pierre » présente Tangu, un pays imaginaire d’Afrique centrale qui pourrait nous rappeler des réalités sociopolitiques du Congo, du Cameroun, du Gabon, de la Centrafrique, de la RD Congo… Tanu nous offre-t-il réellement un univers dont les hommes et les femmes épouseraient le quotidien sociopolitique de la sous-région ? Réponse à cette question après lecture de ce premier roman de Ralphanie Mwana Kongo.
 


La talentueuse écrivaine congolaise,  Ralphanie Mwana Kongo, auteure de « La boue de Saint-Pierre » qui est son premier ouvrage.

 

Cruel destin de Pélagie Tala, vie abîmée de son frère Gaspard par son ami de circonstance Ferdinand Moto et l’étrange ambition politique de ce dernier, voilà les axes principaux de l’univers romanesque de « La boue de Saint-Pierre ». Aussi, devant ce récit qui déroule plusieurs aventures, le lecteur se demande : Est-ce l’histoire de Pélagie qui endure le mal de sa famille ? Est-ce la vie énigmatique du sulfureux politicien Ferdinand Moto ? Est-ce l’histoire de la gent féminine dépravée ou se remarque l’infidélité de Louisa et la désinvolture de Mimi, la maîtresse de Ferdinand Moto ? Mais on remarque que les évènements tournent autour de Gaspard qui apparait comme le personnage principal et omniprésent dans le destin des autres. Frère de Pélagie ayant réussi dans la couture après une vie difficile et pénible auprès de ses parents, il fait la connaissance du futur préfet Ferdinand Moto. Ce dernier va se servir de sa naïveté pour lui demander de confectionner le « Mulélé-nfumu », un habit auquel on attribuerait une valeur mythique et mystique pour le président au pouvoir, mais qui sera le sien quand il va accéder curieusement à la magistrature suprême. Et l’argent et le sexe vont contribuer à son ascension politique, à la grande surprise de son ami Gaspard marqué par le monde politique où la fin justifie les moyens.


PÉLAGIE ET PIERRETTE, DEUX DESTIS DOULOUREUX RÉCOMPENSÉS AU DERNIER MOMENT

Violée par son père et mère de deux « enfants sans père », avant de tomber dans les bras d’un certain Brice qui lui fait un autre enfant, Pélagie vit dans la précarité. Elle ne connait pas le bonheur conjugal avec Brice, un homme jaloux adepte du tabac et de l’alcool. Aussi, sera-t-elle obligée d’avorter quand elle tombe de nouveau enceinte, ne voulant plus avoir un deuxième gosse avec Brice. Sa timidité et sa passivité s’effacent brusquement quand elle perd l’un de ses deux fils élevés par sa mère. Elle affronte celle-ci jusqu’à lui porter main quand elle décide d’élever seule ses deux enfants qui lui restent et qu’elle aime énormément. Son frère qui a admiré son courage et son projet de confectionner des tricots, l’aide financièrement pour commencer une autre vie de bonheur loin des tracasseries de sa mère et de Brice le père de sa fille Léonide.

Le bonheur tardif apparaît aussi chez Pierrette, cette femme qui va élever seule son fils. Barthélemy Tengo, le géniteur de sa grossesse, n’avait pas reconnu son acte car étudiant à l’époque. Celui-ci, plusieurs années après une réussite sociale consécutive à son militantisme politique, fait revivre l’amour qu’il avait avec son amie d’enfance. Il reconnait son fils, demande pardon à Pierrette pour repartir sur des nouvelles bases : « [Quand tu t’es retrouvée enceinte ; je n’ai pas pu prendre mes responsabilités (…). J’espère que tu me pardonnes (…). Je veux reconnaitre Zoizo [leur fils], t’épouser et commencer une nouvelle vie ailleurs. Tous les trois…]i » (p.153).


DES FEMMES, PAS COMME PÉLAGIE ET PIERRETTE

Si Pélagie et Pierrette n’ont pas connu le bonheur conjugal comme le souhaiterait toute jeune femme au début de sa vie sentimentale, il y a dans « La boue de Saint-Pierre » une catégorie de femmes qui jouissent de leur sexe. Louisa, la femme de Gaspard, se laisse séduire par le futur préfet Ferdinand Moto. Celui-ci profite du manque de tendresse de Gaspard envers son épouse pour assouvir son dessein. Séduite par le comportement agréable du futur préfet, Louisa connait l’amour romantique avec ce dernier : « Gaspard manquait de tact, il était dépourvu de romantisme (…) L’amour, Louisa l’avait toujours voulu fort, captivant, enivrant (…). Elle l’éprouvait avec Ferdinand. Quel homme exquis, plein de délicatesse et d’attention ! » (p.112). Des femmes, pas comme Pélagie et Pierrette, on les trouve dans le groupe de la maîtresse de Ferdinand.

Ces femmes vont s’occuper de Gaspard à dessein. Par l’intermédiaire de Ferdinand, Gaspard devient un habitué du groupe de Mimi et commence à flirter avec la plus jolie femme du coin. Mais quelle ne sera pas sa surprise et sa déception quand Louisa, trahie par Firmin son domestique, au cours d’une discussion houleuse, avouera son amour pour Ferdinand : « Est-ce que c’est vrai ? Il espérait qu’elle réfuterait tous les odieux mensonges, toutes ces viles accusations (…). Je l’aime (…). Pardonne-moi ! Ce furent les seuls mots de Louisa. Le couturier s’affaissa dans le grand canapé du salon, les mains sur la figure » (p.144). Commence alors la descente aux enfers de Gaspard car se sentant trahi et perdu, descente aux enfers qui sera accentuée par l’ambition politique de Ferdinand.


PAS D'EMPATHIE ET DE SENTIMENTALISME EN POLITIQUE

La politique, synonyme de mensonge, de magouille et de tromperie en Afrique, se révèle dans ce roman à travers le personnage de Ferdinand Moto. Futur préfet et travaillant dans l’ombre pour renverser le président de la république, l’homme n’a aucune empathie envers les personnes auxquelles il s’attache par intérêt. Gaspard tombe dans le piège quand il fait la connaissance de la famille présidentielle dans l’exercice de son métier. Malgré sa réticence à confectionner le « Mulélé-nfumu », il est séduit par le mensonge de Ferdinand qui sert d’intermédiaire entre lui et la présidence.

Il lui propose une grosse fortune pour ce travail. Pour bien contrôler psychologiquement Gaspard, il l’entraîne vers la luxure et c’est le groupe des femmes de Mimi qui va s’occuper de Gaspard tout en le faisant cocu. Il profite des faiblesses sentimentales de ce dernier pour se comporter en véritable Don Juan devant Louisa : « (…) depuis que je t’ai vue, je n’arrive pas à te sortir de mes pensées (…). Une femme comme toi mérite d’être cajolée, choyée, idolâtrée tous les jours » (pp.94-96). Et c‘est ce qu’il fera au cours de leurs rencontres intimes. Ferdinand Moto, c’est l’homme politique sournois, sans scrupule et sans sentimentalisme quand il se prépare à renverse le président. Il joue un sale tour à Gaspard en vandalisant son atelier pour lui voler le « Mulélé-nfumu » qu’il a confectionné ainsi que l’argent versé pour l’acompte.

Il découvre l’ignominie de Ferdinand quand il apprend qu’il a été cocufié par ce dernier, et surtout quand il se proclame nouveau président après son coup d’État réussi. Aussi, son sadisme se dévoile une fois de plus quand il s’en prend à la famille du président. À l’indignation de Constantine, l’épouse du président déchu, il n’hésite pas à répondre par la cruauté : « Fusillez-la ! C’était la chose qu’il se contenta de dire. Et le couple Bukuta fut exécuté ainsi que tous les autres membres de la famille présidentiels, présents ce matin au palais » (p.149).


ET LA PRÉSENCE DE LA BOUE DU CÔTÉ DE SAINT-PIERRE ?

Saint-Pierre, un quartier qui pourrait rappeler un coin de Brazzaville, Douala, Kinshasa… par la boue qui y cause beaucoup de dégâts. Cette boue dans laquelle ont grandi Pélagie et Pierrette et leurs progénitures. Cette boue qui tue la vieille Nganga dans un accident de circulation. Cette boue qui empêche les taxis d’emmener le corps du petit Dimi à la morgue. Cette boue qui repousse les personnes nanties des quartiers modernes comme Louisa : « [[Elle] détestait ce quartier, sa misère noire et sa boue qui était l’image même des mœurs de ses résidents » (p.68). Et c’est cette même boue que le nouveau président promet de vaincre : « Seul un individu brillant pouvait gouverner le troupeau, le sortir de la boue et le ramener vers la lumière. Il [Ferdinand Moto] était le dirigeant qu’il fallait à ce peuple, lui, et pas un autre] » (p.152). Arrivera-t-il à concrétiser cette promesse ? Scepticisme au sein du peuple de Saint-Pierre.


 


« La boue de Saint-Pierre » est bâti sur une structure qui traite plusieurs sujets à la fois en respectant l’aiguillage temporelle dans une narration où les ellipses aident les lecteurs de passer d’un destin à un autre sans difficulté aucune. Une des qualités qui caractérise le roman de Ralphanie Mwana Kongo. Ce livre ne nous ramène-t-il pas dans le quotidien de l’Afrique du XXIe siècle qui peine à se réveiller socialement et politiquement ?


Noël KODIA, Essayiste et critique littéraire

Auteure :  Ralphanie Mwana Kongo
Titre :
« La boue de Saint-Pierre »
Édition :  L’Harmattan, coll. Encres noires
Année : 2012
153p.
Prix : 16,50 euros
.

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce FILMS PORNO À BRAZZAVILLE : PRODUCTEURS LOCAUX ET FILIÈRE KINOISE. (le 17/07/2014 à 16h40)

 
   
   
 

 

 
 

 

FILMS PORNO À BRAZZAVILLE : PRODUCTEURS LOCAUX ET FILIÈRE KINOISE.


Depuis plus d’une semaine au Beach Ngobila, à Kinshasa en RDC, les femmes de moins de 40 ans n’ont plus droit de se rendre dans la capitale de la République du Congo, Brazzaville, de l’autre côté du fleuve. Par wa léba nsombé.
 


Affiche porno-logo.

 

Aucune précision sur cette décision n’est apportée par les agents de sécurité de la RDC en poste. Ils ne laissent passer que celles qui sont munies d’une autorisation parentale ou maritale.

Les voyageuses sont surprises par cette interdiction. Peu importe le motif invoqué : Visite familiale, activité commerciale ou toute autre raison, elles sont obligées de faire demi-tour  et reprendre leurs bagages avec leurs billets et laissez-passer … Toutes les affaires sont suspendues pour les commerçantes ainsi que les relations familiales.

Cette décision aurait été prise pour lutter contre les actes immoraux commis par des Kinoises à Brazzaville. La capitale congolaise est devenu un haut lieu de perversion des mœurs et beaucoup d’entre elles sont attirées par les pétrodollars auxquels elles peuvent avoir accès en se prostituant. Corruption et prostitution vont souvent de pair et Brazzaville est parvenue au premier rang de ces exercices.

Les autorités locales tolèrent que certains quartiers de Brazzaville se soient transformés en studios de tournage de films pornographiques. Néanmoins, la police locale a procédé récemment à l’arrestation de plus d’une vingtaine d’entre elles à Kintélé, un quartier périphérique de la capitale congolaise où les barons du pouvoir de Sassou Nguesso prennent du bon temps, en très bonne compagnie ! Ce business encore embryonnaire mais florissant est souvent tenu par des petits ya confiance (des proches) des hommes du pouvoir, dont les palaces servent de lieux de tournages.

Malgré cette décision des autorités de RDC, bon nombre d’entre elles finissent par traverser le fleuve  après avoir négocié avec certains agents, ou en pirogue au péril de leur vie. Une évidence qui met en péril la mesure. Saluée par quelques Kinois, elle est désapprouvée par un plus grand nombre. En effet, elle restreint les droits de circulation de chacune d’entre-elles. « Ce n’est pas parce qu’il y a un groupe de Kinoises impliquées dans des pratiques indignes qu’on doit punir toutes les femmes », a indiqué un activiste de Droits de l’homme à Gombe.

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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puce MCDDI : LA DESTITUTION DE PARFAIT KOLELAS PROGRAMMÉE, LE TORCHON BRÛLE DANS LA FAMILLE KOLELAS ! (le 16/07/2014 à 12h11)

 
   
   
 

 

 
 

 

MCDDI :  LA DESTITUTION DE PARFAIT KOLELAS PROGRAMMÉE, LE TORCHON BRÛLE DANS LA FAMILLE KOLELAS !


Les collaborateurs immédiats du ministre Parfait Kolelas n’ont pas aimé la sortie médiatique de ce dernier au cours de laquelle il a qualifié le président Sassou de « dribbleur ». Dans une lettre datant du 10 juillet 2014, Bernard Tchibambelela (secrétaire général adjoint et conseiller politique de Parfait Kolelas), Noël Loutounou (secrétaire général adjoint permanent et oncle de Parfait Kolelas) et Euloge Landry Kolelas (secrétaire général adjoint chargé des organisations spécialisées et des alliances politiques nationales, frère de Parfait Kolelas) ont manifesté leur mécontentement. Par Guy Milex M’bonzi.
 


Logo MCDDI.

 

Cette lettre dit en substance : « Nous insistons sur la nécessité de sauvegarder l’alliance avec le + PCT +, facteur d’unité, de paix et de stabilité politique. Aussi, nous réaffirmons notre volonté inlassable de parvenir au redressement de la gestion de l’alliance + MCDDI-PCT + afin que celle-ci ne dévie pas de sa vocation de socle de l’unité nationale et ne laisse pas compromettre la paix chèrement retrouvée ». Dans la même missive, les trois secrétaires demandent à Parfait Kolelas de convoquer sans délai le bureau politique. Or, selon des informations recueillies auprès de certains responsables du parti, cette réunion du bureau politique vise la destitution de Parfait Kolelas à moins que lui-même ne préfère démissionner de son propre chef.

Une réunion de famille chez les Kolelas a également mal tourné à cet effet. D’après des langues revêches, Parfait et son frère Landry auraient failli en arriver aux mains. Le premier aurait lancé à l’autre : « Je suis membre fondateur du parti et après tout c’est moi qui décide ? ». Et le deuxième de rétorquer : « Prouve nous-le papiers signés à l’appui ». En réalité, depuis quelques années, Landry Kolelas vit des dividendes découlant des postes et députations du « MCDDI ».

En clair, toutes personnes nommées à des hautes fonctions grâce au parti, notamment les ministres et députés, lui versent un peu de sous pour assurer son intendance. Il se trouve que depuis un certain temps, nombreux sont aux abonnés absents. Ce qui a conduit le pouvoir de lui promettre un poste au conseil économique social de Tassoua où des départs sont en vue. Malheureusement pour Landry, depuis les déclarations de son frère, le pouvoir semble lui retirer l’offre ne comprenant plus la direction prise par le parti.

Une chose ayant contribué à faire piquer un soleil à Euloge Landry Kolelas, ce dernier rejeton de Bernard Kolelas, d'entrer en guerre contre Parfait Kolelas. De son côté, Madame Antoinette Sassou n’est pas restée en marge d’autant plus qu’elle aurait passé un coup de fil à Théodorine Kolelas à qui elle a transmit la déception de la famille présidentielle tout entière sur les propos tenus par Parfait Kolelas.


Pour comprendre la crise au sein du « MCDDI » entre les membres de la famille Kolelas, lire l'article suivant sur les propos qu'avait tenu Parfait Kolelas (le président du « MCDDI ») à l'égard du « PCT » et de monsieur Sassou :

>>  PARFAIT KOLÉLAS & SASSOU NGUESSO : LA RUPTURE ?

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

 

 
     
 

 

 
   
 

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